La pétition a rapidement mobilisé plusieurs milliers de signataires. Le 14 janvier dernier, en pleines discussions tendues entre le Danemark, le Groenland et les États-Unis, les propos d’un ex-élu républicain révélés par Politico ont suscité la colère d’un pays voisin, l’Islande.
Billy Long, ancien élu républicain et, surtout, choix de Donald Trump pour devenir le prochain ambassadeur des États-Unis en Islande, aurait plaisanté le 13 janvier dernier en imaginant que le pays « devrait devenir le 52ᵉ État américain ».
Le jour de ces révélations, une délégation du Danemark et du Groenland s’est rendue à la Maison Blanche pour une réunion à haute tension, après que Donald Trump a exprimé, une nouvelle fois et avec insistance, sa volonté d’acquérir le territoire arctique. En faisant référence à un « 52e » État, Billy Long sous-entend par ailleurs que le Groenland est le « 51e » (expression fréquemment utilisée pour désigner des territoires comme Porto Rico ou, plus récemment dans la bouche de Donald Trump, le Canada).
Cette petite phrase particulièrement inflammable a rapidement fait l’objet d’une réaction officielle. Dans un communiqué transmis au Guardian, le ministère islandais des Affaires étrangères déclare avoir contacté l’ambassade américaine « pour vérifier la véracité des propos rapportés ».
Le quotidien britannique rapporte également qu’une pétition a été lancée pour demander à la ministre de refuser la nomination de Billy Long à l’ambassade. Elle a rapidement recueilli plus de 4.000 signatures. « Ces propos sont offensants envers l’Islande et les Islandais », dénonce la pétition.
Auprès du média spécialisé Arctic Today, Billy Long a présenté ses excuses, affirmant que ses propos « n’ont rien de sérieux ». « Si qui que ce soit a été blessé, je m’en excuse », assure-t-il.
