Le président américain a évoqué ce samedi 7 mars un possible futur envoi de troupes au sol en Iran pour contrôler des stocks d’uranium enrichi. Interrogé sur la question, il a jugé l’éventualité « formidable », tout en indiquant que cela ne se ferait « pas maintenant ». Ces derniers jours, il avait estimé que l’envoi de troupes au sol en Iran serait « une perte de temps ».
La Maison Blanche a entre autres affirmé, pour justifier l’offensive contre l’Iran, que le pays avait accumulé des stocks d’uranium enrichi tels qu’il était très proche de pouvoir fabriquer une bombe atomique.
C’est « quelque chose que nous pourrions faire plus tard. Mais pas maintenant », a indiqué le président américain aux journalistes.
« Pas de preuves »
Steve Witkoff, émissaire spécial qui a mené des négociations indirectes avec Téhéran, a assuré il y a quelques jours sur la chaîne Fox News que l’Iran avait « environ 460 kilogrammes d’uranium enrichi à 60% » et que « ce matériau à 60% pouvait être porté à 90%, le niveau pour fabriquer une bombe, en une semaine environ, peut-être dix jours ».
Le chef de l’agence des Nations Unies pour l’énergie nucléaire (AIEA), Rafael Grossi, avait lui écrit sur X le 3 mars: « Il n’existe pas de preuve que l’Iran soit en train de fabriquer une bombe nucléaire, mais son stock important d’uranium enrichi à un degré proche de celui nécessaire pour une arme et son refus de donner un accès total à mes inspecteurs sont une source de sérieuse inquiétude ».
