Vedette planétaire, icône féminine du cinéma puis militante pour la cause animale, coutumière des sorties polémiques : Brigitte Bardot est décédée dimanche à l’âge de 91 ans, longtemps après avoir tiré un trait sur la célébrité et le monde du 7e art.
L’actrice de Et Dieu… créa la femme et du Mépris est décédée dans la matinée, dans sa célèbre résidence de La Madrague à Saint-Tropez, aux côtés de son mari Bernard d’Ormale, selon Bruno Jacquelin, directeur des relations publiques de la fondation qu’elle avait créée.
Il était 5h55. « Elle lui a dit tout doucement son petit mot d’amour qui est “piou piou”. Et c’était fini », a-t-il relaté sur BFMTV.
Sur place, le chemin en terre au milieu des bambous menant à la villa était barré par un véhicule de gendarmerie, a constaté un journaliste de l’AFP.
C’est dans la matinée que la fondation Brigitte Bardot, dédiée à la cause animale, a annoncé le décès de celle qui a aussi été chanteuse, avec des tubes comme « La Madrague ».


La France en deuil
« Nous pleurons une légende du siècle », a réagi le président Emmanuel Macron sur X.
La ministre de la Culture, Rachida Dati, a salué sur le même réseau social une « icône parmi les icônes », « follement libre et tellement française finalement ».
Marine Le Pen, leader du Rassemblement national avec lequel Brigitte Bardot ne cachait pas sa proximité, a quant à elle rendu hommage à une femme « incroyablement française : libre, indomptable, entière ».
Brigitte Bardot « a marqué de son empreinte l’histoire de France », a salué Mireille Mathieu, 79 ans, figure de la chanson française aux succès internationaux.
Ces dernières années, Brigitte Bardot, qui avait incarné la libération des mœurs dans la France des années 1950, se distinguait surtout par ses déclarations sur la politique, l’immigration, le féminisme, les chasseurs… dont certaines lui ont valu des condamnations pour injure raciale.
Née dans une famille bourgeoise parisienne en 1934, elle se passionne pour la danse et s’essaie au mannequinat.
Elle épouse à tout juste 18 ans son premier amour, Roger Vadim, qui lui confie le rôle de Juliette dans Et Dieu… créa la femme, qui va bousculer l’ordre établi et lui coller l’étiquette de sex-symbol.
Face au succès du film, elle enchaîne les tournages, déchaîne les passions et se brûle aux feux de la rampe.
En 1960, au faîte de sa gloire, elle accouche d’un garçon, Nicolas, son seul enfant, sous l’oeil inquisiteur de la presse. Se disant dénuée d’instinct maternel, l’actrice laisse son mari Jacques Charrier élever leur fils.
Elle épousera ensuite le millionnaire allemand Gunter Sachs puis l’industriel Bernard d’Ormale, proche du Front national.

