
ALGÉRIE – La nouvelle chaîne de télévision d’information internationale algérienne en continu « AL24 NEWS » a été lancée, dimanche à Alger, à l’occasion du 67e anniversaire du déclenchement de la Guerre de libération. La nouvelle vise le renforcement de la présence de l’Algérie sur la scène médiatique internationale et du retentissement de ses positions vis-à-vis des causes régionales et internationales. Cette nouvelle chaîne portera « la voix de l’Algérie et sera sa vitrine dans le monde, elle diffusera l’actualité nationale et internationale en temps réel, 24/24h et 7/7j, tout en privilégiant l’information internationale », a affirmé M. Salim Aggar, Directeur général de « AL24 NEWS », lors de la cérémonie du lancement de la chaîne. C’est également un média de soutien aux intérêts diplomatiques, politiques, économiques, sociaux et culturels de l’Algérie à l’étranger, a fait savoir M. Aggar, assurant que la chaîne diffusera en trois langues, le contenu étant proportionné comme suit : 60% en arabe, 35% en français et 5% en anglais.
ALGERIE-MAROC – Alger parle de « lâche assassinat », évoque l’utilisation « d’armements sophistiqués » mais surtout ajoute que l’assassinat de ses nationaux « ne restera pas impuni ». Toutefois, personne n’a pu indépendamment confirmer les accusations algériennes, la mort de 3 de ses ressortissants dans ce qu’Alger appelle le « bombardement » d’un convoi de camions sur une route qui va de la Mauritanie à l’Algérie en longeant le Sahara occidental. La Mauritanie assure qu’aucune opération militaire n’a été conduite sur son territoire. Au Maroc, le site H24 cite un expert qui pense qu’il peut s’agir d’un message aux Algériens pour diaboliser le Maroc ou que c’est une manœuvre du Polisario pour faire intervenir directement l’Algérie. Ce matin, une source marocaine a réagi en disant que Rabat ne veut pas la guerre : « Si l’Algérie souhaite entraîner la région dans la guerre, à coups de provocations et de menaces, le Maroc ne suivra pas ». Rabat « n’a jamais ciblé et ne ciblera jamais des citoyens algériens, quelles que soient les circonstances et les provocations ».
MAROC – Dans son rapport sur les activités du ministère de l’intérieur, Abdelouafi Laftit estime que certaines parties tentent de les sous-estimer dans le but de semer un sentiment d’insécurité parmi les citoyens. Selon le ministre de l’Intérieur, « en comparant les chiffres de la criminalité au Maroc avec ceux enregistrés dans les pays qui publient des statistiques régulières sur ce phénomène, il s’avère que le Maroc est encore loin des moyennes mondiales ». Durant les huit premiers de l’année, 931.482 crimes et infractions ont été enregistrés. Les affaires qui concernent une atteinte aux personnes et aux biens représentent environ 26 % du total des affaires criminelles enregistrées au niveau national. Pour ce qui est de leur répartition géographique, 85% de la criminalité au Maroc est enregistrée en milieu urbain et 15% en milieu rural. Les efforts des autorités locales et des services de sécurité ont conduit à un taux de résolution des affaires criminelles de 92%. Au total, près de 1.020.660 ont été arrêtées et traduites en justice. 1,9% d’entre eux sont des mineurs.

LIBAN – Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a déclaré ce jeudi s’être entendu avec le président Michel Aoun sur une « feuille de route » destinée à sortir le pays de sa crise diplomatique avec l’Arabie saoudite, a annoncé la présidence du Liban dans un message sur Twitter. Aucun détail n’a été fourni. Lors d’une conférence de presse, le Premier ministre a déclaré que le pays « n’est pas dirigé par le langage du défi et de l’arrogance, et quiconque pense qu’il est capable d’imposer l’opinion, par l’escalade verbale, et amener les Libanais vers des choix éloignés de leur histoire arabe, se trompe lourdement. Nous restaurerons les relations avec l’Arabie saoudite, jusqu’à ce qu’elles reviennent à la normale, et j’appelle le ministre de l’Information à adopter une position qui préserve l’intérêt du Liban et des Libanais. » Le Liban a besoin de l’Arabie saoudite. Selon le think tank BSI Economics, 26 % des envois de fonds des expatriés reçus par le Liban proviennent des pays de la péninsule arabique. Les Libanais vivant dans les pays de la péninsule arabique représentent aussi 36 % des touristes qui visitent le pays du Cèdre, d’après la société suisse Global Blue, dont 21 % venant des Émirats arabes unis, 6 % d’Arabie saoudite, 6 % du Qatar et 3 % du Koweït. Les Émirats arabes unis (2es après la Suisse) et l’Arabie saoudite (3e) comptaient en 2020 parmi les principaux clients du Liban avec respectivement 400 milliards et 190 milliards d’euros d’exportations, d’après un rapport de la direction générale du Trésor français, publié en juin.
LIBYE MIGRANTS – Mercredi, le navire affrété par SOS Méditerranée, en partenariat avec la Fédération Internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (FICR), a porté secours à 106 personnes, « qui se trouvaient sur une embarcation en bois en détresse », « surchargée », a indiqué l’ONG. Parmi eux, 14 femmes, 46 mineurs dont 29 non accompagnés, sept ont moins de cinq ans et trois sont des nourrissons. L’Ocean Viking avait déjà secouru lundi et mardi, au large des côtes libyennes, 139 personnes lors de deux sauvetages distincts. Après chaque sauvetage, les ONG doivent attendre, bloquées en mer parfois pendant plusieurs jours, l’attribution d’un « port sûr » par les autorités maritimes pour débarquer. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 22.000 personnes sont mortes en Méditerranée depuis 2014 en tentant de rejoindre l’Europe, dont plus de 1.500 depuis le début 2021. D’autre part, 162 migrants nigérians arrivés clandestinement en Libye, ont décidé de rentrer volontairement au pays. Il s’agit de 98 femmes, 24 enfants et 12 nourrissons. Leur retour dans leur pays d’origine a été rendu possible grâce à la coopération entre le gouvernement d’Abuja et l’Organisation internationale pour les migrations OIM.
IRAN – Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, et le vice-ministre iranien chargé du Nucléaire, Ali Baghéri, ont annoncé mercredi que les négociations pour sauver l’accord sur le programme nucléaire iranien reprendront le 29 novembre à Vienne, en Autriche. Des représentants de la Chine, de la France, de l’Allemagne, de la Russie, du Royaume-Uni et de l’Iran y participeront », a précisé Josep Borrel. Les Etats-Unis ont « salué » l’annonce de la reprise des négociations et ont confirmé qu’ils y participeraient avec leur émissaire pour l’Iran, Rob Malley. « Nous pensons qu’il est possible de parvenir rapidement à une entente et de la mettre en œuvre aussi rapidement si l’Iran est « sérieux » dans ses intentions », pour sauver l’accord de 2015 censé empêcher Téhéran d’accéder à la bombe atomique, a dit le porte-parole du département d’Etat Ned Price devant la presse. Ce jeudi, le président iranien Ebrahim Raïssi a prévenu ce jeudi que son pays rejetterait toute « exigence excessive » de la part des Occidentaux.
ISRAËL – La Knesset a adopté ce jeudi, vers 5 heures du matin, le premier budget de l’État depuis plus de trois ans, à l’issue d’une session parlementaire qui a duré toute la nuit. L’adoption du budget était considérée comme un test clé pour la coalition des huit partis, menée par Naftali Bennett, à la fois pour prouver qu’une alliance idéologiquement disparate peut s’unir sur des questions majeures et parce qu’un échec à la date limite du 14 novembre aurait déclenché automatiquement de nouvelles élections. Bien que n’ayant qu’un seul siège d’avance sur l’opposition, la coalition a remporté l’ensemble des centaines de votes qui ont été organisés pendant la nuit. Le plan de dépenses de 609 milliards shekels (170 milliards d’euros) pour 2021 est le premier budget adopté par Israël depuis 2018. Le budget prévoit notamment 9 milliards d’euros sur cinq ans pour améliorer les conditions socio-économiques de la minorité arabe d’Israël, ce que le parti arabe Ra’am avait exigé comme l’une des conditions de son soutien à la coalition.
Par ailleurs, Emirates, l’une des plus grandes compagnies aériennes au monde, a annoncé jeudi sa première liaison aérienne directe entre les Emirats arabes unis et Israël à compter du 6 décembre, plus d’un an après la normalisation des relations entre les deux pays. La liaison sera quotidienne.

PALESTINE – Le président du Syndicat des journalistes palestiniens, Nasser Abu Bakr, a révélé que la Cour pénale internationale (CPI) avait entamé une procédure judiciaire concernant ce qu’il décrit comme des « crimes de guerre israéliens, commis contre des journalistes palestiniens ». Lors d’une conférence de presse, Abu Bakr a déclaré que « le commandement de Tsahal a donné l’ordre à des soldats de tuer des journalistes palestiniens. Par conséquent, les officiers israéliens doivent être tenus responsables de ces actions et ils doivent répondre de leurs crimes ». « J’ai été informé que la question a été présentée à la Cour pénale internationale, ce qui représente une victoire pour les droits du peuple palestinien, pour les journalistes, pour les shahids, les blessés, les prisonniers, et pour toute personne ayant subi des souffrances à cause de l’occupation », a-t-il poursuivi. « De notre point de vue en tant que syndicat de journalistes, c’est un jour historique », a-t-il ajouté. Le Syndicat des journalistes palestiniens affirme notamment qu’au cours de la seule année dernière, 700 crimes et violations des droits de l’homme ont été perpétrés par Israël, dont le meurtre de trois journalistes, la destruction totale de 42 bureaux de médias, celle partielle de 32 autres bureaux de médias et des attaques contre les maisons de 27 journalistes.
Ce jeudi, le président palestinien Mahmoud Abbas a rencontré au Vatican le pape François et plusieurs responsables du Saint Siège qui ont évoqué « la nécessité de rétablir le dialogue pour une solution à deux Etats » au Proche-Orient, a annoncé le Vatican. « La nécessité absolue de rétablir le dialogue direct pour parvenir à une solution à deux Etats, notamment à travers des efforts plus nourris de la communauté internationale », a été évoqué aux cours de ces échanges « cordiaux », a indiqué le Vatican dans un communiqué. « Il a été réaffirmé que Jérusalem doit être reconnue par tous comme un lieu de rencontre et non de conflit, et que son statut doit préserver son identité et son caractère universel en tant que ville sainte pour les trois religions abrahamiques », poursuit le communiqué.
SOUDAN – Les Etats-Unis ont obtenu mercredi le soutien explicite de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, deux pays considérés comme susceptibles d’avoir une influence sur les militaires soudanais, dans un appel commun à la « restauration immédiate » du gouvernement civil renversé par l’armée à Khartoum. « Nous appelons à la restauration immédiate et totale du gouvernement de transition dirigé par des civils », ont affirmé ces trois pays, ainsi que le Royaume-Uni, dans une déclaration conjointe, assurant « partager la grande préoccupation de la communauté internationale ». « Nous appelons toutes les parties à faire preuve de coopération et d’unité pour parvenir à cet objectif crucial », ont-ils ajouté. L’Égypte, accusée par certains observateurs de jouer un rôle en soutien des militaires putschistes, n’a toutefois pas signé la déclaration commune de mercredi. Interrogé sur cette absence, Ned Price a répondu qu’il fallait « demander aux Égyptiens » quelle était leur position, tout en assurant que les contacts se poursuivaient aussi avec Le Caire sur le dossier soudanais. Cet après-midi, la junte annoncé la formation « imminente » d’un gouvernement.
ETHIOPIE – « Toute marche vers Addis provoquerait une augmentation des déplacements (de population), une augmentation des besoins et des souffrances pour le peuple éthiopien« , a prévenu ce jeudi un haut responsable de l’agence humanitaire gouvernementale américaine (USAID). « Cela augmenterait certainement le besoin d’aide humanitaire, tout en compliquant la capacité à la fournir« , a-t-il ajouté. Alors que l’émissaire américain pour la Corne de l’Afrique, Jeffrey Feltman, devait arriver ce jeudi à Addis Abeba pour promouvoir une solution pacifique au conflit, il semble qu’aucune des parties n’envisagent la moindre concession. Les discours d haine s multiplient et la chasse aux « espions » tigréens est lancée à Addis Abeba où des témoins parlent de « rafles », d’« arrestations ». Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), observe avec « une profonde inquiétude » l’escalade des affrontements entre l’armée éthiopienne et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF, sigle en anglais). Prête à « soutenir un processus politique consensuel » en Éthiopie, la Commission de l’UA conseille aux forces opposées de « ne pas commettre d’actes de représailles contre quelque communauté que ce soit, et de s’abstenir de tout discours de haine et d’incitation à la violence et à la division ». L’UA appelle à la cessation immédiate des hostilités.

INSOLITE – « Accès au cadavre avant, après et pendant les pauses », promettait le programme. Une démonstration publique d’autopsie sur le corps d’un homme décédé du Covid-19, organisée dans le nord-ouest des États-Unis, a fait polémique. 70 spectateurs ont payé jusqu’à 500 dollars pour assister en direct, dans un grand hôtel de Portland (dans l’état de l’Oregon), à la dissection du corps d’un homme de 98 ans, mort du covid, par un anatomiste à la retraite. Au cours d’une démonstration de plusieurs heures, le Dr Colin Henderson a prélevé les organes du défunt, dont son cerveau, expliquant les différentes étapes de cette procédure qu’il a pratiquée durant toute sa carrière, selon la chaîne de télévision locale King 5. Sur les images de la chaîne, on peut voir certains spectateurs enfiler des gants chirurgicaux avant de manipuler le cadavre. « C’était très pédagogique », a déclaré à cette télévision une spectatrice, Monica, jugeant que « tout a été fait dans le respect de la personne qui a donné son corps. » Selon King 5, la famille du défunt, David Saunders, n’avait toutefois pas été informée que le corps, légué à la science, servirait à ce genre d’exhibition payante.
ETATS-UNIS – Le gouverneur sortant du New Jersey, le démocrate Phil Murphy, a été réélu de justesse mercredi 3 novembre avec une avance beaucoup plus courte -20.000 voix sur 2,4 millions de votes- sur son challenger républicain que les prévisions des sondages, permettant aux démocrates de sauver la face après une défaite en Virginie qui a encore affaibli Joe Biden. Président en danger, avec une cote de popularité au plus bas, Joe Biden, meurtri par sa défaite en Virginie, exhorte les démocrates, majoritaires au Congrès, à « avancer » et voter ses grands plans d’investissements actuellement bloqués par des querelles internes, au lendemain d’une cuisante défaite électorale en Virginie. « Je sais que les gens veulent que les choses soient faites », a-t-il dit à la presse, « c’est pourquoi je continue à pousser très fortement pour que le parti démocrate avance et vote » les plans de modernisation des infrastructures et de dépenses sociales et climatiques, qui font l’objet d’intenses négociations.
MINNEAPOLIS – Les habitants de Minneapolis ont rejeté l’idée d’une refonte de sa police, dans la tourmente plus d’un an après le meurtre de George Floyd par l’officier Derek Chauvin, qui avait entraîné des manifestations de masse à travers le monde entier. Un an et demi plus tard, les électeurs de cette métropole devaient se prononcer sur le « remplacement des services de police par des services de sécurité publique », mettant davantage l’accent sur la prévention de la criminalité. Si la mesure était passée, les fonctions du département de police auraient été déterminées par le maire en lien avec les élus du conseil municipal, et davantage de moyens auraient été accordés au recrutement de travailleurs psychosociaux. Le Minneapolis Police Department actuel aurait été « remplacé » par « un département de sécurité publique » chargé d’adopter « une approche globale de santé publique ». Au final, 56 % des résidents de cette grande ville du Minnesota ont voté contre. Le maire démocrate de cette ville de 420 000 habitants située dans le nord des Etats-Unis, Jacob Frey, candidat à sa propre succession – et réélu- était opposé à cette proposition de réforme, et a salué le résultat du vote. La ville, a enregistré une augmentation notable de la criminalité l’an dernier, avec un nombre record de meurtres et une hausse de 17 % des crimes violents.

BALDWIN – Après le tir mortel accidentel d’Alec Baldwin sur le tournage d’un western, les avocats de l’armurière du film évoquent la possibilité d’un sabotage. Ces derniers ont affirmé à la télévision NBC que leur cliente avait chargé le revolver à l’aide de munitions se trouvant dans une boîte de cartouches factices, et qu’elle ignorait tout de la provenance de la balle réelle responsable de l’accident. « Nous supposons que quelqu’un a dû mettre la munition réelle dans cette boîte. Si on y pense, la personne qui a mis cette munition réelle dans la boîte de cartouches factices devait vouloir commettre un sabotage sur le tournage », a dit Jason Bowles. « C’est la seule raison pour faire une chose pareille », a insisté l’avocat. Hannah Gutierrez-Reed, 24 ans, cumulait les fonctions d’armurière et d’assistante-accessoiriste sur le plateau, et ne pouvait donc pas surveiller les armes en permanence. « Il y a laps de temps, approximativement entre 11 et 13 heures ce jour-là, durant lequel les armes à feu étaient parfois sans surveillance » et durant lequel le sabotage aurait pu avoir lieu, a assuré l’avocat. Sommé d’expliquer pourquoi un membre de l’équipe aurait pu vouloir saboter le western, Jason Bowles a évoqué les employés. « Il y a des gens qui avaient quitté le tournage, qui étaient partis parce qu’ils étaient mécontents », a-t-il dit. De nombreux médias ont en effet évoqué le départ d’opérateurs employés sur le tournage quelques heures avant le drame. Il y a quelques jours, David Halls, l’assistant-réalisateur qui avait donné l’arme à Baldwin, a dit aux enquêteurs qu’il aurait dû vérifier l’arme avant mais a omis de le faire. Il avait déjà été viré d’un tournage en 2019 pour un accident avec une arme. Mercredi, la star américaine Dwayne Johnson, surnommée « The Rock », s’est engagée à ne plus utiliser de vraies armes à feu lors du tournage de ses films.
CHINE-ETATS-UNIS – Dans un rapport publié mercredi, le ministère américain de la Défense estime que Pékin développe son arsenal nucléaire beaucoup plus vite qu’anticipé et peut déjà lancer des missiles balistiques armés de têtes nucléaires depuis la terre, la mer et les airs. « L’accélération de l’expansion nucléaire de la Chine pourrait lui permettre de disposer de 700 têtes nucléaires d’ici 2027 », indique ce rapport annuel du Pentagone sur les capacités militaires de la Chine. « Il est probable que Pékin cherche à se doter d’au moins 1 000 têtes nucléaires d’ici 2030, ce qui est supérieur au rythme et au volume estimés en 2020. » Même avec 1 000 têtes nucléaires, l’arsenal chinois serait loin d’égaler celui des États-Unis et de la Russie qui possèdent à elles deux plus de 90 % des armes nucléaires mondiales : 5 550 pour Washington et 6 255 pour Moscou, selon les estimations de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Une attaque de Taïwan « pas probable » En octobre 2020, le parti communiste chinois s’est fixé l’objectif de moderniser les théories, l’organisation, le personnel, les armements et les équipements de son armée d’ici 2027, rappelle le rapport. « S’ils sont atteints, ces objectifs donneraient à Pékin des options militaires plus crédibles face à Taïwan », souligne le document.
VENEZUALA – La Cour pénale internationale a ouvert une enquête sur des allégations de crimes contre l’humanité commis au Venezuela depuis 2017 au moins. Le procureur de la CPI, Karim Khan, a annoncé sa décision mercredi 3 novembre au terme d’une visite de trois jours à Caracas. Au cours d’une cérémonie au palais présidentiel, Nicolas Maduro a même signé un accord avec le procureur de la CPI qui stipule que Caracas s’engage à faciliter les enquêtes du procureur sur son territoire. Les faits concernés par l’enquête concernent notamment la répression des manifestations anti-pouvoir de 2017. Malgré son désaccord, le président vénézuélien a indiqué respecter la décision du procureur. « Le procureur a décidé de passer à la phase suivante pour chercher la vérité. Nous respectons sa décision même si (…) nous ne la partageons pas », a-t-il déclaré. En échange, Karim Khan s’est engagé à soutenir une mise aux normes internationales des institutions judiciaires du pays. D’autres part, le président colombien Ivan Duque estime que les élections régionales et municipales prévues au Venezuela pour le 21 novembre ne seront « ni libres, ni démocratiques », et qu’elles constituent une manouvre de Maduro pour maintenir « sa dictature ».

AFGHANISTAN – Dix civils afghans, dont sept enfants, tués par un drone américain le 29 août. Mercredi, le Pentagone a expliqué que cette frappe était « une erreur tragique » mais qu’elle n’a pas violé les lois de la guerre, selon les conclusions d’enquête interne. « L’enquête n’a identifié aucune violation de la loi, y compris le droit de la guerre », a dit dans un rapport le lieutenant-général Sami Said, un responsable du ministère de la Défense. « Des erreurs d’exécution combinées à un biais de confirmation et à des ruptures dans la communication ont entraîné des pertes civiles regrettables », a-t-il ajouté. Devant la presse au Pentagone, le lieutenant-général Said a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une « erreur », pas d’un comportement « criminel, aléatoire ou de négligence ». Les personnes impliquées ont « cru à l’époque qu’elles ciblaient une menace imminente ». Le lieutenant-général a expliqué que l’armée américaine disposait d’informations sur une attaque imminente de l’EI-K, et plus spécialement sur une Toyota Corolla blanche contenant des explosifs du type de ceux utilisés trois jours plus tôt. Mais les militaires américains ont suivi la mauvaise voiture. « En fait, nous n’avons jamais suivi la bonne Toyota Corolla », a-t-il admis.
Publié sur YouTube ce mardi 2 novembre, un reportage de CNN tient de l’insoutenable. On y voit en effet Abdul Malik en train de négocier le prix de sa fille de 9 ans, Parwana, vendue à un homme de 55 ans pour qu’il puisse la prendre pour épouse. L’accord est finalement conclu à 200.000 afghanis, soit environ 1900 euros. De quoi permettre au reste de la famille de s’acheter des produits de première nécessité pendant plusieurs mois. Le père de l’enfant, affirme l’avoir fait pour pouvoir nourrir sa famille de 8 enfants. Depuis le retour des Talibans au pouvoir, il ne reçoit plus l’aide humanitaire journalière de 2,60 euros grâce à laquelle il les faisait tous subsister. Ce genre de marché n’est pas rare et, habituellement, la fillette vendue n’est livrée à son acheteur qu’une fois toute la somme payée…
COP26 – Au total, 190 pays et organisations (collectivités locales, institutions financières, entreprises, etc.) sont désormais engagés dans la sortie du charbon, 23 nouveaux États s’étant ralliés au mouvement à la COP26 ce jeudi 4 novembre. Parmi ces pays, figurent de gros consommateurs comme la Pologne, le Vietnam, l’Indonésie, ou encore le Chili, selon le communiqué du gouvernement britannique. Selon ce document, les pays et organisations s’engagent à mettre fin à tout nouvel investissement dans la production d’électricité à partir de charbon, tant au niveau domestique qu’à l’étranger. Ils s’engagent également à sortir du charbon pour les années 2030 en ce qui concerne les économies les plus avancées et les années 2040 pour les autres. La date et le plan de sortie restent relativement vagues. « Il s’agit d’un moment important, car la plus grande lacune pour l’ambition du 1,5 °C, est la question d’une baisse rapide de la production de charbon », a réagi Dave Jones, du think tank Ember’s global lead. La production d’électricité à partir de charbon représentait 30 % des émissions globales de CO2 en 2018, selon l’Agence internationale de l’énergie.
Une mauvaise nouvelle assombrit cette COP qui ne cesse d’annoncer des accords : Les émissions mondiales de CO2, principal gaz à effet de serre, ont rebondi en 2021, à tel point que les niveaux sont proches des records enregistrés avant la pandémie de Covid-19. Si les émissions de CO2 ont chuté de 5,4% en 2020, elles devraient se rapprocher de leur niveau d’avant-pandémie, avec une hausse de 4,9% en 2021. En cause ce recours au charbon et au gaz, qui est en forte augmentation.
OMS COVID – L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié ce jeudi de « gravement préoccupant » le nombre de contaminations par le coronavirus actuellement enregistré dans de nombreux pays d’Europe. A un tel rythme de transmission, le continent pourrait déplorer 500.000 décès supplémentaires dus au COVID-19 d’ici à février, a déclaré Hans Kluge, directeur de l’OMS pour l’Europe, lors d’un point de presse, ajoutant que la propagation du SARS-CoV-2 était favorisée par son variant Delta, plus contagieux. Le nombre de nouveaux cas de contamination a augmenté la semaine dernière de 6% en Europe, à près de 1,8 million, par rapport à la semaine précédente. Le nombre de décès a grimpé de 12% sur la même période.
L’Allemagne a fait état jeudi de 33.979 nouvelles infections en 24 heures, un record depuis le début de l’épidémie l’an dernier. Le précédent record – 33.777 nouveaux cas – avait été établi le 18 décembre 2020. En France, le nombre de nouveaux cas en 24 heures a franchi mercredi le seuil de 10.000 pour la première fois depuis le 14 septembre.

TURQUIE – Des poursuites judiciaires ont été lancées contre trente internautes ayant publié des messages « mensongers » et « infondés » sur l’état de santé du président Erdogan. La santé de l’homme fort de la Turquie, âgé de 67 ans et au pouvoir depuis près de deux décennies, fait l’objet de spéculations régulières en Turquie. « Il a été constaté que le hashtag #mort a été lancé sur le réseau social Twitter, avec des références à notre président », a indiqué la Direction générale de la sécurité dans un communiqué. « Sous le hashtag susmentionné, 30 personnes considérées comme ayant partagé des contenus de désinformation (…) ont été identifiées, et les procédures judiciaires nécessaires ont été engagées contre elles », a-t-elle ajouté. Plusieurs vidéos publiées ces dernières années sur les réseaux sociaux ont montré le président turc semblant affaibli, l’une le montrant en train de descendre des marches avec difficultés. En réponse à ces messages, le responsable de la communication de la présidence turque, Fahrettin Altun, a publié mercredi sur Twitter une vidéo de douze secondes montrant Recep Tayyip Erdogan déambuler calmement, une vidéo relayée par les soutiens du président. En 2011, Erdogan, alors Premier ministre, avait été opéré à l’intestin, alimentant les spéculations sur son état de santé. Un de ses médecins avait démenti dans la foulée que le président ait un cancer.
TROU NOIR – Tout est parti d’une question posée sur Reddit par un utilisateur du site web communautaire, raconte le site Geo. En octobre, ce dernier a découvert sur Google Maps un « trou noir » au milieu de l’océan Pacifique. Il s’est alors interrogé sur la nature de ce trou, affirmant « que cela ne ressemblait absolument pas à une île ». S’en est suivi un débat entre internautes, certains affirmant qu’il s’agissait d’une île floutée car servant de base militaire, d’autres suggérant qu’il s’agissait de « l’île de Lost », ou encore « du Triangle des Bermudes ». La nature de ce trou noir a finalement été identifiée. Et la réalité est beaucoup moins originale. Il s’agit en fait de Vostok, une île inhabitée de 24 hectares. L’île ressort en noir sur Google Maps tout simplement car elle est recouverte d’une forêt très dense d’arbres sombres de type Pisonia. Appartenant aux Kiribati, l’île Vostok se trouve à environ 650 km de Tahiti, en Polynésie Française. Et cette île est loin d’être inconnue puisqu’elle fut découverte en 1820 par des explorateurs russes qui la nommèrent d’après leur bateau. Comptant parmi les atolls les plus isolés du monde, elle fait aujourd’hui partie d’une réserve naturelle pour la faune sauvage, le « Vostok Island Wildlife Sanctuary ».
POUVOIR D’ACHAT EUROPE – Le Liechtenstein occupe la première place avec un pouvoir d’achat par habitant de 64.629 euros, soit plus de 4 fois la moyenne européenne. Le podium est complété par la Suisse et le Luxembourg, comme en 2020. Les Suisses disposent d’un pouvoir d’achat individuel de 40.739 euros (près de 3 fois la moyenne européenne), et les Luxembourgeois de 35.096 euros (2 fois la moyenne européenne). Les autres pays du Top 10 ont également un pouvoir d’achat par habitant très élevé, au moins 55% de plus que la moyenne européenne. L’Allemagne est 8e (23.637 euros) et le Royaume-Uni gagne deux rangs à la 10e place avec 23.438 euros. A 20.662 euros, la France occupe le 15e rang sur les 42 pays observés, selon l’étude* européenne Purchasing Power Europe 2021 de GfK, contre 19.404 euros un an plus tôt, soit une augmentation de 6,48%. La moyenne européenne se fixe à 15.055 euros cette année, soit une hausse de 1,9% par rapport à 2020. L’Ukraine est positionnée en bas de classement, ses habitants ne disposant que de 1892 euros par an, à peine plus de 10% de la moyenne européenne. TOURISME – Le célèbre guide de voyage Lonely Planet vient de publier une liste de dix destinations et pays à visiter en 2022. Un palmarès dressé par les experts de cet éditeur spécialisé, qui ont également préparé un ouvrage consacré à ce top 10 privilégiant le tourisme écoresponsable. Ces dix destinations ont été choisies en raison de l’intérêt qu’elles présentent pour les visiteurs, bien sûr, mais aussi des initiatives mises en place pour permettre aux touristes d’y voyager de manière respectueuse de l’environnement. Les Îles Cook dans l’Océan Pacifique arrivent en tête devant la Norvège, l’île Maurice, le Belize, la Slovénie, Anguilla, territoire britannique des Antilles, Oman, le Népal, le Malawi et l’Egypte. Un classement qui peut surprendre.
