Emmanuel Macron a écrit aux syndicats que « le gouvernement est, comme il l’a toujours été, à votre écoute » sur la réforme des retraites, tout en soulignant qu’elle s’imposait, et assuré ne pas « sous-estimer » le « mécontentement » et les « angoisses » des Français.
Le dialogue est toujours ouvert pour « trouver des solutions innovantes, sans transiger sur la nécessité de restaurer un équilibre durable de notre régime de retraite », a répondu le chef de l’Etat dans sa lettre à l’intersyndicale datée de jeudi.
« Je ne sous-estime pas le mécontentement dont vous vous faites le porte-parole comme les angoisses exprimées par de nombreux Français inquiets de ne jamais avoir de retraite », a riposté le président dans sa missive, dont le contenu avait été révélé en premier par TF1/LCI.
Les syndicats avaient demandé dès mardi soir à être reçus par Emmanuel Macron « pour qu’il retire sa réforme » des retraites, pointant la forte mobilisation dans la rue contre le projet et estimant que le « silence du président de la République constitue un grave problème démocratique ».
Une demande qu’ils ont réitérée jeudi dans une lettre. L’exécutif avait déjà opposé une fin de non-recevoir à cette demande mercredi en soulignant que la porte du ministre du Travail Olivier Dussopt restait en revanche ouverte.
Emmanuel Macron a insisté sur son « attachement au dialogue » mais aussi estimé que l’heure était au « temps parlementaire »,
