Menaces d’intervention militaire américaine, possibles sanctions de l’UE jeudi contre les Gardiens de la révolution: face à la pression occidentale, l’Iran affiche son inflexibilité et se dit prêt à une «riposte écrasante».
Après les déclarations du chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi affirmant que les forces armées avaient «le doigt sur la gâchette», le chef de l’armée Amir Hatami a annoncé avoir doté les régiments de combat de 1000 drones. Face aux «menaces auxquelles nous sommes confrontées», l’armée a pour «priorité de renforcer ses atouts stratégiques en vue d’une riposte rapide et écrasante à toute invasion et attaque», a déclaré le général, cité par la télévision d’Etat.
L’Iran a notamment menacé de bloquer le détroit d’Ormuz, passage clé pour le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Le quotidien Kayhan proche du pouvoir affirme jeudi dans un éditorial que «fermer le détroit relève du droit de la République islamique d’Iran». «Si l’ennemi brandit une épée, nous n’allons pas l’accueillir avec un sourire diplomatique», ajoute le journal.
Menaces américaines
Donald Trump a pressé mercredi l’Iran de conclure un accord sur le nucléaire, affirmant sur sa plateforme Truth Social que “le temps était compté” avant une attaque états-unienne contre Téhéran. Washington a renforcé sa présence dans le Golfe en y envoyant le porte-avions Abraham Lincoln et son escorte, dont l’armée états-unienne a annoncé lundi l’arrivée sur place.
Le secrétaire d’État états-unien, Marco Rubio, a averti mercredi le régime iranien de ne pas planifier d’attaques contre des troupes américaines au Moyen-Orient. “Si nous avons des indications qu’une attaque contre nos forces est réellement imminente, nous agirons pour protéger notre personnel sur place”, a-t-il déclaré lors d’une audition au Sénat.
Marco Rubio a également indiqué qu’il ne savait pas ce qu’il adviendrait de l’Iran après une éventuelle chute du régime actuel. Interrogé sur ce qui se passerait si le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, était “écarté”, M. Rubio a répondu qu’il s’agissait d’une question ouverte. “Personne ne sait qui prendra le pouvoir.”
