
ALGÉRIE – Un colloque sur « La Carte linguistique de tamazight en Algérie » se tiendra du 23 au 25 octobre à Adrar, a annoncé mardi le Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA). La rencontre, qui devait initialement se tenir l’année dernière et qui avait été reportée en raison de la pandémie de Covid-19. Pour le HCA, la question de l’élaboration de la carte linguistique amazighe demeure une étape importante pour une planification globale et contribue à la concrétisation sur le terrain de l’institutionnalisation de tamazight. Elle constituera la plateforme pour l’amorce de toute politique linguistique basée sur des données scientifiques, a-t-on souligné, précisant que la réalisation de cette carte linguistique, avec la participation de tous les professionnels du domaine, contribuerait à mettre en place une stratégie efficiente pour le développement et la valorisation de la langue amazighe en Algérie et aussi au niveau maghrébin et africain. Reconnue langue officielle dans la constitution adoptée en 2016, le tamazight est parlé par environ 10 millions de personnes sous ses différentes variantes (chaoui, kabyle, mozabite, touareg).
ALGÉRIE-FRANCE- Alors qu’il y a dix jours, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune exigeait de Paris le « respect total de l’Etat algérien », c’est maintenant la France qui appel Alger au « respect » de sa souveraineté. « Le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian a rappelé la semaine dernière le profond attachement de la France au respect de la souveraineté algérienne. Il va de soi que nous attendons aussi de tous nos partenaires le respect de notre souveraineté », a affirmé mercredi le Quai d’Orsay. Cette déclaration intervient en réaction aux propos de l’ambassadeur d’Algérie en France jeudi dernier. Mohamed Antar Daoud, avait appelé la communauté algérienne de France à s’investir tant en Algérie qu’en France. « Il est inadmissible que l’Algérie qui possède la plus grande communauté étrangère en France avec 18 consulats, ne puisse pas constituer un levier de commande pour intervenir non seulement dans la politique algérienne, mais (aussi) au niveau de la politique française »
MAROC – Le projet de loi de finances (PLF) de l’exercice 2022 propose de réinstaurer la contribution sociale de solidarité sur les bénéfices pour une catégorie de sociétés au titre de l’année prochaine afin de poursuivre et consolider les efforts de mobilisation de ressources pour renforcer la cohésion sociale durant les circonstances particulières actuelles. Cette contribution sera appliquée aux sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés (IS) dont le bénéfice net est égal ou supérieur à un million de dirhams (MDH), à l’exclusion des sociétés exonérées de l’IS de manière permanente, des sociétés exerçant leurs activités dans les zones d’accélération industrielle et des sociétés de services bénéficiant du régime fiscal prévu pour la place financière « Casablanca Finance City ». Cette mesure répond également aux objectifs de la loi-cadre relatifs à la mobilisation du plein potentiel fiscal pour le financement des politiques publiques et le renforcement aussi bien du développement économique que de l’inclusion et de la cohésion sociales. Il s’agit aussi de la redistribution efficace et la réduction des inégalités en vue de renforcer la justice et la cohésion sociale et l’élargissement de l’assiette.

LIBAN – Pour la deuxième fois en un mois, les autorités libanaises ont augmenté de 25%, mercredi, les prix des carburants. Tous les aspects de la vie quotidienne sont affectés par la crise qui s’est complexifiée. Les profondes divergences politiques entre les principaux partis se traduisent par une montée des tensions sur le terrain et un retour au langage de la guerre civile. Cette nouvelle hausse des prix des carburants a provoqué la colère des Libanais qui ont fermé de nombreuses routes à travers le pays. Des groupes de manifestants ont bloqué des voies à Beyrouth et Tripoli dans le nord, mais aussi l’autoroute côtière qui relie les grandes villes. La colère des Libanais se comprend : le prix de l’essence a augmenté de 550% depuis juin. Les carburants sont presque devenus un produit de luxe : un bidon de 20 litres d’essence vaut 44% du salaire minimum, qui équivaut à 34 dollars par mois. La nouvelle hausse des prix de l’essence et du mazout va forcément provoquer une flambée des prix des produits de consommation qui ont déjà considérablement augmenté en raison de l’effondrement de la livre libanaise, qui a perdu 80% de sa valeur face au dollar.
LIBYE – Tripoli accueille ce jeudi 21 octobre une « conférence de soutien à la stabilité de la Libye », en présence de représentants de nombreux pays étrangers, dans l’objectif de consolider le processus de transition à deux mois d’une élection présidentielle cruciale pour l’avenir du pays. Selon Tripoli, la secrétaire générale adjointe de l’ONU pour les affaires politiques, Rosemary Di Carlo, et le chef de la mission onusienne en Libye, Jan Kubis, participeront à cette « conférence internationale » qui se tient au moment où le pays tente de tourner la page d’une décennie de chaos. Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a annoncé mercredi qu’il participerait à cette conférence. Des représentants de l’Italie, de l’Egypte, de l’Arabie saoudite, de la Turquie, du Qatar, de l’Algérie, de la Tunisie, du Tchad et du Soudan doivent également y assister, selon l’agence de presse libyenne Lana. La « conférence de soutien à la stabilité » vise à « mobiliser les soutiens nécessaires, de manière transparente et équitable », à la tenue de ce scrutin, a affirmé la ministre libyenne des affaires étrangères, Najla al-Mangoush. Pour la communauté internationale, la priorité est la tenue de ce scrutin décisif mais entouré d’incertitudes du fait des fortes dissensions internes.
SYRIE – Plusieurs explosions, sans doute dues à une attaque de drones, ont été entendues, mercredi 20 octobre, en provenance de la base d’al-Tanf, près des frontières syriennes avec la Jordanie et l’Irak, une base utilisée par la coalition menée par les Etats-Unis dans la lutte contre l’organisation Etat islamique. Un responsable américain a confirmé à l’Agence France-Presse qu’une attaque avait visé la base. « Nous n’avons pas connaissance de victimes », a déclaré ce responsable sous couvert de l’anonymat. La base d’al-Tanf, une garnison dans le désert du sud de la Syrie, a été mise en place en 2016 dans le cadre de la lutte contre l’EI. Damas et ses alliés n’ont cessé de déclarer que des troupes américaines n’avaient aucune raison d’être là. Des forces soutenues par l’Iran se trouvent non loin de cette base, située sur la route Bagdad-Damas, d’une importance stratégique. Rappelons que ce même jour, quatorze soldats syriens ont été tués dans un attentat contre leur bus et que treize personnes ont été tuées par les bombardements de représailles du régime sur Idlib.

TURQUIE – Le président Erdogan a menacé d’expulser les ambassadeurs de dix pays dont la France, l’Allemagne et les États-Unis après un appel en faveur de la libération de l’opposant Osman Kavala lancé par ces États, ont rapporté ce jeudi des médias turcs. « J’ai dit à notre ministre des Affaires étrangères que nous ne pouvons pas nous permettre de les accueillir dans notre pays », a déclaré M. Erdogan, selon des propos rapportés par les médias. Dans un communiqué publié lundi soir, le Canada, la France, la Finlande, le Danemark, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Suède et les États-Unis avaient appelé à un « règlement juste et rapide de l’affaire » Osman Kavala, éditeur et mécène turc devenu une bête noire du régime, emprisonné depuis quatre ans sans jugement. Cet opposant de 64 ans, figure majeure de la société civile, est accusé depuis 2013 par le régime du président Erdogan de chercher à déstabiliser la Turquie. En décembre 2019, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) avait ordonné sa « libération immédiate » – en vain. Osman Kavala restera au moins jusqu’au 26 novembre en prison, a décidé début octobre un tribunal d’Istanbul, malgré les menaces européennes de sanctions contre Ankara.
ISRAËL – Le gouvernement a dévoilé mercredi un plan de lutte contre les meurtres atteignant un niveau sans précédent au sein de la communauté arabe du pays, ordonnant notamment l’envoi de renforts de police. En présentant un plan provisoire de six mois au Parlement mercredi, le vice-ministre de la sécurité publique, Yoav Segalovitz, a déclaré qu’Israël était dans « une situation d’urgence ». Ce plan prévoit notamment un renforcement de la sécurité par l’armée, avec le soutien du Shin Bet, la puissante agence de sécurité intérieure, pour empêcher la contrebande d’armes. Le gouvernement a l’intention d’investir dans la prévention de la criminalité, la protection sociale, les infrastructures, l’éducation et la construction pour les populations arabes, a ajouté M. Segalovitz. D’autres projets de loi en cours d’examen au Parlement prévoient des peines minimales pour la possession illégale d’armes et étendent les pouvoirs de la police pour effectuer des perquisitions sans mandat. Depuis le début de l’année, 102 homicides volontaires ont été commis dans la communauté arabe israélienne, suscitant une inquiétude croissante quant à la spirale de la violence au sein d’une minorité qui se plaint depuis longtemps d’être victime de discriminations. Depuis le début de l’année, 102 homicides volontaires ont été commis dans la communauté arabe israélienne, suscitant une inquiétude croissante quant à la spirale de la violence au sein d’une minorité qui se plaint depuis longtemps d’être victime de discriminations. La dernière victime en date est un homme de 26 ans originaire d’Umm al-Fahm, ville de 50.000 habitants dans le nord du pays, décédé mercredi après que la voiture dans laquelle il se trouvait a essuyé des tirs, selon la police.
GAZA – Les autorités israéliennes ont accordé mercredi 3.000 nouveaux permis d’entrée pour les commerçants de Gaza, dans le cadre d’un assouplissement des restrictions israéliennes sur la ville côtière. Le nombre total de permis accordés par Israël est désormais de 10.000. « La décision d’augmenter le quota de commerçants a été prise par le gouvernement à la suite d’une évaluation sécuritaire en la matière », a expliqué l’agent de liaison d’Israël auprès des Palestiniens, largement connu sous son acronyme COGAT. « Ces permis ne seront donnés qu’aux personnes vaccinées ou ayant été contaminées par le Covid-19 », a-t-il précisé. Cette annonce intervient alors qu’Israël a annoncé mardi, pour la première fois depuis 2009, la régularisation du statut de 4.000 Palestiniens résidant en Cisjordanie, évoquant un geste « humanitaire ».

INSOLITE – En explorant les eaux peu profondes au large de Haïfa, un amateur a découvert une pièce rare : une épée d’un mètre de long, incrustée de pierres, de coquillages et d’organismes marins, dégagée du sable au gré des mouvements de la mer. Comme l’explique la BBC, Shlomi Katzin, l’heureux plongeur, a immédiatement contacté l’autorité israélienne des antiquités (IAA), qui promet d’exposer l’épée au grand public après l’avoir soigneusement nettoyée. Selon les spécialistes, l’épée aurait appartenu à un chevalier en croisade, il y a environ 900 ans. Les chrétiens venus d’Europe tentaient alors de prendre le contrôle de Jérusalem et des alentours en Terre sainte. Kobi Sharvit, qui dirige le département d’archéologie marine au sein de l’IAA, explique à la BBC que la côte où a été retrouvée la lame a longtemps, des siècles durant, servi d’abri aux bateaux pendant les tempêtes. Ces navires ont souvent laissé derrière eux des trésors archéologiques. « L’épée est très lourde car des pierres sont incrustée et qu’elle est en fer. Cela signifie que celui qui tenait cette épée et s’est battu avec elle était très fort. Il devrait vraiment être en bonne forme physique, ils étaient peut-être plus gros que nous aujourd’hui et définitivement plus forts ! »
MALI – L’état-major français a confirmé ce jeudi 21 octobre la mort de cinq djihadistes au Mali dans le cadre de l’opération Barkhane, samedi 16 octobre. Le chef de Katiba Nasser Al Tergui, affilié à Al Qaïda fait partie des victimes. « Vendredi 15 octobre, un véhicule transportant à son bord cinq individus a été repéré par un drone à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Gossi. Le recoupement de différents renseignements a permis de confirmer la présence à bord de ce véhicule de Nasser Al Tergui », accompagné de quatre autres membres du GSIM, détaille le communiqué. Le 16 octobre, le véhicule prend la direction du sud. « Les militaires de la force Barkhane décident de déclencher une opération pour intercepter le véhicule et les cinq individus » mais « le véhicule refusant de s’arrêter, deux frappes aériennes sont déclenchées pour le stopper. Le véhicule est détruit et les cinq occupants sont neutralisés ». Selon les armées françaises, « Nasser Al Tergui exerçait d’importantes responsabilités opérationnelles au sein de la katiba du Gourma-Serma. Il était notamment spécialisé dans la pose d’engins explosifs improvisés et de mines ». Cette nouvelle neutralisation d’un chef jihadiste intervient alors que les autorités maliennes ont officiellement confié au ministère des Affaires religieuses le dossier du dialogue avec certains groupes. La France a toujours refusé ce dialogue.
D’autre part, cinq civils maliens ont été enlevés par de présumés djihadistes dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 octobre dans la région de Sikasso (sud), ont indiqué ce jeudi à l’AFP des responsables sécuritaires et un élu. Ils travaillaient pour une entreprise locale de BTP.
YEMEN – Ils sont au moins 10 000. Depuis le début du conflit en 2015, dix mille enfants ont été tués et blessés au Yémen, a affirmé mardi 19 octobre James Elder, porte-parole de l’Unicef à Genève, de retour d’une mission dans le pays. « Le conflit au Yémen vient juste de franchir une étape honteuse avec la marque de 10 000 enfants tués ou blessés, depuis le début des combats en mars 2015. Ce qui fait quatre enfants tous les jours », a dénoncé James Elder, porte-parole du Fonds des Nations Unies pour l’enfance lors du briefing régulier de l’ONU à Genève. « Bien sûr ce sont les nombres que les Nations unies peuvent confirmer, un bien plus grand nombre d’enfants tués et blessés ne sont pas connus si ce n’est de leur famille », a-t-il souligné. Quatre enfants sur cinq au Yémen ont besoin d’aide humanitaire, soit un total de 11 millions de mineurs, a aussi rappelé James Elder. En tout, 400 000 d’entre eux souffrent de malnutrition aiguë et 2 millions sont privés d’école.
Depuis une semaine, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite a tué un millier des rebelles Houthis autour de la ville de Marib. Aucun chiffre n’est fourni par les Houthis.

CORÉES – Séoul a lancé ce jeudi sa première fusée spatiale de conception nationale, mais a échoué à envoyer en orbite sa charge utile factice, un revers dans ses tentatives pour rejoindre le club des nations spatiales avancées. Le Korea Space Launch Vehicle II, officieusement appelé Nuri et arborant le drapeau sud-coréen, s’est élevé de Goheung, sur la côte sud, dans une colonne de flammes. Les trois étages de la fusée ont fonctionné, l’amenant à une altitude de 700 kilomètres, et la charge utile de 1,5 tonne s’est séparée avec succès, a déclaré le président Moon Jae-in après avoir assisté au lancement depuis le centre de contrôle. Mais « la mise en orbite d’un satellite factice reste une mission inachevée », a-t-il annoncé. « Bien qu’il n’ait pas atteint parfaitement ses objectifs, nous avons réalisé de très belles prouesses avec notre premier lancement », a commenté le président Moon, ajoutant qu’une nouvelle tentative aura lieu en mai.
De son côté, Pyongyang a estimé ce jeudi que les Etats-Unis réagissaient de manière excessive à ses récents essais de missiles, et a mis de nouveau en doute la sincérité des offres de dialogue de Washington. Le ministère des Affaires étrangères a affirmé que ses essais réalisés ces dernières semaines visaient à renforcer ses capacités de défense, tout comme le font d’autres pays.
AFGHANISTAN – Talibans, Russes, Chinois et Iraniens se sont accordés mercredi 20 octobre pour renforcer leur collaboration sécuritaire en Afghanistan, où l’activité de groupes terroristes et le risque d’une crise humanitaire font craindre une déstabilisation de toute la région. Dans une déclaration commune, les participants aux pourparlers de Moscou ont souligné mercredi leur volonté de coopérer en matière de sécurité pour « contribuer à la stabilité régionale », le régime de Kaboul étant confronté à « l’activité d’organisations terroristes ». « Tout engagement ultérieur avec l’Afghanistan requiert de prendre en compte une nouvelle réalité, l’arrivée au pouvoir des talibans », ont-ils écrit dans cette déclaration commune. La Russie a toutefois prévenu les talibans qu’ils devraient tenir leurs engagements en matière de respect des droits humains et de pluralisme politique pour pouvoir compter sur une reconnaissance de la communauté internationale.
Ce jeudi à Kaboul, des talibans ont frappé des journalistes pour les empêcher de couvrir une manifestation de femmes. Elles étaient une vingtaine à avoir pu exceptionnellement manifester dans le centre de Kaboul pendant plus d’une heure et demie pour défendre leur droit à étudier et travailler, sans être arrêtées ou frappées par les talibans présents. Encadrées par les forces de sécurité, vêtues de foulards colorés, de manteaux et de pantalons, les manifestantes elles ont scandé « chômage, pauvreté, faim » et « nous voulons travailler » tout en appelant à la réouverture des écoles pour les filles.
NAVALNY – Le Kremlin a dénoncé, ce jeudi, l’attribution du prix Sakharov pour la liberté de penser par le Parlement européen à Alexeï Navalny. Nous respectons cette institution, mais personne ne peut nous obliger à avoir du respect pour une telle décision, a réagi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov qui a ajouté que la décision des eurodéputés a été prise par des personnes qui ne disposaient pas des informations adéquates. Conspué par les médias officiels, Alexeï Navalny s’est bâti une notoriété en ligne, avec des enquêtes vidéo virales fustigeant la corruption des élites et de Vladimir Poutine, son cheval de bataille. Le président russe ne prononce jamais son nom et considère son détracteur numéro un comme un criminel au service de ses rivaux géopolitiques occidentaux. Navalny purge une peine de prison dans la colonie pénitentiaire de Pokrov.

OTAN-RUSSIE – Les ministres de la Défense de l’Otan devraient approuver ce jeudi un nouveau plan directeur pour se défendre contre toute attaque russe menée sur plusieurs fronts. Cette stratégie va au-delà des plans de défense régionaux existants et vise à se préparer à une attaque simultanée dans les régions de la Baltique et de la mer Noire, incluant éventuellement des armes nucléaires, le piratage de réseaux informatiques ou des attaques lancées de l’espace. « Elle prend en compte une menace plus adaptée au 21e siècle et les moyens d’y faire face », a déclaré le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace. Les responsables de l’Otan soulignent qu’ils ne considèrent pas une telle attaque comme imminente. La Russie nie de son côté toute intention belliqueuse et affirme que c’est l’Otan qui risque de déstabiliser l’Europe avec de tels préparatifs. « C’est le moyen de faire de la dissuasion », a souligné la ministre allemande de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer. « Et nous sommes en train de l’adapter au comportement actuel de la Russie. Nous sommes témoins de violations de l’espace aérien dans les Etats baltes, mais aussi d’incursions en mer Noire », a-t-elle dit à la radio Deutschlandfunk.
UNION EUROPÉENNE – Les chefs d’État et de gouvernement se sont réunis ce jeudi après-midi à Bruxelles cet après-midi pour discuter de la hausse mondiale des prix de l’énergie, en se basant sur la « boîte à outils » de mesures à court et long terme présentée par la Commission la semaine dernière. Ces mesures incluent une aide au revenu d’urgence pour les ménages, des aides d’État pour les entreprises et des réductions fiscales ciblées, qui ont déjà été mises en œuvre dans six pays (France, Grèce, Italie, Portugal, Slovénie et Espagne). Ils ont demandé à la Banque européenne d’investissement « d’accélérer les investissements dans la transition énergétique » afin de diminuer la pression sur les prix de l’énergie. Toutefois, les dirigeants européens ne devaient pas adopter de « conclusions » sur la question mais se contenter d’exhorter la Commission et les États membres à « utiliser au mieux cette ‘boîte à outils’ » pour soulager à court terme les consommateurs. Les discussions plus approfondies sont confiées aux ministres de l’Énergie, qui se réuniront mardi 26 octobre à Luxembourg pour une réunion extraordinaire du Conseil de l’énergie.
Par ailleurs, l’accord de libre-échange signé lundi entre l’Union européenne et le Qatar pour le transport aérien suscite la colère des acteurs du secteur, qui craignent une concurrence déloyale avec Qatar Airways, la compagnie étatique de l’émirat. Entré en vigueur sans même attendre la ratification interne des 27 États membres, l’accord prévoit une ouverture du ciel européen quasiment illimitée pour Qatar Airways qui pourra desservir n’importe quelle ville, sans aucune restriction de capacités ou de fréquences de vols.
ASTÉRIX – Le 39ème volet de la série, intitulé Astérix et le griffon, sort ce jeudi 21 octobre. Tiré à cinq millions d’exemplaires et traduit dans dix-sept langues, c’est un succès annoncé. Un événement majeur dans le monde de la bande dessinée qui pousse la société éditrice à un culte du secret rarement vu dans le secteur. Ce nouvel album voit Astérix et Obélix, convaincus par un rêve prémonitoire du druide Panoramix, aller à la rencontre des Sarmates, un peuple nomade d’Europe de l’Est. Les deux Gaulois convoitent le Griffon, un animal à mi-chemin entre l’aigle et le lion. Ils croisent sur leur chemin un certain Terinconus, le géographe de César, dont les traits sont largement inspirés de Michel Houellebecq. Comme toujours, les aventures des Gaulois résonnent avec l’actualité. Chez les Sarmates, les rôles sont inversés et la société est matriarcale, les hommes au village et les femmes à la guerre. Un personnage romain, adepte du complotisme, s’appelle « Fakenius ». Portées par la plume de Jean-Yves Ferri et sous les traits de Didier Conrad, ces nouvelles aventures sont les premières depuis la disparition d’Albert Uderzo, dessinateur originel de la série disparu en mars 2020.

TRUMP – Après avoir été banni en janvier de Twitter, Facebook et YouTube – ces plateformes l’accusant de les avoir utilisées pour inciter ses partisans à la violence avant l’assaut contre le Capitole – Donald Trump a trouvé un moyen de continuer à se faire entendre : créer son propre réseau social. L’ancien président des États-Unis a annoncé ce mercredi le lancement de « Truth Social ».
La plateforme n’est pour le moment pas accessible. D’après le communiqué, elle le sera en version bêta sur invitation en novembre prochain, avant un lancement généralisé au premier trimestre 2022. Pour l’instant, la page d’accueil du site propose simplement de s’inscrire sur une liste d’attente et de « follow the truth », « suivre la vérité ». C’est là tout l’objectif autoproclamé de Donald Trump : « résister face à la tyrannie des géants des technologies », qui ont « utilisé leur pouvoir unilatéral pour réduire au silence les voix dissidentes en Amérique« , déclare l’ancien président dans le communiqué. « Nous vivons dans un monde où les talibans ont une énorme présence sur Twitter alors que votre président américain préféré a été réduit au silence. C’est inacceptable« , poursuit-il.
FACEBOOK – Le géant Facebook a conclu un accord avec une partie de la presse quotidienne française pour rémunérer celle-ci au titre des « droits voisins », a annoncé, ce jeudi 21 octobre, le réseau social américain, quelques semaines après avoir signé des accords de même type avec Le Monde et Le Figaro. Cet « accord de licence » signé avec l’Alliance pour la presse d’information générale (Apig), qui représente notamment les quotidiens nationaux et régionaux, « prévoit que Facebook obtienne et rémunère des licences pour les droits voisins », selon le communiqué. « Par ailleurs, il donnera la possibilité aux éditeurs de l’Alliance qui le souhaitent de participer à Facebook News », un nouveau service dédié à l’information qui doit être lancé en France en janvier 2022, a précisé le réseau social.
D’autre part, le conseil de surveillance de Facebook a appelé ce jeudi 21 octobre le réseau social à mieux modérer les contenus provenant de comptes de célébrités. L’instance a également demandé des précisions sur les décisions de suppressions de posts. Le Wall Street Journal a montré que la modération des comptes de certaines personnalités n’obéissait pas aux mêmes impératifs que celle des utilisateurs lambda, les célébrités étant parfois autorisées à publier des messages contraires au règlement de la plateforme.
BANQUES – En 2018, un consortium de médias étrangers (dont Le Monde) révélait l’ampleur en Europe du cumcum, une pratique financière controversée qui a coûté plus de 50 milliards d’euros en 15 ans à plusieurs Etats de l’Union européenne. Le consortium vient de mettre à jour ce chiffre : au moins 140 milliards d’euros sur les vingt dernières années. Rien que pour la France, c’est une perte de revenus de 33 milliards d’euros pour l’Etat. Bien connu de la finance, le CumCum consiste à éviter la taxation des dividendes pour les investisseurs étrangers en France. En clair, un étranger qui possède des actions de groupes français cotés en Bourse doit payer un impôt sur les dividendes qu’il perçoit. Pour éviter cette taxation, un système complexe s’est mis en place pour brouiller les pistes sur les véritables propriétaires des actions, avec l’aide certaines banques. En clair, il s’agit d’un transfert artificiel pour éviter le paiement sur les dividendes. Quatre banques françaises étaient visées par le fisc, dès 2017, avant même les premières révélations : BNP Paribas, Société générale, Natixis et le Crédit agricole via sa filiale Cacib. Si une plainte a été déposée, l’affaire patine et ni les banques, ni le fisc ne s’expriment sur l’affaire. On ne sait si c’est de l’optimisation fiscale ou de la fraude fiscale. L’Allemagne est le pays le plus touché.

FRANCE – L’association « Coordination contre le racisme et l’islamophobie » basée dans le Rhône, a été dissoute mercredi 20 octobre en Conseil des ministres, a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin dans un tweet. Le ministre a expliqué que cette association « appelait à la haine, à la violence et à la discrimination » et publié le décret de dissolution pris en Conseil des ministres. En rendant compte des travaux du Conseil, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a fait valoir que cette structure était « à l’origine de discours de haine et de propos antisémites. » Sur son site, l’association affirme qu’un « air de pré-fascisme antimusulman plane aujourd’hui sur la France » et veut mener « une initiative qui vise à lutter contre un fléau qui ne cesse de prendre de l’ampleur : l’islamophobie ». Le décret de dissolution précise quant à lui que l’association « légitime et justifie les actes terroristes par la circonstance que la France serait un pays hostile aux musulmans », mais aussi qu’elle « minimise la responsabilité des auteurs d’attentats ou des personnes légitimant le djihad armé ».
INDE – Le ministère de la santé a annoncé que la milliardième dose de vaccin contre le Covid-19, a été administrée ce jeudi, six mois après une flambée dévastatrice des cas qui avait fait craindre l’effondrement du système de santé du pays. Selon le gouvernement, environ trois quarts des adultes de ce pays de 1,3 milliard d’habitants ont reçu une injection, et environ 30 % sont complètement vaccinés. Des centaines de millions d’Indiens de moins de 18 ans, qui représentent environ 40 % de la population, n’ont cependant toujours pas été vaccinés. L’Inde a connu en avril et mai un pic très élevé, enregistrant plus de 400.000 infections et 4.000 décès par jour. De nombreux hôpitaux, submergés de malades, s’étaient montrés incapables de faire face, et les crématoriums avaient été débordés. Les cas ont depuis fortement diminué, avec moins de 15.000 infections par jour, et la plupart des activités sont revenues à la normale. Bombay, la capitale économique de l’Inde, a récemment enregistré un jour sans aucun décès lié au Covid pour la première fois depuis le début de la pandémie.
FRANCE TEMPÊTE – La tempête Aurore, arrivée par le proche Atlantique, a donné des « vents tempétueux » dans la nuit de mercredi à jeudi 21 octobre sur la moitié nord du pays. Les plus fortes rafales de vent ont concerné le littoral normand avec jusqu’à 175 km/h dans la nuit à Fécamp. Cet après-midi, 120.000 foyers étaient encore privés d’électricité après le passage de la tempête, indique Enedis dans un communiqué. Parmi eux, 40.000 sont situés en Normandie, la région la plus touchée par les pannes de courant. Le gestionnaire du réseau électrique précise par ailleurs que 4000 techniciens sont à « pied d’œuvre » pour rétablir le courant électrique sur l’ensemble du territoire. Comme le relève La Chaîne Météo, après un passage violent dans la nuit en Normandie, en Picardie et en région parisienne, la tempête Aurore s’est déplacée à l’est du pays ce jeudi matin, avec « des rafales supérieures à 110km/h en plaine » dans le Grand Est. L’alerte orange qui concernait plusieurs départements dont la Marne, la Meuse et la Moselle a été levée dans la matinée.

FOOTBALL – Incroyable : le club londonien d’Arsenal a recruté un enfant de quatre ans ! Le mini Gunner, surnommé « le petit Messi », a fait l’objet d’approches d’autres grands clubs avant de rejoindre la formation londonienne. Difficile d’imaginer qu’il est encore à la crèche quand il ne tape pas dans un ballon… « On le faisait évidemment jouer avec des enfants de sa tranche d’âge de quatre, cinq ou six ans et il était déjà au-dessus de tout le monde de la tête et des épaules, explique Austin Scofield, son entraîneur à la First Touch Academy. Il était plus rapide qu’eux, il avait de meilleures dispositions avec le ballon. La manière dont il frappe et passe le ballon était tellement meilleure que celles des autres. Donc, nous l’avons surclassé (il joue contre des enfants de 6, 7, 8 ans), j’ai parlé avec son père et il voulait l’essayer avec des enfants plus âgés. Je me suis dit : Pourquoi pas, on va essayer. » Le père de Zayn Ali Salman n’est pas surpris car il affirme que son talent a été détecté dès la maternité ! « J’ai réalisé au moment où il est né, a-t-il confié à la BBC. Je me souviens que l’infirmière l’avait mis sur le ventre et il a levé la tête et commencé à regarder tout autour. Elle était choquée. On pouvait se dire qu’il était très fort dès son plus jeune âge. Ça donne le ton de son éducation. On pouvait voir qu’il était différent des autres enfants… Le petit Zayn a fêté des cinq ans la semaine dernière. Il a reçu en cadeau une carte de joueur Fifa à son effigie… sur laquelle il porte un maillot du PSG, assorti à son pyjama…
MEDECINE – Des cochons pour sauver la vie des demandeurs d’organes ? C’est l’espoir que nous donne la science américaine avec la première transplantation d’un rein de porc sur l’homme. Le 25 septembre à l’hôpital NYU Langone de New York, un patient n’a pas rejeté ce greffon d’origine animale. Durant deux jours et demi, le rein a bien fonctionné : il a produit de l’urine. Puis, le respirateur artificiel de cet homme en état de mort cérébrale a été arrêté, mettant fin à l’expérience. Si le rein n’a pas été à proprement parler implanté à l’intérieur du corps humain, il a été connecté aux vaisseaux sanguins de ce patient, dont la famille avait autorisé l’expérimentation, au niveau du haut de sa jambe. Robert Montgomery, directeur de l’Institut de transplantation de cet hôpital, a reconnu que ces résultats étaient « limités », notamment à cause de la courte période d’expérimentation. « Ce qu’il se serait passé après trois semaines, trois mois, trois ans, cela reste une question, a-t-il admis. Mais c’est néanmoins un pas intermédiaire très important, qui nous indique qu’a priori, au moins au départ, les choses se passeront bien» Selon lui, des essais cliniques plus larges pourraient débuter d’ici « un an ou deux ».
BENZEMA – Le parquet a requis ce jeudi à Versailles dix mois de prison avec sursis et 75.000 euros d’amende contre Karim Benzema, accusé de complicité de tentative de chantage dans « l’affaire de la sextape », dont la victime présumée est son ancien coéquipier en équipe de France, Mathieu Valbuena. « Ce n’est pas n’importe qui, a justifié le procureur. Il est porteur d’une image, d’une notoriété, de valeurs qu’il est important de protéger. » D’autres réquisitions ont été prononcées à l’encontre de présumés complices de l’attaquant du Real Madrid. Deux ans de prison ferme et 5000 euros d’amende ont été requis contre Karim Zenati au regard de son lourd passé judiciaire. Quant à Mustapha Zouaoui, considéré comme « la cheville ouvrière » de l’affaire, quatre ans de prison ferme et 15 000 euros d’amende ont été requis à son encontre par le parquet. Par ailleurs, les avocats de Valbuena ont réclamé la somme de 150 000 euros de dommages et intérêts pour le préjudice moral subi par leur client.
