Le secrétaire général de l’ONU a appelé mardi à la reprise de « négociations sérieuses » pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient qui n’a « pas de solution militaire ».
« Il n’y a pas de solution militaire à cette crise. Des accords de paix requièrent un engagement et une volonté politique tenaces. Des négociations sérieuses doivent reprendre », a déclaré Antonio Guterres devant la presse au siège de l’ONU à New York, en référence à la tenue le week-end dernier au Pakistan de discussions entre Téhéran et Washington.
D’ici là, le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran « doit être préservé », et la liberté de navigation doit « être respectée par toutes les parties », y compris dans le détroit d’Ormuz, a-t-il répété.
« Il est temps de faire preuve de retenue et de responsabilité. Il est temps de préférer la diplomatie à l’escalade », a-t-il ajouté, plaidant par-dessus tout pour le respect du droit international aujourd’hui « foulé aux pieds » à travers le monde.
« Le non-respect du droit crée le chaos, le non-respect du droit alimente les souffrances, le non-respect du droit mène à la destruction », a-t-il mis en garde.
Interrogé sur le début mardi à Washington de pourparlers directs entre Israël et le Liban, entraîné dans la guerre par le mouvement chiite Hezbollah, Antonio Guterres a estimé que « personne ne s’attend » à ce qu’ils « apportent une solution à tous les problèmes ».
Mais « ce sera très important si ces pourparlers créent les conditions d’un changement du comportement des acteurs », a-t-il espéré, accusant Israël et le Hezbollah de « s’aider mutuellement » jusqu’à présent « pour déstabiliser le gouvernement du Liban » en justifiant chacun leurs actes par ceux de l’autre.
« Il est temps qu’Israël et le Liban travaillent ensemble, au lieu d’avoir un Liban victime de cette conjonction négative des actes du Hezbollah et d’Israël », a-t-il plaidé.
