Le Likoud de Benjamin Netanyahou accuse les partis arabes de «voler les élections» après un scrutin serré en Israël. Ils dénoncent des «fraudes et des menaces», et affirment détenir des preuves.
Le parti du Premier ministre sortant, Benjamin Netanyahou, a accusé mercredi les partis à majorité arabe, en passe de remporter un record de 17 sièges au Parlement, d’avoir «volé les élections», au lendemain d’un scrutin législatif particulièrement serré.
Les élections «ont été volées par des partis arabes qui soutiennent le terrorisme et l’anéantissement de l’État juif», a affirmé le Likoud, assurant avoir des preuves de cas de «corruption, menaces, violence, falsifications et utilisation de logiciels interdits pour inciter les électeurs à voter».
Les partis arabes — Raam (un acronyme signifiant en hébreu «Liste arabe unie») et la Liste unifiée (extrême gauche) — ont créé la surprise en réalisant un score bien supérieur aux attentes.
Selon le dépouillement de 85 % des suffrages, les deux principales listes devraient récolter 19 sièges, un chiffre pouvant permettre au principal bloc d’opposition d’obtenir une majorité face à la coalition de Benyamin Netanyahou.
Mercredi, le Likoud a affirmé avoir transmis aux autorités policières, au Shin Bet (service de sécurité intérieure) et à la Commission électorale «des centaines de témoignages et de preuves de vol électoral dans de nombreux bureaux de vote arabes».
Il a réclamé une «enquête approfondie» et des poursuites judiciaires contre les responsables présumés, ainsi qu’une intervention immédiate de la Commission électorale pour examiner ces accusations.
