« J’ai décidé qu’il fallait frapper les musulmans. Qu’est-ce que vous attendez ? Frappez le plus fort ! » La vidéo n’est pas datée mais elle est édifiante. Dans la ville de Muzaffarnagar, à 150 kilomètres de la capitale Delhi, une enseignante s’est sentie libre d’apprendre à ses étudiants comment punir les musulmans.
Si la professeure a présenté ses excuses, l’enfant est traumatisé et certains s’inquiètent que l’affaire soit enterrée. L’Uttar Pradesh, le plus peuplé des États indiens, est dirigé par un moine hindou extrémiste complaisant envers les discriminations. Mohammed Haider, avocat à Lucknow, a porté l’affaire devant la commission des droits de l’homme indienne.
« Cette professeur a appris aux élèves comment frapper les minorités. Ce crime est puni par la loi, il pousse au meurtre sous des motifs religieux. La famille n’a pas voulu porter plainte, apparemment à cause de pressions locales de la police. L’Inde est un pays laïque et il faut que la professeur soit punie et qu’une place soit offerte à l’enfant dans une autre école. »
Pour beaucoup de défenseurs des droits humains, cette vidéo n’est pas un fait divers. Elle montre comment les nationaliste hindous au pouvoir ont légitimé des discours haineux à l’égard des musulmans, qui représentent 15 % de la population indienne.
