Marine Le Pen, son parti et sa direction des années 2010 bientôt jugés pour détournement de fonds publics ? Le parquet de Paris a requis un procès pour le Rassemblement national et 27 personnes, suspectées d’avoir pris l’argent de l’UE pour rémunérer des assistants travaillant en réalité pour le parti.
« Nous contestons cette vision qui nous paraît erronée du travail des députés d’opposition et de leurs assistants qui est avant tout politique », a rapidement réagi l’entourage de Marine Le Pen, sollicité par l’AFP.
Ces réquisitions, signées lundi et révélées vendredi par l’AFP, « tombent comme par hasard une année électorale où le RN est en tête », a commenté sur X Louis Aliot.
La liste des personnes visées par le ministère public – 11 personnes ayant été élues eurodéputés sur des listes Front national (rebaptisé RN depuis), 12 autres ayant été leurs assistants parlementaires, mais aussi quatre collaborateurs du parti d’extrême droite – rassemble la grande majorité des figures du parti du milieu des années 2010.
Sont ainsi menacés d’un procès les deux dirigeants historiques du parti à la flamme, Jean-Marie Le Pen, qui l’a co-fondé en 1972, et Marine Le Pen, qui en a assumé la présidence entre 2011 et 2022.
La décision sur la tenue effective d’un procès revient désormais aux juges d’instruction.
Le Parlement européen a entamé de longue date des procédures de recouvrement des sommes qu’il estime détournées. En juillet, Marine Le Pen a fini de rembourser la somme demandée, 339.000 euros, tout en la contestant.
