Un convoi d’aide humanitaire de l’ONU est entré mardi dans les zones rebelles du nord-ouest de la Syrie, via le poste-frontière de Bab al-Hawa avec la Turquie, pour la première fois depuis juillet, a constaté un correspondant de l’AFP sur place.
« Le premier convoi (…) est composé de 17 camions chargés de différents types de matériel de secours », dont des médicaments, a déclaré à l’AFP Mazen Allouche, un responsable du poste-frontière du côté rebelle.
Le correspondant de l’AFP a vu plusieurs camions frappés des sigles de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Programme alimentaire mondial (PAM) traverser le passage frontalier.
En vertu d’un mécanisme de l’ONU mis sur pied en 2014, trois ans après le début de la guerre en Syrie, les agences humanitaires des Nations unies pouvaient livrer nourriture, eau et médicaments aux zones rebelles depuis ce poste-frontière, sans autorisation préalable du gouvernement syrien.
Mais le 11 juillet, ce mécanisme, dénoncé par le régime syrien comme une violation de sa souveraineté alors qu’il ne le contrôle pas, n’a pas été reconduit.
Et l’ONU a annoncé début août un accord avec Damas pour maintenir ce mécanisme pendant six mois. Mais plusieurs ONG ont mis en garde contre le risque que l’acheminement de l’aide via Bab al-Hawa ne soit entravé par le régime.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a salué la reprise de l’acheminement des « aides vitales », a déclaré dans un communiqué son porte-parole, Stéphane Dujarric.
Bab al-Hawa est contrôlé par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ancienne branche locale d’Al-Qaïda), qui domine la dernière poche d’opposition armée dans le nord-ouest du pays.
