Des dirigeants de pays musulmans — Turquie, Iran, Qatar — ont profité mardi de la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU pour s’en prendre à des pays européens, notamment la Suède, où ont eu lieu d’« ignobles » profanations et autodafés d’exemplaires du Coran.
C’est le président turc Recep Tayyip Erdogan qui a été le premier à la tribune des Nations unies à dénoncer ces attaques « intolérables » en Europe supposées contre l’islam. Il a estimé que « le racisme, la xénophobie et l’islamophobie », dans des pays européens qu’il n’a pas cités, avaient atteint des seuils « intolérables ».
Accusant « des politiciens populistes de nombreux pays de continuer à jouer avec le feu », M. Erdogan a jugé encore que « les attaques ignobles en Europe contre le Coran (…) assombrissaient l’avenir » du Vieux continent.
De son côté, l’émir du Qatar Tamim ben Hamad Al-Thani, dont le richissime Etat du Golfe est l’allié des Occidentaux, a affirmé que « le Coran était trop sacré pour être profané par un idiot ».
