Le gouvernement italien choisit de combattre ce qu’il estime être des abus de droit. Désormais, en Italie les jeunes étrangers isolés incapables de prouver leur âge réel seront soumis à des tests médicaux et anthropologiques. Si ces tests ne confirment pas qu’ils ont moins de 18 ans, ils seront expulsés.
En cas d’arrivées massives de migrants, comme ces dernières semaines, si les centres d’accueil de mineurs sont pleins, les jeunes de 16 à 18 ans pourront maintenant être placés dans des centres pour adultes pour trois mois maximum. Une pratique d’autrefois pour laquelle l’Italie a pourtant été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme.
Autre nouveauté : les étrangers jugés trop dangereux pour l’ordre public pourront être expulsés, même s’ils ont un permis de séjour. Seule contrepartie à ce tour de vis : l’Italie étend à toutes les femmes, et non plus seulement aux femmes enceintes, un statut privilégié dans l’accueil.