
ALGÉRIE – Le président Tebboune a présidé, lundi au Palais du peuple à Alger, une réception, à l’occasion du 67ème anniversaire du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre 1954. Il a reçu des délégations de pays africains et arabes et a reçu un appel téléphonique de son homologue tunisien Kais Saïed. Dans tout le pays des festivités ont été organisées. Dimanche soir, des feux d’artifice ont illuminé le ciel d’Alger. A Oran, les habitants avaient rendez-vous dimanche soir à minuit, heure à laquelle les premiers tirs ont lieu un certain 1er novembre 1954. Même scènes de liesses, rapporte TSA, à Annaba où une foule nombreuse a pu assister aux festivités commémoratives dont de très jeunes enfants. À Bejaia, des salves de baroud ont été tirées par des habitants à la mémoire des martyrs de la Guerre de libération nationale sous les cris « Tahya Djazair ».
D’autre part, il semble que le Parlement va bientôt discuter et adopter une loi sur la criminalisation de la colonisation. Il serait même question de juger des « responsables » morts depuis longtemps.
ALGERIE-MAROC – La désignation de l’arbitre marocain Samir Guezzaz, pour diriger la rencontre Burkina Faso – Niger (5e journée) journée des éliminatoires de la Coupe du Monde Qatar 2022, a suscité de vives inquiétudes en Algérie. Ce qui a poussé, selon FootAfrique, la fédération algérienne de football (FAF) à demander officiellement la récusation du referee de 41 ans. La FAF a fait valoir la rupture des relations diplomatiques entre l’Algérie et le Maroc et que cette désignation était mal venue dans un climat aussi tendu. La crainte que l’arbitre favorise les Burkinabés qui partagent la tête du groupe avec les Algériens. La FIFA et la CAF auraient accepté les remarques d’Alger puisque selon des sources émanant de l’instance panafricaine, Samir Guezzaz ne dirigera pas la rencontre Burkina Faso – Niger, le 12 novembre prochain à Marrakech.
MAROC-TUNISIE – Les opérateurs économiques tunisiens semblent avoir jeté leur dévolu sur le Maroc pour fructifier leurs affaires. La tendance se confirme de plus en plus, à en croire certains cabinets d’affaires marocains qui assurent que depuis quelques semaines, des opérateurs tunisiens sont en quête d’opportunités de croissance au Maroc. « Ceux qui sont déjà présents sur le marché marocain cherchent à y développer leurs activités, et d’autres opérateurs tunisiens, présents notamment dans les domaines du textile et du BTP, envisagent également de s’installer au Maroc et surtout à Casablanca », fait savoir Les Inspirations Éco. Pour le journal, « ces entreprises cherchent à conquérir un marché plus grand que celui domestique, dynamique en termes d’investissements privés. La présence au Maroc leur permet d’être proches de leur marché local, mais aussi de l’Europe », précise le journal, ajoutant que les opérateurs tunisiens recherchent une complémentarité entre les deux marchés (marocain et tunisien).

MAROC – Le pays dispose d’importantes infrastructures hydrauliques, dont 149 barrages d’une capacité dépassant les 19 milliards mètres cubes (m³), a indiqué, lundi à Rabat, le ministre de l’Equipement et de l’Eau, Nizar Baraka. Ces infrastructures comportent également neuf stations de dessalement d’eau de mer produisant annuellement 147 millions m3, ainsi que des milliers de puits d’extraction des eaux souterraines, ce qui permet de fournir en continuité de l’eau potable et de répondre aux besoins hydriques primordiaux pour l’agriculture, l’irrigation et l’industrie, a-t-il expliqué en réponse à une question à la Chambre des représentants. Le ratio de quantité d’eau par personne a atteint en moyenne 606 mètres cubes. Cependant, il varie considérablement selon la capacité des bassins hydrauliques. En plus clair, celui du bassin hydraulique du Loukkos s’élève à 1200 mètres cubes, alors que celui du bassin de Bouregreg ne dépasse pas 141 m3, a fait observer le ministre, notant que la quantité d’eau per capita sur fond des changements climatiques va se réduire entre 10% à 20% à l’horizon 2030 et entre 40% à 50% à l’horizon 2050.
LIBAN – Le plus ancien quotidien anglophone du Liban, The Daily Star, a licencié tout son personnel, dernier média victime de la crise de la presse dans le pays, ont indiqué ce mardi des employés. L’effondrement de la presse est d’autant plus emblématique que durant des décennies, le Liban était réputé dans tout le Moyen-Orient pour son paysage médiatique pluraliste et florissant. Les employés du Daily Star ont été avertis que leur licenciement était effectif à partir du 31 octobre, dans un courriel que l’AFP a pu consulter. En février 2020, le Daily Star avait déjà suspendu son édition papier en raison de difficultés financières et depuis le 13 octobre, son site web n’était plus mis à jour. Le quotidien de référence avait déjà drastiquement réduit ses effectifs au cours des dernières années et des journalistes se plaignaient de salaires impayés.
Par ailleurs, le Liban a appelé lundi l’Arabie saoudite au « dialogue » pour régler la grave crise diplomatique née des propos d’un ministre libanais critiquant l’intervention militaire de Ryad au Yémen, mais qui tourne au bras de fer au sujet du Hezbollah pro-iranien.
LIBYE – Selon une enquête du « Monde », l’agence européenne Frontex inciterait les responsables de sauvetages à diriger les embarcations de migrants vers la Libye. La zone d 300 km² où s’opèrent les sauvetages est divisée en trois parties (dites zones SAR) : une première où l’Italie est responsable des recherches et sauvetages, une deuxième sous la responsabilité de Malte et, depuis 2017, une troisième gérée par la Libye, rapporte Le Monde dans son enquête publiée dimanche 31 octobre. Ces pays peuvent compter sur le soutien aérien de Frontex, l’agence européenne de gardes-frontières et de garde-côtes, qui dispose d’un drone surveillant le secteur. Mais, selon Le Monde, qui a examiné les données de vols, tout laisse à penser que Frontex pousserait les ONG et patrouilleurs à rapatrier les migrants en Libye plutôt qu’en Europe. Et ce malgré les exactions (meurtres, tortures, viols, esclavage…) commises par les garde-côtes libyens sur les migrants, et alors que la Commission européenne a reconnu que la Libye n’était pas une terre sûre pour les rapatrier.

SYRIE – Le secrétariat technique de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) n’a pas répondu à environ 200 notes verbales de la Russie relatives aux provocations que les terroristes préparaient en Syrie, a déclaré ce mardi Alexandre Choulguine, ambassadeur russe aux Pays-Bas et représentant permanent du pays auprès de l’OIAC, lors d’un point de presse en visioconférence. Il a souligné que les autorités syriennes avaient à plusieurs reprises informé le secrétariat technique des provocations avec l’utilisation des armes chimiques envisagées par les terroristes. « Nous avons envoyé 200 notes verbales au secrétariat technique et, croyez-moi, le secrétariat n’a répondu à aucune de ces notes », a déclaré le diplomate.
D’autre part, les États-Unis sont satisfaits de la ligne de communication sur la prévention des conflits qu’ils entretiennent avec la Russie en Syrie, et ils comptent l’utiliser activement à l’avenir. C’est ce qu’a déclaré lundi lors d’ une conférence de presse le porte-parole du Pentagone John Kirby. La ligne de communication a été établie entre le commandement des forces aériennes américaines au Moyen Orient et leur centre opérationnel à la base Khawr al Udayd et les forces aériennes russes déployées à la base Hmeimim en Syrie. Le mémorandum sur la prévention des incidents aériens en Syrie a été signé par la Russie et les États-Unis le 20 octobre 2015.
IRAK-KOWEIT – L’année prochaine, les autorités irakiennes paieront le reste des compensations au Koweït pour l’intrusion dans l’émirat des troupes de l’ancien président d’Irak Saddam Hussein en août 1990, a annoncé ce mardi le conseiller financier du Premier ministre irakien Mazhar Mohammed Saleh. M. Saleh a fait savoir que fin octobre le gouvernement irakien avait versé au Koweït, dans le cadre du programme de compensation, 490 millions de dollars. Il reste à payer 629 millions de dollars. Le montant total des paiements compensatoires de l’Irak aux organisations internationales ainsi qu’aux personnes physiques et morales du Koweït a été estimé à 52,4 milliards de dollars par le conseil de sécurité de l’ONU.
IRAN – Le ministre des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian, 57 ans, a contracté le Covid-19, ont annoncé les médias locaux au moment où Téhéran s’est dit prêt à reprendre prochainement les négociations internationales sur son programme nucléaire controversé. « L’état général (du ministre) est satisfaisant et il poursuit son travail quotidien en quarantaine » a précisé l’agence Tasnim. Ce diplomate de carrière avait été nommé en août ministre des Affaires étrangères par le président ultraconservateur Ebrahim Raïssi. Les négociations pour relancer l’accord de 2015 sont au point mort depuis juin, mais Téhéran s’est récemment dit prêt à reprendre en novembre les discussions pour le sauver.

ISRAËL – Un parking et un lave-auto appartenant à des Arabes dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est devraient être évacués, après que la Haute Cour de justice a décidé dimanche soir de rejeter leur appel contre les ordonnances d’expulsion émises afin d’utiliser le terrain pour les besoins du public. L’affaire concerne un terrain utilisé comme parking et lave-auto que le comité de planification et de construction de Jérusalem a décidé d’attribuer à la municipalité pour y construire un jardin public et une allée adjacente à un hôtel construit prochainement. Selon la loi israélienne, les terres privées peuvent faire l’objet d’expropriation si elles sont nécessaires à la construction de biens publics (parcs, infrastructures ou bâtiments). Cette affaire sur laquelle a statué la Cour suprême n’est pas liée au cas des quatre familles palestiniennes qui risquent l’expulsion de leurs habitations situées dans le même quartier de Sheikh Jarrah, en vertu de la loi sur les propriétés ayant appartenu à des Juifs avant 1948.
SOUDAN – L’envoyé spécial des Nations Unies (ONU) au Soudan, Volker Perthes, est optimiste et espère un dénouement « dans les prochains jours », sans donner de détails sur le contenu des propositions. En attendant, le pays est complètement à l’arrêt. Les banques ont fermé leurs portes, elles suivent l’appel à la désobéissance civile lancé par les milliers de manifestants qui dénoncent le coup de force. Ils entendent maintenir la pression sur les militaires pour relancer la transition démocratique après 30 ans de dictature. En journée, ils observent la « désobéissance civile », montant des barricades en travers des avenues ou refusant de travailler comme le réclament la quasi-totalité des syndicats du pays d’Afrique de l’Est, l’un des plus pauvres au monde. La nuit, ils organisent de petits défilés pour redire « non au pouvoir militaire » ou conspuer le général Burhane, seul aux manettes depuis qu’il a dissous toutes les institutions du Soudan le 25 octobre. Le premier ministre Abdallah Hamdok, en résidence surveillée, estime que « la voie vers une sortie de crise » passe par le retour aux affaires de son cabinet.
INSOLITE – « C’est un peu un bébé citrouille avec Halloween si proche » avait déclaré la maman », Cherral Mitchell après la naissance, par césarienne, le jeudi 28 octobre, à l’hôpital John Radcliffe d’Oxford de son fils de 6,7 kg ! En moyenne, un nouveau-né pèse entre 2,5 kg et 4 kg. Autant dire qu’Alpha, c’est son prénom, a battu des records. Mais pas tous les records. Il n’est ainsi que le troisième plus gros bébé de l’histoire en Grande-Bretagne. D’après le Guinness des records, le champion en titre reste un Italien né en 1955 et qui pesait 10,2 kg à la naissance, soit le poids d’un bébé d’un an. C’est seulement sur la fin de sa grossesse que Cherral et son mari ont appris que leur bébé serait particulièrement gros. Les médecins lui ont alors diagnostiqué un diabète gestationnel (intolérance au glucose qui se traduit par une augmentation de la glycémie chez la femme enceinte) au bout de 35 semaines de grossesse. Selon les professionnels de santé, ce diabète pourrait être la raison qui explique que son fils était si « gros » au moment de l’accouchement.

BURKINA – Une dizaine de civils ont été tués lundi par des jihadistes présumés, membres de l’organisation État islamique, dans le nord du Burkina Faso près de la frontière avec le Niger, ont rapporté mardi les autorités locales. « Des individus armés, vraisemblablement membres de l’EIGS (État islamique au Grand Sahara) ont intercepté des habitants de Dambam en partance pour le marché de Markoye » dans la région du Sahel (nord) et « une dizaine ont été exécutés » a indiqué un responsable militaire. Des militaires ont été déployés dans la zone et « mènent des ratissages, car quatre autres personnes qui se rendaient également à Markoye sont toujours portées disparues », a-t-il précisé. Lundi, le ministre burkinabè de la Défense, le général Aimé Barthélémy Simporé, a lancé un appel à un « sursaut patriotique » et à une mobilisation pour une « offensive décisive » contre les groupes jihadistes. Il s’exprimait devant des éléments des forces de défense et de sécurité, à l’occasion du 61e anniversaire de la création de l’armée, célébré au lendemain de la mort de cinq policiers, tués dans une attaque contre un poste frontalier, dans le nord-ouest du pays. Depuis 2015, les attaques, souvent couplées à des embuscades et attribuées à des mouvements jihadistes affiliés au groupe État islamique et à Al-Qaïda, ont fait plus de 2 000 morts et contraint plus de 1,4 million de personnes à fuir leur foyer.
NIGERIA – Les services de secours ont extrait, ce mardi 2 novembre, deux survivants des décombres du gratte-ciel en construction qui s’est effondré lundi à Lagos, la capitale économique, faisant au moins sept morts et piégeant des dizaines d’ouvriers. « Il y a sept morts et sept rescapés », a affirmé à l’AFP un responsable des secours, en ajoutant : « Il y a encore de l’espoir, beaucoup d’autres sont à l’intérieur. J’ai parlé à certains d’entre eux il y a quelques minutes et leurs voix sont fortes ». Plus de 40 personnes travaillaient dans l’immeuble. L’effondrement de bâtiments est une tragédie fréquente au Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique, où des millions de personnes vivent dans des immeubles délabrés et où la législation concernant la construction est régulièrement bafouée. Dans l’une des pires catastrophes de ce type, un immeuble appartenant à une église s’était effondré en 2014 à Lagos, faisant plus de 100 morts, pour la plupart des Sud-Africains. Une enquête avait ensuite révélé que l’immeuble avait été construit de manière illégale et présentait des défauts structurels. Deux ans plus tard, 60 personnes avaient perdu la vie dans l’effondrement d’un toit d’une église évangélique à Uyo, la capitale de l’État d’Akwa Ibom, dans l’est du pays.
Ce mardi, dans le cadre d’une conférence internationale sur la sécurité des écoles à Abuja, le président Buhari a affirmé que plus de 12 millions d’enfants « traumatisés », en particulier des filles, sont effrayés à l’idée d’aller à l’école au Nigeria où des gangs criminels kidnappent des élèves contre le versement de rançons. Les premiers enlèvements datent de 2014.
ETHIOPIE – Les autorités de la capitale éthiopienne Addis Abeba ont appelé ce mardi la population à s’organiser et à se préparer à défendre leurs quartiers, alors que les combats entre forces pro gouvernementales et rebelles tigréens font rage à quelques centaines de kilomètres au nord. Cette décision fait suite à des appels à l’unité du Premier ministre Abiy Ahmed, affirmant que la victoire était possible si la « pleine force » du pays était opposée aux rebelles. « Les défis sont nombreux (…) mais je peux vous dire avec certitude (…) que nous remportons une victoire totale », a déclaré le Premier ministre qui a accusé les rebelles du TPLF d’avoir exécuté plus de 100 jeunes dans la ville de Kombolcha. Dimanche déjà, le Nobel de la paix 2019 avait exhorté les Ethiopiens à utiliser « n’importe quelle arme (…) pour bloquer le TPLF destructeur, le renverser et l’enterrer ». « Mourir pour l’Ethiopie est un devoir (pour) nous tous », avait ajouté le Premier ministre sur sa page Facebook. Sur le terrain, il semble que les combats pour le contrôle de Dessié et de Kombolcha, deux villes de la province du Wollo, à 400 kilomètres d’Addis-Abeba, tournent à l’avantage des Tigréens.

ESPACE – La Nasa et SpaceX ont reporté pour la deuxième fois en quelques jours le décollage de la fusée qui doit emmener quatre astronautes vers la Station spatiale internationale (ISS), en raison d’un « problème de santé mineur » chez l’un des membres de l’équipage. Le problème « n’est pas une urgence médicale et n’est pas lié au Covid-19 », a déclaré la Nasa dans un communiqué, sans donner plus de détails. Les astronautes américains Raja Chari, Kayla Barron et Tom Marshburn, ainsi que l’astronaute allemand Matthias Maurer, resteront en quarantaine au centre spatial Kennedy en attendant, a ajouté l’agence. A cause du mauvais temps, le décollage prévu dimanche avait été reporté à mercredi. Cette mission, baptisée Crew-3, est la troisième mission habitée régulière assurée par SpaceX pour le compte de l’agence spatiale américaine. L’entreprise d’Elon Musk a permis à la Nasa de reprendre les vols depuis le sol américain, après l’arrêt des navettes spatiales en 2011.
AFGHANISTAN – Au moins 19 personnes ont été tuées et 50 blessées ce mardi 2 novembre dans l’après-midi dans une attaque contre l’hôpital militaire Sardar Mohammad Dawood Khan, dans la capitale afghane, selon un bilan donné à l’AFP par un responsable au ministère de la Santé. « L’attaque a été menée par un kamikaze à moto qui s’est fait exploser à l’entrée de l’hôpital », et par des assaillants qui ont réussi à entrer dans l’hôpital avant d’être tous abattus par des combattants talibans arrivés sur les lieux, a précisé à l’AFP un responsable au sein du gouvernement taliban. Depuis leur arrivée au pouvoir le 15 août, les talibans, qui font du retour de la sécurité dans le pays leur priorité après vingt ans de guerre, sont confrontés à une vague d’attentats sanglants menés par le groupe Etat islamique (EI). Sa branche locale, l’EI-K, rivale et principale adversaire du mouvement islamiste au pouvoir, a ciblé ces dernières semaines aussi bien les talibans que la minorité chiite afghane. Ce même hôpital avait été attaqué en mars 2017 par des assaillants habillés en personnel médical, lors d’une fusillade sanglante de 6 heures à l’intérieur du bâtiment revendiquée par l’EI. Elle avait fait 50 morts selon le bilan officiel, plus du double selon des sources sécuritaires.
NICARAGUA – Meta, la maison-mère de Facebook, a annoncé lundi avoir détecté et éliminé un millier de comptes Facebook et Instagram gérés par une « usine à trolls » du gouvernement pour manipuler le débat public, à une semaine de l’élection présidentielle dans ce pays. « C’était réellement une opération du gouvernement (nicaraguayen). L’usine à trolls était constituée par plusieurs groupes qui étaient administrés par de multiples entités gouvernementales », a déclaré à l’AFP le responsable mondial de la sécurité de Meta contre les opérations d’influence, Ben Nimmo. Elle fonctionnait depuis avril 2018, au moment où la répression des manifestations d’opposants qui réclamaient la démission du président Daniel Ortega a fait au moins 300 morts. Au total, 937 comptes Facebook, 363 comptes Instagram, 140 pages Facebook et 24 groupes du réseau social ont été supprimés en octobre. Le président Daniel Ortega brigue dimanche un quatrième mandat consécutif. Sept de ses adversaires potentiels pour l’élection présidentielle ont été arrêtés – emprisonnés ou assignés à résidence – depuis le mois de juin, ainsi qu’une quarantaine d’opposants.

VENEZUELA – Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), le Britannique Karim Khan, a entamé dimanche une visite de trois jours au Venezuela, pays sous enquête préliminaire pour crimes présumés contre l’humanité. Karim Khan est arrivé à Caracas à l’invitation du gouvernement du président Nicolás Maduro, dans le cadre d’une tournée en Amérique latine qui l’avait précédemment conduit en Colombie. « Le procureur Khan devrait connaître de première main les progrès des institutions de l’État et établir un dialogue de coopération positif » lors de cette visite déclare-t-on à Caracas.
Basée à La Haye (Pays-Bas), la CPI a ouvert en 2018 une enquête préliminaire sur des violations présumées des droits humains par le gouvernement Maduro, notamment en raison de la violente répression des manifestations antigouvernementales de 2017 au cours desquelles près de 100 personnes sont mortes. Le prédécesseur de Karim Khan, Fatou Bensouda, a déclaré qu’il y avait une « base raisonnable » pour croire que des crimes contre l’humanité ont été commis et a parlé de « l’inaction » des autorités vénézuéliennes pour enquêter dessus.
BREXIT PÊCHE – Les mesures de rétorsion – interdiction aux navires de pêche britanniques de débarquer leurs cargaisons dans les ports français et renforcement des contrôles douaniers de tous les camions- , qui devaient entrer en vigueur ce mardi 2 novembre pour répondre à la politique du Royaume-Uni accusé de délivrer trop peu de licences aux pêcheurs français pour naviguer dans ses eaux (un prérequis depuis l’accord sur le Brexit conclu in extremis fin 2020 entre Londres et Bruxelles), sont repoussées. Le gouvernement français veut « donner une chance » aux discussions avec son homologue britannique, le temps d’une rencontre au sommet entre la France et le Royaume-Uni, jeudi 4 novembre. Le Royaume-Uni souhaite parvenir à une « solution consensuelle » avec la France, a déclaré en retour le porte-parole de Boris Johnson. « Personne ne va gagner. Il n’y aura que des perdants », se lamente un pêcheur britannique. Côté français, l’attente perdure, mais l’anxiété commence à prendre le pas sur l’espoir. Certains bateaux restent cloués à quai. 30% du chiffre d’affaires de la pêche française dépendent des eaux britanniques.
BRESIL – Vingt-cinq personnes soupçonnées d’être membres d’un gang spécialisé dans les braquages de banques ont été tuées dimanche lors d’une opération policière dans l’État de Minas Gerais, dans le sud-est du pays, a indiqué une source policière à l’AFP. « Il y a 25 criminels qui sont morts et il n’y a pas de blessé », a déclaré cette source de la police routière fédérale. L’opération, organisée conjointement avec la police militaire, a eu lieu dans la commune de Varginha. Les forces de sécurité ont fait irruption dans deux fermes où les « membres d’une organisation criminelle spécialisée dans les braquages de banques et de distributeurs de billets » préparaient l’attaque de plusieurs agences bancaires de la ville. Une grande quantité d’armes (fusils, grenades, munitions…), des gilets pare-balles et plusieurs véhicules volés ont été saisis lors de l’opération.

CHINE – Le gouvernement invite la population à constituer des réserves de nourriture, de produits du quotidien, alors que la Chine est confrontée à un rebond épidémique du Covid-19 de quelques centaines de cas seulement. Un appel qui a provoqué plus d’interrogation que de panique dans la population. La Chine est confrontée à une flambée des prix des légumes, entraînée par la résurgence de l’épidémie de Covid-19 et les conditions météorologiques du mois d’octobre qui font craindre des pénuries. Cette instruction du ministère du Commerce a suscité sur les réseaux sociaux des réactions faisant le lien avec la montée des tensions avec Taïwan. En réponse à ces inquiétudes, l’Economic Daily, un journal proche du Parti communiste, a dit aux internautes de ne pas avoir « une imagination hyperactive », en expliquant que le but du ministère était de s’assurer que les citoyens ne soient pas pris au dépourvu. Le ministère du Commerce, qui a indiqué que les autorités locales devraient acheter des légumes pouvant être stockés longtemps à l’avance, prévoit de renforcer les réseaux de livraison d’urgence et de puiser dans les réserves de légumes « au moment opportun », d’après un reportage de la télévision d’État diffusé lundi soir.
NEW YORK – Sauf coup de théâtre, un ancien policier noir et antiraciste de New York, Eric Adams devrait être élu maire de la mégapole américaine, ce mardi 2 novembre. Il est en lice face au républicain Curtis Sliwa, pour prendre la suite de l’actuel maire démocrate, en poste jusqu’au 31 décembre, Bill de Blasio. Si le démocrate Eric Adams, 61 ans, bat comme prévu son rival républicain Curtis Sliwa, 67 ans, il sera le deuxième maire noir de l’histoire de la capitale économique et culturelle des États-Unis, après David Dinkins, qui a occupé ce poste de 1990 à 1993. Eric Adams se targue d’un parcours hors du commun, lui qui est né dans une famille modeste de Brooklyn et a connu une jeunesse de délinquant, avant de devenir policier dans les années 1980, lorsque New York était un coupe-gorge. Il a occupé ce poste durant plus de vingt ans, jusqu’à atteindre le rang de capitaine. En 1995, il a d’ailleurs fondé un syndicat pour lutter contre le racisme. Il se dirige ensuite vers une carrière de politicien au sein du parti démocrate- il appartient à son aile droite- et fut tour à tout sénateur de l’État de New York et président du quartier Brooklyn, tremplin vers la mairie de New York. L’ancien policier s’est toutefois engagé à être intraitable contre les crimes et délits dont les indicateurs sont passés au rouge en 2020, avant une accalmie cette année. Après voir voté, Eric Adams a lancé aux journalistes : « Nous avons déjà gagné ».
TRUMP CAPITOLE – Le « Washington Post », qui publie une importante enquête sur les circonstances de l’assaut du Capitole le 6 janvier dernier, dresse le portrait d’un président décidé à ne pas intervenir. « Le Capitole était assiégé, et le président, rivé à la télévision, n’a rien fait », écrit le quotidien américain. « Pendant 187 minutes, Trump a résisté aux conseillers, aux alliés et à sa fille aînée (ndlr : Ivanka) (…) qui l’imploraient d’intervenir ». Rien n’y fait. Même après que les membres du Congrès soient partis se mettre à l’abri, et la mort de deux manifestants, Donald Trump refusera d’appeler au calme, laissant la situation se dégrader. « Un président réduit à simple spectateur », selon le Washington Post. Un spectateur qui continuera en revanche à tweeter. « Mike Pence n’a pas eu le courage de faire ce qui aurait dû être fait pour protéger notre pays », écrit notamment le président américain alors que son propre vice-président et sa famille sont transportés en lieu sûr. Au mieux, pour le journal, les tweets présidentiels sont « confus » : il y affirme désavouer la violence, mais n’appelle jamais à cesser l’invasion du Capitole. Selon un proche présent ce jour-là, Donald Trump, n’aurait tout simplement « pas compris » ce qui était en train de se passer. Le milliardaire a engagé des poursuites pour bloquer la divulgation des documents de la Maison Blanche relatifs à l’attaque du Capitole. Parmi les centaines de pages de documents qu’il ne veut pas dévoiler figure l’agenda quotidien de la Maison Blanche, qui recense les faits et gestes du président, comme ses réunions ou ses appels téléphoniques.

ETATS- UNIS -Un procès très attendu s’est ouvert ce lundi 1er novembre aux États-Unis : celui de Kyle Rittenhouse, un jeune homme qui a tué deux manifestants anti-racistes et en a blessé un 3e avec une arme à feu, il y a plus d’un an à Kenosha dans le Wisconsin. On était en plein mouvement Black Lives Matter, la vie des noirs compte. L’accusé, suprémaciste blanc, n’avait que 17 ans à l’époque des faits et était venu spécialement à Kenosha à l’appel de groupes extrémistes. Rittenhouse est armé d’un fusil semi-automatique. Il tire sur plusieurs personnes, tuant deux d’entre elles, Joseph Rosenbaum et Anthony Huber, une troisième est blessée. Arrêté au lendemain de l’agression, il est plus tard remis en liberté contre le versement d’une caution de deux millions de dollars. Présenté devant le juge, il plaide non coupable. Les procureurs devraient dépeindre Kyle Rittenhouse comme un extrémiste de droite venu précisément à Kenosha pour en découdre avec les manifestants antiracistes. Ses avocats plaideront eux le droit à l’autodéfense, assurant qu’il a tiré pour se protéger d’émeutiers qui le poursuivaient.
COP26 – Les négociations avancent à Glasgow où quelques résultats encourageants ont déjà été obtenus. Une déclaration commune a été signée pour la préservation des forêts, signée notamment par le Canada, le Brésil et la République démocratique du Congo : plus de 100 dirigeants mondiaux ont promis de « stopper et inverser la déforestation », et cela, d’ici à 2030, c’est-à-dire en moins de dix ans. Et plus de 80 pays, dont l’Union européenne et les États-Unis, se sont engagés à réduire leurs émissions de méthane, puissant gaz à effet de serre, de 30% d’ici à 2030 par rapport à 2020, a annoncé la présidente de la Commission européenne. « Le méthane est l’un des gaz que nous pouvons réduire le plus vite », a souligné Ursula Von der Leyen aux côtés du président américain Joe Biden, rappelant que ce gaz est responsable d' »environ 30% » du réchauffement de la planète depuis la Révolution industrielle.
Des investisseurs et des institutions financières ont lancé ce mardi un nouveau label, appelé « SI Label », afin de combler le déficit d’investissements dans les infrastructures. Le label Infrastructure durable (Sustainable Infrastructure Label) vise à « réduire les coûts de transactions » pour investir dans les projets, selon le communiqué publié sur le site du groupe de réflexion Climate Policy Initiative (CPI), partie prenante du projet, avec notamment l’OCDE, la Banque mondiale, la banque HSBC et le Global Infrastructure Facility (GIF), une plateforme créée par les pays membres du G20.La COP reçu cet après-midi un visiteur de marque, Leonardo di Caprio qui était accompagné de Jeff Bezos. Ce dernier a promis un milliard de dollars pour la « grande muraille verte » africaine, projet de reforestation d’une vaste bande de terre qui traverse 11 pays africains. La moitié des fonds promis en janvier -19 milliards- ont déjà été engagés.FRANCE – Emmanuel Macron a annoncé ce mardi la création d’un nouveau dispositif d’aide sociale aux jeunes sans formation ni emploi qui prévoit une allocation de 500 euros par mois liée à une formation. La portée de ce « Contrat engagement jeune » est toutefois inférieure aux attentes des organisations étudiantes et lycéennes. « Concrètement, dès le 1er mars, tous les jeunes de moins de 26 ans qui, sans formation ni emploi depuis plusieurs mois, s’inscriront, pourront bénéficier de 15 à 20 heures d’accompagnement par semaine pour découvrir un métier, se former, trouver un apprentissage ou un emploi », explique-t-il sur Facebook. Jean Castex a précisé vouloir « accompagner au moins 400 000 jeunes en 2022« . Un objectif très ambitieux, a-t-il relevé, mais loin des premières promesses qui parlaient d’un million de jeunes. Un « premier pas insuffisant » pour le président du Conseil, économique, social et environnemental (Cese), une « farce » selon Mélenchon, une mesure « électoraliste » pour les républicains.
