Les Iraniens continuent de manifester malgré la répression et le blackout quasi total imposé depuis jeudi soir par les autorités sur les communications dans le pays. À l’étranger, les Occidentaux soutiennent les revendications de la population, l’Allemagne estimant même que le régime iranien tombera d’ici peu et l’UE étudiant la possibilité d’imposer de nouvelles sanctions. La Chine et la Russie, proches alliées de Téhéran, condamnent pour leur part les menaces de Trump, qui dit explorer la possibilité de frappes sur l’Iran et vouloir imposer des droits de douane aux pays commerçant avec ce pays. Ce mardi, le président américain a affirmé que “de l’aide est en route” pour soutenir les manifestants.
Donald Trump a encouragé mardi les manifestants iraniens à poursuivre leur mouvement jusqu’à renverser les autorités, en promettant sur son réseau Truth Social que « l’aide était en route », sans plus de précisions.
« Patriotes iraniens, CONTINUEZ À MANIFESTER – PRENEZ LE CONTRÔLE DE VOS INSTITUTIONS!!! » a écrit le président américain, précisant qu’il avait « annulé toutes les réunions avec des responsables iraniens tant que les meurtres insensés de manifestants ne s’arrêtaient pas. »
Les États-Unis appellent leurs ressortissants à quitter l’Iran
Les États-Unis ont appelé mardi, plus tôt, leurs ressortissants à quitter l’Iran sans délai, prévenant que les manifestations en cours dans le pays « s’intensifient et pourraient devenir violentes ». « Quittez l’Iran immédiatement. Préparez un plan pour partir sans compter sur l’aide du gouvernement américain », ont indiqué les Etats-Unis dans un message publié sur le site de leur « ambassade virtuelle » en Iran.
Washington demande également aux ressortissants américains d’éviter les manifestations – qui pourraient entraîner « des arrestations et des blessures » – et de rester discrets et vigilants, ajoutant qu’ils doivent s’attendre à « des coupures d’internet persistantes, prévoir des moyens de communication alternatifs et, si cela est sûr, envisager de quitter l’Iran par voie terrestre vers l’Arménie ou la Turquie ».
Les États-Unis rappellent en outre que Téhéran ne reconnaît pas la double nationalité et considérera les binationaux uniquement comme des citoyens iraniens, les Irano-Américains devant ainsi quitter le pays avec un passeport iranien.
