Ce mercredi, 40 rennes ont été exécutés en Norvège. Leur méfait ? Ils ont traversé la frontière russe. Les Russes les ont renvoyés et, de peur qu’ils ne retraversent, ils ont été tués.
En effet, la Norvège et la Russie partagent une frontière de 150 km. Une clôture a ainsi été dressée. Sauf que certaines parties de cette séparation datent de… 1954 et sont en mauvais état.
Des rennes en profitent pour la traverser. Le hic, c’est que les bêtes broutent l’herbe de la réserve naturelle de Pasvik, à cheval sur la Norvège et la Russie. Et qu’en contexte de guerre en Ukraine, les Russes ne laissent rien passer aux alliés de Zelensky.
Du coup, le Kremlin envoie la facture à la Norvège, et elle est plutôt salée : plus de 4 millions d’euros.
40 bêtes sur les 42 qui ont traversé la frontière cette année ont été ramenées en Norvège avant d’être abattues pour ne pas qu’elles retournent en Russie. Pour les deux restantes, ce n’est qu’une question de temps.
La Norvège a engagé des travaux de réparation sur une section de 7 kilomètres de cette clôture, espérant prévenir de futurs incidents. Ces travaux, d’un coût de 3,7 millions de couronnes, devraient être achevés d’ici le 1er octobre.
