Vingt-neuf jours après les premières frappes sur Téhéran, le ton monte encore d’un cran. Pour marquer ce cap symbolique, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, s’est adressé à la nation. Et son message se veut sans ambiguïté: la menace est désormais frontale.
En amont, des informations publiées par le «Washington Post» laissaient entendre que l’option d’un déploiement de troupes au sol, longtemps débattue, pourrait se concrétiser. Une perspective que Téhéran suit de très près. «Les forces iraniennes attendent l’arrivée de troupes américaines au sol pour les réduire en cendres et punir définitivement leurs alliés dans la région», a averti Mohammad Bagher Ghalibaf, cité par «The Guardian».
«Nos bombardements se poursuivent. Nos missiles sont prêts. Notre détermination et notre foi ont grandi», affirme encore le président du Parlement. Plus troublant encore: dans son discours, il qualifie désormais le conflit en cours de «guerre mondiale».
«Les États-Unis formulent leurs exigences en quinze points et cherchent à obtenir par la guerre ce qu’ils n’ont pas réussi à atteindre autrement», a-t-il lancé. Avant d’ajouter: «Nous sommes engagés dans une grande guerre mondiale et devons nous préparer à un chemin long et difficile jusqu’à la victoire.»
Pour l’heure, ni Israël ni les États-Unis n’ont réagi publiquement à ces déclarations.
