Annoncé comme un événement multidimensionnel majeur, le Sommet de la francophonie prévu à Djerba fin novembre a déjà du plomb dans l’aile.
En effet, les principaux leaders occidentaux de cette organisation en tête desquels le Président français Emmanuel Macron et le Premier ministre canadien Justin Trudeau n’ont toujours pas confirmé leur présence. Selon le site d’informations Africa intelligence, ces leaders seraient hésitants à venir dans l’Ile aux lotophages suite au coup de force institutionnel du 25 Juillet par lequel le Président Saied a limogé le Chef du gouvernement et gelé l’Assemblée des représentants du peuple.
Se montrant d’abord bienveillant à l’égard du Président Tunisien, les dirigeants occidentaux ne cachent plus désormais leur inquiétude face à ce paraît être une fuite en avant de Kais Saied qui a repoussé sine die l’échéance de la fin des mesures exceptionnelles et annoncé gouverner par décrets, outre sa volonté déclarée de réécrire la constitution et de réviser la loi électorale. Cette inquiétude s’est encore aggravée après l’interdiction de voyager ou la mise en résidence surveillée de plusieurs députés et hommes d’affaires. Ce tournant autoritaire cadre mal avec l’esprit du Sommet de la francophonie et est en contradiction avec ses principes fondateurs, rappelle-t-on dans le cercle décisionnel du Sommet.
Le Sommet de la francophonie prévu à Djerba est le 18ème du nom et devra marquer le 50ème anniversaire de l’Organisation internationale de la francophonie(OIF). Cette organisation qui regroupe 88 pays qui ont la langue française en partage, a été créée en 1970 à Niamey(Niger) par les présidents Léopold Sédar Senghor(Sénégal), Habib Bourguiba (Tunisie) Hamani Diori (Niger) et Norodom Sihanouk( Cambodge)
