Selon le New York Times, citant plusieurs responsables américains, les États-Unis envisagent de déployer clandestinement des commandos américains sur le sol iranien. Il s’agirait toutefois d’une option parmi d’autres.
Selon le journal new-yorkais, Donald Trump s’est vu présenter ces derniers jours une liste exhaustive de scénarios militaires possibles en Iran. Des hypothèses qui iraient encore plus loin que ce qui était envisagé au début de la répression des manifestations de début janvier par le régime iranien.
L’une des options les plus risquées présentées à Trump consisterait à envoyer secrètement des commandos américains pour détruire ou endommager gravement des parties du programme nucléaire iranien qui n’avaient pas déjà été touchées par les bombardements américains de juin 2025.
Le New York Times ajoute que les forces américaines s’entraînent depuis longtemps à mener des missions spéciales dans des pays comme l’Iran, afin d’attaquer des installations nucléaires ou d’autres cibles stratégiques.
Des troupes au sol
Donald Trump a déjà exprimé par le passé des réserves quant au déploiement de troupes terrestres américaines, citant à plusieurs reprises le cas de l’Iran. Il a en ce sens évoqué l’échec d’une opération de sauvetage menée en 1980 sous la présidence de Jimmy Carter, au cours de laquelle une tentative de libération de 52 otages américains s’est soldée par un échec qui a profondément marqué les États-Unis.
D’après des responsables américains, une telle opération est très risquée et “plus complexe et dangereuse” que l’intervention américaine au Venezuela en début d’année. Un avis partagé par l’ex-colonel belge Roger Housen.
Les États-Unis considèrent l’Iran comme un adversaire redoutable, ce qui pourrait amener Trump à privilégier d’autres options. Parmi celles-ci figurent des frappes aériennes ciblées contre les infrastructures nucléaires et militaires, des attaques contre des dirigeants iraniens clés ou des cibles stratégiques du régime iranien, ainsi que des opérations diverses qui compromettraient davantage la capacité de l’Iran à poursuivre ses programmes nucléaires et balistiques.
Aucune décision pour l’instant
Pour l’instant, Donald Trump n’aurait autorisé aucune action militaire et aucune décision n’aurait été prise quant aux options retenues. Le président resterait, semble-t-il, ouvert à une solution diplomatique, et certains responsables indiquent que la menace d’une intervention militaire vise en réalité à contraindre l’Iran à négocier.
Récemment, Trump a exhorté Téhéran à conclure rapidement un accord sur le programme nucléaire iranien, ce dernier faisant notamment l’objet de préoccupations en Israël. “Le temps presse”, a-t-il déclaré d’un ton menaçant, avertissant que l’armée américaine “est prête à agir rapidement et avec force si nécessaire”. Une annonce faite en parallèle du déploiement de l’“armada” américaine dans les eaux du Moyen-Orient.
L’Iran, de son côté, promet aux États-Unis de mener des représailles si une attaque devait être menée. Le chef d’état-major iranien, le général Amir Hatami, affirme ainsi être prêt pour une “contre-attaque dévastatrice”. Selon lui, compte tenu de la menace qui pèse sur le pays, l’armée iranienne a “priorisé le renforcement de ses capacités stratégiques, dans le but d’apporter une réponse rapide et écrasante à toute invasion ou attaque”.
