« Il faut passer un accord, sinon ce sera très traumatisant, très traumatisant », a déclaré le président américain jeudi 12 février à la Maison Blanche, en ajoutant qu’il espérait que les négociations avec la République islamique aboutissent d’ici un mois.
Donald Trump a menacé jeudi 12 février l’Iran de conséquences « très traumatisantes » s’il n’acceptait pas un accord sur son programme nucléaire, tandis que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé un « certain scepticisme » sur les chances de conclure l’accord en question.
« Il faut passer un accord, sinon ce sera très traumatisant, très traumatisant », a déclaré le président américain pendant un échange avec la presse à la Maison Blanche, en ajoutant qu’il espérait que les négociations avec la République islamique aboutissent d’ici un mois. « Je leur parlerai aussi longtemps qu’ils le souhaitent » a-t-il encore dit, en indiquant que faute d’accord, il passerait à la « phase deux », qui serait « très dure » pour les Iraniens.
Il a une nouvelle fois donné en exemple le bombardement par les États-Unis de sites nucléaires iraniens lors d’une guerre de 12 jours déclenchée par Israël en juin. Washington et Téhéran disent vouloir continuer à discuter après une première séance de pourparlers le 6 février à Oman.
« J’ai exprimé [à Donald Trump] un certain scepticisme quant à la qualité de tout accord avec l’Iran » a pour sa part déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, au lendemain d’une rencontre à la Maison Blanche avec le dirigeant républicain. « J’ai dit que si un accord devait effectivement être obtenu, il devrait inclure des éléments qui sont très importants pour Israël », a-t-il ajouté. « Il ne s’agit pas simplement de la question nucléaire [mais] aussi des missiles balistiques et des [groupes armés] mandataires de l’Iran » comme le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien ou les Houthis du Yémen.
Enjeu des missiles
La question des missiles est une ligne rouge pour Israël, distant d’environ 2.000 kilomètres de l’Iran. Il a confirmé la préférence de Donald Trump, pour l’instant, pour la voie diplomatique, même si le milliardaire de 79 ans a déployé à proximité de l’Iran de considérables moyens militaires.
