Le glissement de terrain, causé par une violente tempête qui a touché le sud de l’Italie la semaine dernière, a provoqué la chute d’une section de quatre kilomètres du flanc de la colline sur laquelle est juchée Niscemi. Une “zone rouge”, interdite à tout passage et longue de près de 150 mètres, a depuis été mise en place, entraînant l’évacuation de plus de 1.500 habitants.
Bien qu’il n’y ait pas eu de morts ni de blessés, les experts estiment que le gouffre pourrait s’étendre sous l’effet de la pluie et faire s’effondrer des maisons.
Or, de fortes pluies sont encore prévues dans les prochains jours, ce qui risque d’augmenter l’humidité du sol et de provoquer de nouveaux glissements. La Protection civile surveille la zone avec des drones et des images satellites pour évaluer la vitesse du glissement. Niscemi a subi un glissement de terrain dans la même zone il y a près de 30 ans, et les habitants affirment que la catastrophe de cette semaine se préparait depuis longtemps.
Des rapports sur l’instabilité du terrain remontent à environ 230 ans, a indiqué un expert à l’AFP. Selon l’Institut supérieur pour la protection et la recherche environnementales (ISPRA), plus d’un million d’Italiens vivent dans des zones classées “à risque élevé ou très élevé” de glissements de terrain.
