Saïf al-Islam Kadhafi, fils de Kadhafi et candidat à la présidentielle en Libye, assassiné mardi 3 février à Zintan, a été inhumé ce vendredi après-midi à Bani Walid, ville de l’Ouest libyen, située à 170 km au sud de Tripoli. Elle est le fief de la tribu Werfalla restée fidèle au colonel Kadhafi. Une foule immense a commencé à affluer vers Bani Walid depuis la veille. Des milliers de personnes ont participé aux obsèques sous haute surveillance sécuritaire.
C’est en martyr et entouré d’une foule compacte que Saïf al-Islam Kadhafi a été inhumé après la prière du vendredi à Bani Walid.
Ses trois frères et sa sœur qui vivent tous en exil et qui craignent pour leur sécurité étaient absents. Ils n’ont pas souhaité la présence de personnalités politiques à la cérémonie.
Saïf al-Islam a été assassiné à son domicile par quatre hommes cagoulés qui ont fait irruption chez lui, selon ses proches.
Le parquet a ouvert une enquête pour retrouver les auteurs. Une tâche très difficile pour plusieurs observateurs.
Alors qu’il a été considéré comme un espoir pour un pays divisé, son meurtre a suscité des interrogations autour des acteurs politiques pouvant en tirer profit.
Avant l’enterrement, des manifestants ont parcouru les rues de Bani Walid, brandissant des drapeaux verts, symbole de l’ancien régime, ainsi que des portraits du père et du fils Kadhafi, promettant que « le sang des martyrs n’a pas coulé en vain ».
La mort de Saïf al-Islam fragilise le processus politique déjà très compliqué en Libye, affirment les observateurs.
