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Maroc :CAN et politique

F Farès par F Farès
depuis 2 heures
dans foot, Les infos du jour, SLIDER
Maroc :CAN et politique

Le prince héritier, futur Hassan III, posant avec l'équipe nationale marocaine

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Demain mercredi à 21 heures, le Maroc joue gros : sa place en finale de sa CAN. L’équipe qui est montée en puissance n’a qu’un objectif : gagner pour affirmer la place de leader du pays, son importance en Afrique et dans le monde. La CAN est plus qu’un événement sportif, elle est hautement politique. 

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L‘absence du roi à ce match d’ouverture en a été une première preuve. Atteint de problèmes cardiaques et d’une maladie rare, la sarcoïdose, qui entraîne des problèmes respiratoires, Mohamed VI se tourne de plus en plus vers son fils, le prince Abdallah, 22 ans, qui prendra le pouvoir à sa suite sous le nom d’Hassan III, en hommage à son grand-père. Un grand-père, passionné de football.

Aziz Bouderbala, ancienne star marocaine de l’équipe nationale des années 1980 le raconte au journal suisse Le Temps : quelques heures avant la finale des Jeux Méditerranéens en 1983 à Casablanca, les Lions de l’Atlas sont convoqués au palais royal où Hassan II leur demande de jouer, de combiner en triangle. Bouderbala confie que les joueurs ne comprennent rien. C’était le style de jeu du Barça… Hasni Habidi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (CERMAM) de Genève, fournit une explication : « L’influence du roi du Maroc passait auparavant effectivement par une diplomatie plus traditionnelle. Elle passait également par une diplomatie religieuse. Le Maroc forme des imams partout dans le monde. Et le Maroc a compris que l’influence passe aussi par le sport, le football, sport mondial ». Aujourd’hui, « Le sport et plus particulièrement le football constituent de fait le troisième pilier de la diplomatie marocaine ». 

Journaliste marocain et bon connaisseur du football africain, Hanif Ben Berkhane ajoute auprès de TV5 Monde que « le football n’a pas été tout de suite une priorité. Cela l’est devenu au fur et à mesure. Le football de nos jours, que l’on veuille ou non, a un impact politique énorme. Le Maroc veut devenir une nation émergente dans le monde dans de nombreux domaines. Et le football ne pouvait pas échapper à ses ambitions ». 

Au pouvoir depuis 1999, Mohammed VI a fait prospérer les ambitions de son père et a fondé en 2008 l’Académie Mohammed VI qui a servi de modèle pour les autres académies de football développées à partir de 2014 dans tout le pays. Moins compter sur les joueurs évoluant à l’étranger et les binationaux…

Mais la diplomatie du football, la CAN et la co-organisation de la coupe du monde de 2030 avec l’Espagne et le Portugal, revient très cher et se chiffre en milliards d’euros. Mise à niveau des stades, construction du stade Hassan  (115 000 places), lignes de train à grande vitesse, nouveau terminal de l’aéroport Mohammed V, le Maroc veut s’imposer comme un « hub » du continent africain dans de nombreux secteurs, comme une charnière entre l’Afrique et l’Europe.

                                                         Défi relevé, mais…

Le royaume est en passe de réussir son pari, de relever le défi organisationnel. Le journal espagnol Marcas s’est extasié devant le chantier du Stade Hassan II et évoqué un stade « d’une avancée technologique sans précédent sur ce continent » et un « « monstre » de l’ingénierie du football ». Le Maroc commence à espérer que la finale du Mondial 2030 se disputera sur son sol et non en Espagne…

Maquette du stade Hassan II de Casablanca.

Un point noir : le manque de spectateurs pour les matches de poule et les huitièmes de finale. Trop coûteux de venir au Maroc pour beaucoup de supporters africains, prix des billets de 32 à 288 dinars et de nombreux policiers dans les rues pour éviter tout débordement…Le sélectionneur belge de l’Afrique du Sud, Hugo Broos était déçu et a confié à la presse :  « Je ne sens pas la même vibe qu’en Côte d’Ivoire ou au Gabon. Lors de ces dernières CAN, à chaque seconde vous sentiez que vous étiez bien dans un tournoi. Lorsqu’on traversait les foules pour aller au camp d’entraînement en bus, on voyait le peuple agiter des drapeaux, nous faire coucou… Ici on ne sent rien… »

                                                          Trop cher ?

Même si la population est derrière son équipe et veut un succès total de son pays, une question restera posée : cette CAN coûte-t-elle trop cher ? Une partie de la jeunesse s’interroge. Plus de 10,9 millions de Marocains ont moins de 35 ans, soit près de 30 % de la population ». Fin septembre, une vague de manifestations, « la plus importante depuis le printemps arabe de 2011 » selon The Guardian, a gagné le Maroc sous le nom de “Génération Z 212”. Les jeunes manifestants protestaient notamment contre le sous-financement des systèmes de santé et d’éducation face aux fastueux investissements consentis pour la CAN 2025. 

manifestation à Casablanca le 3 octobre 2025

D’abord tolérés, les mouvements de protestation ont été sévèrement réprimés. Si 3 300 personnes ont été relâchées après avoir été interpellées durant les rassemblements, « 2 480 personnes soupçonnées d’avoir commis des actes graves portant atteinte à la sécurité de personnes et des biens, ainsi qu’à l’ordre public, ont été présentées devant les parquets de plusieurs juridictions du royaume », avait rapporté, le 28 octobre, le juge Hassan Farhan, représentant de la présidence du ministère public.

Le roi avait dit aux jeunes « je vous ai compris » et affirmé qu’il n’y a pas d’incompatibilité dans les investissements dans le football, la santé et l’éducation. Cependant, depuis, les inondations du 15 décembre dans la province côtière de Safi qui ont fait 37 morts, les critiques ont repris. Loin des centres financiers de la capitale, les habitants continuent de dénoncer la négligence et le manque d’investissement de l’État. De nouveaux troubles ont été signalés dans plusieurs villes marocaines , dont à Rabat et Casablanca le 10 décembre, pour demander la libération des manifestants poursuivis.

Instrument de soft power, de rayonnement, le football se heurte aux réalités sociales. 

Les marocains sont à 100% derrière leur équipe, mais si les Lions de l’Atlas n’allaient pas en finale ou la perdaient, que se passerait-il ?

F Farès

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