Dans un message posté sur les réseaux sociaux, le président américain dit qu’après avoir lu le communiqué du Hamas, il considère que le mouvement islamiste « est prêt à une paix durable ».
« Israël doit immédiatement cesser les bombardements sur Gaza afin que nous puissions libérer les otages rapidement et en toute sécurité ! Pour l’instant, c’est beaucoup trop dangereux. Nous sommes déjà en train de discuter des détails qui restent à régler. Il ne s’agit pas seulement de Gaza, mais aussi de la paix tant attendue au Moyen-Orient. »
Le Hamas a jugé les déclarations de Donald Trump appelant Israël à arrêter les bombardements sur Gaza « encourageantes »
Silence d’Israël
Environ deux heures après que le Hamas a déclaré avoir répondu à la proposition de cessez-le-feu de Trump, Israël n’a toujours pas fait de commentaire officiel. Les familles des otages appellent le premier ministre à «démarrer immédiatement les négociations» pour ramener leurs proches à la maison.
Le chef de l’opposition parlementaire de l’Etat hébreu, Yair Lapid, exhorte également Benjamin Netanyahou à «annoncer immédiatement qu’il se joint aux discussions menées par le président Trump pour régler les derniers détails liés à l’accord». L’opposant politique annonce qu’il est prêt à fournir le soutien politique nécessaire pour aller de l’avant au premier ministre.
Or, celui-ci pourrait en avoir besoin. L’annonce de Trump le place en effet dans une position politique délicate vis-à-vis de la coalition de droite et d’extrême-droite qu’il dirige, dont certains membres souhaitent clairement diriger Gaza eux-même – et pourraient s’opposer aux termes de l’accord en cours d’élaboration.
L’Egypte et le Qatar saluent la décision du Hamas
Dans un communiqué, l’Egypte a estimé que la décision du Hamas permettrait de «mettre fin au bain de sang du peuple palestinien» et de «préserver la vie des civils innocents». Médiateur du conflit, le Qatar a indiqué qu’il travaillait dès maintenant avec l’Égypte et les États-Unis pour «mener à bien les discussions sur le plan visant à garantir la fin de la guerre». L’Emirat a ajouté que, comme Donald Trump venait de l’exiger, il estime qu’il est désormais temps d’instaurer «un cessez-le-feu immédiat».
Stramer et Macron saluent « un pas vers la paix»
Sur X, le président français a communiqué la chose suivante: «La libération de tous les otages détenus et le cessez-le-feu à Gaza sont à portée de main ! L’engagement du Hamas doit être suivi d’effet sans plus tarder. Nous avons maintenant la possibilité d’avancer de manière décisive vers la paix. La France y prendra toute sa part dans la continuité de ses efforts aux Nations unies, avec les États-Unis, Israéliens et Palestiniens, et l’ensemble de ses partenaires internationaux. Je remercie le Président Trump et ses équipes pour leur mobilisation en faveur de la paix.»
Le premier ministre britannique a jugé vendredi soir que l’accord du Hamas au plan de paix de Donald Trump constituait « un pas en avant significatif » qui « nous rapproche de la paix plus que jamais auparavant ».
Le secrétaire général de l’ONU se dit « encouragé » par la réponse du Hamas au plan de paix
Antonio Guterres « salue et est encouragé par la déclaration du Hamas annonçant qu’il est prêt à libérer les otages et à discuter sur la base de la proposition du président américain, Donald J. Trump. Il appelle toutes les parties saisir cette occasion pour mettre un terme à ce conflit tragique à Gaza », a annoncé le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, dans un communiqué, vendredi.
