
Sans trop s’empêtrer dans les traditions protocolaires des ouvertures officielles, le festival Théâtre et Société a choisi un démarrage moins sophistiqué et prétentieux. Le comité d’organisation a choisi le village El Attayette, une périphérie à une trentaine de kilomètres du gouvernorat de Siliana, comme lieu de lancement de cette festivité. La cérémonie s’est déroulée à l’extérieur, sur une place publique, pas loin des champs agricoles, bien simple, bien naturelle. Elle a débuté par un concert musical assuré par une troupe féminine de la région, qui a interprété des titres variés puisés dans le répertoire musical tunisien mais également du patrimoine typique de Siliana, et ce devant un public de tous âges.
Ensuite, la soirée s’est enchaînée avec une représentation théâtrale intitulée « al mawt » (La mort), scénographie et mise en scène de Lazhar Farhani, texte de Noureddine Hammami. Le public a été convié à assister à une performance théâtrale intitulée « al riwaya 15 » (L’histoire 15), production du Laboratoire de l’art du comédien, du Centre des Arts Dramatiques et Scéniques de Siliana.
Quant à la 2ème soirée du festival, elle a été consacrée à la chanson engagée et la poésie. Le public de Siliana s’est régalé, dans un premier temps, avec la musique du duo Mariam Laabidi et Mazen Ben Mabrouk. Ces derniers ont interprété des chansons de leur propre création mais aussi du répertoire arabe.
Ensuite, c’est la poésie qui a pris place en charmant l’auditoire avec des extraits appartenant à des genres différents entre poésie versifiée, prose, Haiku et la participation d’un nombre de poètes tunisiens, à l’instar de : Moncef Mezgheni, Sofiane Ben Rjab, Djazia Hammemi, Rim Gamri, Mohamed Naceur Mwalhi, Radhwan Ajroudi, Lamjed Abidi et Nasr Amari.
Le public des petits, également, ont reçu leur dose de bonheur en se délectant pendant toute la soirée du 23 juin, avec le spectacle de cirque assuré par la troupe de Paparouni.
Différents numéros ont été présentés entre jonglerie et tours de magie.



