Le coup d’État au Gabon était «un moindre mal» pour éviter un «embrasement» face à «un énième hold-up électoral», a justifié vendredi à l’ONU le nouveau premier ministre, qui annoncera un calendrier vers des élections «la semaine prochaine». «Je me tiens devant cette auguste Assemblée dans un contexte sans précédent pour mon pays, passé par la case frayeur à la suite d’un processus électoral chaotique qui a été interrompu par les forces de défense et de sécurité», a déclaré à la tribune de l’ONU Raymond Ndong Sima, nommé il y a deux semaines par le général Brice Oligui Nguema, qui a chassé du pouvoir le président Ali Bongo Ondimba.
Il a appelé la communauté internationale à ne «pas prononcer des sentences sans nuance et faire des amalgames faciles désaccordés des réalités» du contexte politique gabonais qui a «justifié cette prise de pouvoir» le 30 août, après la proclamation de l’élection du président Bongo.
Il a indiqué qu’il annoncerait la semaine prochaine un calendrier de consultations de la classe politique et de la société civile, ainsi que le «chronogramme des différentes étapes qui conduiront à de nouvelles élections».
