Des navires français ont pris la mer samedi pour rejoindre une flottille internationale d’une centaine de bateaux, sous les applaudissements des milliers de personnes venues assister au départ.
Une vingtaine de bateaux français ont quitté samedi le port de Marseille pour rejoindre une nouvelle flottille internationale, qui devrait rassembler une centaine de bateaux au total, avec l’objectif de «briser» le blocus israélien et d’atteindre la bande de Gaza.
«Gaza, Marseille est avec toi !», ont scandé plus d’un millier de personnes venues soutenir l’initiative des navires «Thousand Madleens», nom de ce collectif en référence à Madleen Kulab, pêcheuse professionnelle gazaouie.
Les navires, en majorité des voiliers, ont pris le large sous une salve d’applaudissements et de chants peu après 17h00 pour rejoindre en haute-mer la «Global Sumud Flotilla».Cette flottille internationale, dont la majorité des bateaux appareillera le 12 avril de Barcelone, voguera vers Gaza autour du 20 avril, indiquent les organisateurs. Une halte d’une semaine est prévue au sud de l’Italie, pour une «formation à la non-violence».
Visibilité et aide humanitaire
«L’objectif est de redonner une visibilité à la Palestine. On n’est pas trop en train d’en parler en ce moment, à cause du contexte international», estime Manon, qui ne donne pas son nom complet, membre d’un équipage. Il s’agit aussi «de casser le siège pour que les Palestiniens puissent avoir de l’aide humanitaire», ajoute la skippeuse.
A l’automne 2025, une première flottille d’une cinquantaine de bateaux, composée de personnalités politiques et militants comme la Suédoise Greta Thunberg, avait été arraisonnée par la marine israélienne, de façon illégale selon les organisateurs et Amnesty International. Ils avaient été arrêtés et expulsés par Israël.
