La voie est libre pour un deuxième mandat de Tedros Adhanom Ghebreyesus à la tête de l’OMS, après un vote de procédure mardi au cours duquel l’Ethiopien a reçu le soutien des 34 pays participants. Sa réélection en mai par les États membres de l’organisation ne fait donc guère de doute.
Le Dr Tedros, qui a succédé en en 2017 à la Chinoise Margaret Chan, est très apprécié, en particulier par les Africains qui voient en lui un «ami de l’Afrique» ayant permis que le regard de la communauté internationale, notamment sur la pandémie, se tourne davantage vers ce continent.
Tedros apparaît finalement comme le moins mauvais candidat pour diriger cette agence spécialisée de l’Organisation des Nations unies qui n’a pas les moyens de lutter efficacement contre la pandémie. Elle ne dispose que d’un budget inférieur à 6 milliards d’euros. Une aumône en comparaison avec les milliards que peuvent dépenser les trusts pharmaceutiques. Plus grave encore, les contributions obligatoires des 194 États membres de l’OMS ne représentent que 16 %. Le reste est apporté par les contributions volontaires. Or les riches donateurs, par exemple Bill Gates, entendent financer des projets précis. « Les donateurs privés contrôlent pleinement la manière dont les fonds sont utilisés.
