En écoutant Donald Trump justifier « les opérations de combat majeures » menées avec Israël contre l’Iran, on repense forcément à ce jour du 5 février 2003, quand, devant le conseil de sécurité des Nations unies, Colin Powell, le secrétaire d’Etat américain, affirme que l’Irak fabrique des armes de destruction massive et brandit une fiole d’anthrax. La guerre « préventive » débutera au mois de mars sans l’aval de l’ONU…
Le président américain parle aussi d’action préventive dont l’ « objectif est de défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes émanant du régime iranien ». Mensonge déjà proféré lors du discours sur l’état de l’union : l’Iran ne possède aucun missile capable d’atteindre les Etats-Unis et n’a pas les capacités d’en fabriquer.
Avec Netanyahou, Trump déclare donc la guerre à Téhéran, une guerre totale pour éliminer le régime et le remplacer . Il faudra plus de douze jours de bombardements…
Cela dit, si la dictature théocratique tombe, ils ne seront pas nombreux à regretter les mollahs qui depuis 47 ans persécutent le peuple, le privent de liberté et le tuent.
En attaquant l’Iran, Donald Trump pense-t-il à ce peuple iranien qui souffre ou simplement, et comme à son habitude, à sa propre gloire. Passer pour le libérateur d’un peuple…
De nombreux experts militaires continuent d’estimer que le pouvoir des mollahs ne peut s’effondrer sans intervention directe au sol. En évoquant la possibilité de victimes américaines, Trump sous-entend-il que des forces spéciales américano-israéliennes pourraient mener des opérations sur le terrain ?
L’heure de votre liberté va arriver, dit-il aux iraniens, mais cela ne serait pas plutôt : j’attaque et ensuite débrouillez-vous ?
