Dans le procès en appel des assistants des eurodéputés Front national, la cour a annoncé rendre sa décision cet été. Marine Le Pen risque une peine d’inégibilité qui l’empêcherait de se présenter à l’élection présidentielle 2027.
Marine Le Pen connaîtra le 7 juillet son sort judiciaire, et donc politique: la cour d’appel de Paris s’est donnée presque cinq mois après la fin des débats, mercredi en fin d’après-midi, pour statuer dans le dossier des assistants des eurodéputés du RN.
La cheffe de file de l’extrême droite a d’ores et déjà indiqué qu’elle se déciderait quant à une quatrième candidature à la présidentielle dès l’annonce de la décision d’appel, sans attendre un éventuel arrêt de la Cour de cassation.
Elle avait été condamnée en première instance notamment à deux ans de port de bracelet électronique et cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate, l’empêchant à date de pouvoir se présenter.
Une jugement politique
Les trois magistrats de la cour sont en effet désormais confrontés à une question politique: Marine Le Pen doit-elle pouvoir se présenter à l’élection présidentielle de 2027? Non, ont répondu la semaine dernière les deux avocats généraux, en requérant contre elle quatre ans d’emprisonnement dont trois avec sursis et possibilité d’aménager la partie ferme sous bracelet électronique, 100 000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité.
Il lui est reproché, ainsi qu’au RN (alors Front national) et dix autres cadres, d’avoir fait embaucher des assistants parlementaires pour les eurodéputés du parti, rémunérés par des fonds européens, mais dont l’activité aurait bénéficié uniquement au mouvement à la flamme.
