Mercredi 4 février, Jack Lang avait pourtant formellement exclu de démissionner, invoquant sa « naïveté » face aux révélations sur ses liens passés avec Epstein, mort en prison en 2019.
Le président de l’Institut du monde arabe (IMA), Jack Lang, a proposé samedi 7 février sa démission. Dans une lettre au ministre des Affaires étrangères, que l’AFP a pu consulter, il précise qu’elle pourrait se faire « lors d’un prochain conseil d’administration extraordinaire ». Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et l’Élysée annoncent prendre « acte » de cette offre alors que Jack Lang est éclaboussé dans l’affaire Epstein.
« Je propose de remettre ma démission lors d’un prochain conseil d’administration extraordinaire », a écrit l’ancien ministre de la Culture, alors qu’il était convoqué dimanche au Quai d’Orsay. Vendredi, le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » concernant Jack Lang et sa fille Caroline.
J’en prends acte », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, dont le ministère a la tutelle sur l’IMA.
« Je lance la procédure pour désigner son ou sa successeur à la tête de l’IMA et je convoque un conseil d’administration sous 7 jours qui désignera un ou une président(e) par intérim », a-t-il ajouté, de retour à Paris après une tournée internationale.
Mentionné 673 fois
Les appels à la démission se sont multipliés depuis que les liens entre Jack Lang et Jeffrey Epstein ont été mis au jour avec la publication de millions de documents le 30 janvier par la justice américaine.
Aucune charge ne pèse contre Jack Lang, mais la mention de son nom à 673 reprises et ses liens d’intérêt avec le financier américain l’ont éclaboussé, ainsi que sa fille Caroline. Cette dernière a démissionné lundi 2 février de la tête d’un syndicat de producteurs de cinéma après des révélations sur une société « offshore » qu’elle a fondée en 2016 avec l’homme d’affaires américain.
Enquête ouverte
Vendredi soir, le parquet national financier (PNF), institution chargée de lutter contre la fraude fiscale, a indiqué à l’AFP avoir ouvert une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée« , concernant « les faits révélés par Mediapart relatifs à Caroline et Jack Lang » et leurs liens financiers supposés avec Epstein.
