Fin août, peu avant la rentrée, les autorités algériennes ont demandé aux responsables des établissements de ne plus enseigner les matières comme dans l’Hexagone sous peine de sanction.
Dans un courrier adressé aux parents, que Le Figaro a pu consulter, un directeur d’établissement algérois explique que le ministère de l’Éducation nationale a désormais décidé «d’appliquer la loi stricto sensu». Comprendre: faire la chasse au «double programme», une spécificité algérienne pratiquée dans les écoles privées, permettant aux élèves de suivre à la fois le programme algérien et le programme français. Le responsable énumère dans son courrier ce que cela implique: l’interdiction d’utiliser les manuels autres que ceux du programme tracé par l’État algérien, et le respect des cinq heures de programme de langue étrangère, sans manuel autorisé.
Par ailleurs, si le bac en candidat libre est toujours autorisé, les épreuves ne se dérouleront plus au lycée international Alexandre-Dumas, aussi appelé «lycée français». Les candidats devront donc… partir à l’étranger.
Depuis 2019, le gouvernement d’Abdelmadjid Tebboune remplace peu à peu le français par de l’anglais dans les écoles et administrations du pays.
