L’explosion de deux bombes près de l’hôtel de Damas où le président français a passé la nuit ne le visait pas directement mais il montre que le chemin de la Syrie d’Al Charah pour devenir un pays apaisé, démocratique et prospère est encore long et périlleux. C’est d’ailleurs tout le sens de la visite d’Emmanuel Macron qui a dit vouloir provoquer un « choc de confiance pour aider à rebâtir dans tous les domaines » et installer un vrai « partenariat ». La France veut sa part de marché, refuse de laisser le pays aux Etats-Unis. Une quinzaine d’accords financiers pourraient être signés. D’après la Banque mondiale, il faudra plus de 200 milliards d’euros pour reconstruire le pays meurtri par 13 ans de guerre. Depuis que le jihadiste Mohammed Al Joulani à la tête du groupe radical sunnite Hayat Tahrir Al-Cham (HTC) a renversé Bachar Al Assad en décembre 2024 et pris le pouvoir sous son véritable nom Ahmed Al Charah, le pays n’a pas retrouvé la sécurité. Menacé par l’Etat islamique, le Hezbollah libanais et aussi des partisans de l’ancien régime, il a rejoint en novembre dernier la...
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