La Défense civile de la bande de Gaza a annoncé que des frappes israéliennes avaient fait 11 morts depuis l’aube dimanche, en dépit du cessez-le-feu très fragile en place entre Israël et le Hamas depuis le 10 octobre.
L’armée israélienne a affirmé avoir riposté à une «violation flagrante» du cessez-le-feu de la part du mouvement islamiste palestinien dans le nord du territoire. Selon la Défense civile, une organisation de premiers secours, une de ces frappes a visé à l’aube une tente abritant des déplacés dans le secteur de Jabalia, dans le nord de Gaza, faisant cinq morts.
Une autre frappe a aussi fait cinq morts à Khan Younès, dans le sud du territoire, selon la Défense civile. Les hôpitaux al-Chifa de Gaza-ville, dans le nord, et Nasser à Khan Younès ont confirmé avoir reçu les corps de sept personnes.
L’armée a affirmé avoir mené des frappes après avoir identifié «plusieurs terroristes armés qui s’abritaient sous des décombres» à proximité de soldats israéliens, «probablement après être sortis d’installations souterraines», dans le secteur de Beit Hanoun, dans le nord.
L’armée a ajouté dans un communiqué que ces hommes avaient traversé la Ligne jaune, délimitant la zone encore occupée par les soldats israéliens depuis la mise en oeuvre du cessez-le-feu.
Les Etats-Unis avaient annoncé à la mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan du président américain Donald Trump, visant à mettre fin définitivement à la guerre à Gaza. Cette deuxième phase prévoit un retrait progressif israélien de la bande de Gaza, le désarmement du Hamas et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.
