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Dans le monde ces dernières heures

Tunisie Direct par Tunisie Direct
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Dans le monde, ces dernières heures…
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LIBYE – Au cours d’une séance très attendue du Parlement, réuni lundi à Tobrouk, la commission chargée du suivi des élections a présenté un rapport concluant qu’il serait hasardeux de fixer une nouvelle date à ce stade, opposant ainsi une fin de non-recevoir à la date du 24 janvier proposée par la Haute commission électorale libyenne (HNEC). La commission a en revanche préconisé la mise en place d’une «nouvelle feuille de route réaliste et applicable, en définissant ses étapes, au lieu de fixer de nouvelles dates et refaire les mêmes erreurs». Une proposition a cependant été avancée pour un report de six mois.  Dans son rapport lu devant les députés par son président Al-Hadi al-Sghayer, la commission a aussi proposé la mise en place d’une commission chargée de l’élaboration d’une Constitution, supprimée par l’ancien régime Mouammar Kadhafi en 1969, et appelé à «remanier l’exécutif». Dans un communiqué conjoint publié vendredi, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie avaient réclamé que soit décidé rapidement un nouveau calendrier. Semblant anticiper une résurgence des luttes de pouvoir, les cinq pays signataires du communiqué avaient aussi apporté leur soutien à la poursuite du mandat de l’exécutif actuel à Tripoli jusqu’à la tenue effective des élections. 

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MAROC – Oxfam au Maroc se penche dans son dernier rapport sur les exonérations fiscales sur les secteurs de l’immobilier, de l’agriculture et de l’enseignement privé, avec pour but de mettre en lumière les exonérations dont ils profitent et leurs pertinences. Le rapport rappelle d’ailleurs que les exonérations fiscales sont critiquées par la Cour des comptes, ainsi que le rapport sur le Nouveau modèle de développement qui appelle à leur réorientation vers les secteurs en réelle difficulté, alors que ces niches fiscales ont augmenté de 6% en 2021 par rapport à 2020. Selon les estimations, les exonérations fiscales représentaient en 2018 environ 3% du PIB, soit 29 milliards de dirhams (MMDH), «pratiquement le double du budget alloué à l’éducation et à la santé». Alors que les exonérations pèsent lourdement sur les finances publiques, les secteurs concernés n’ont pas démontré de différence significative en termes d’investissement entre des secteurs très exonérés et d’autres pratiquement pas exonérés. Oxfam souligne que «les secteurs exonérés n’affichent en réalité aucune situation justifiant les dépenses fiscales qui leur sont accordées». Malgré les objectifs affichés, les exonérations dans ces trois secteurs ne couvrent pas les besoins du Maroc, regrette-t-elle.

MAURITANIE – Kane Hamidou Baba, candidat de la coalition « Vivre ensemble » à l’élection Présidentielle de 2019 et militant infatigable de la lutte contre les inégalités en Mauritanie est mort des suites d’ un accident de voiture. M. Kane avait été admis à l’hôpital militaire de Nouakchott avant d’être évacué en Espagne. Il était âgé de 66 ans.

Le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani est en visite d’Etat en Algérie depuis lundi. A cette occasion, il a renouvelé son offre de médiation dans la crise entre le Maroc et l’Algérie. Dans un entretien au magazine libanais Iqtissad wal Al Aamal, Mohamed Ould El Ghazouani se dit inquiet « des facteurs de tension qui apparaissent de temps à autre au Maghreb » et dit son espoir de voir un jour l’Union du Maghreb arabe. Il déplore  « l’ampleur inimaginable du coût que les peuples de la région paient en raison de l’échec d’une union maghrébine forte, efficace et intégrée ».

SYRIE – Pour la deuxième fois depuis le début du mois de décembre, le port syrien de Lattaquié, une installation stratégique dans l’ouest du pays, a été touché par des frappes aériennes israéliennes, qui ont causé d’importants dégâts ce mardi, a affirmé un média d’Etat syrien. Depuis que la guerre a éclaté en Syrie en 2011, Israël a mené des centaines de frappes aériennes chez son voisin, ciblant des positions de l’armée ainsi que des forces soutenues par l’Iran et des combattants du mouvement chiite libanais Hezbollah. « Vers 03h21, l’ennemi israélien a mené une agression aérienne avec plusieurs missiles en direction de la Méditerranée (…) ciblant le parc à conteneurs du port de Lattaquié », a indiqué l’agence de presse syrienne Sana en citant une source militaire, en référence au principal port du pays, situé dans le nord-ouest du pays. L’agence n’a pas fait état de victimes mais d’incendies et de « dégâts matériels significatifs », précisant que plusieurs bâtiments proches du port, dont une clinique et des magasins, avaient été endommagés. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG basée au Royaume-Uni et qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie, affirme de son côté que « des armes et des munitions » se trouvaient dans ces conteneurs, ajoutant qu’il n’était « pas clair » si elles étaient en provenance de l’Iran. Le bombardement a « entraîné de violentes explosions qui ont été ressenties dans la ville de Lattaquié et ses environs », a ajouté l’OSDH.

LIBAN – Le président Michel Aoun a appelé lundi 27 décembre à mettre fin à la paralysie politique dans le pays en crise, accusant indirectement son allié, le mouvement chiite Hezbollah, et Amal, l’autre parti chiite, de bloquer les réunions du gouvernement. Ils exigent le remplacement du juge Tareq Bitar, chargé de l’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth. Signe des tensions avec le Hezbollah, Michel Aoun a appelé à un dialogue national, notamment sur l’établissement d’une stratégie en matière de défense, qu’il incombe, selon lui, à l’Etat de mettre en œuvre. Il pourrait y avoir du changement avant les élections législatives de mai, au cours desquelles les adversaires du Hezbollah espèrent renverser la majorité remportée par le groupe et ses alliés en 2018. Le président a également déclaré qu’il souhaitait entretenir de bonnes relations avec les Etats arabes du Golfe, alors que les relations entre Beyrouth et Ryad se sont tendues au fil des années du fait de la place grandissante du Hezbollah au Liban. Il souhaite aussi un dialogue sur un plan de redressement financier, la décentralisation administrative et financière et la mise en place d’une stratégie de défense, mettant en garde contre un « effondrement » de l’Etat.

ISRAËL-IRAN – Israël ne va pas « automatiquement » s’opposer à un accord qui serait conclu avec les grandes puissances sur le nucléaire iranien à Vienne, a affirmé le Premier ministre israélien lors d’une interview à la radio militaire. « Nous ne sommes pas des opposants par principe. Nous adoptons une approche pragmatique », a expliqué Naftali Bennett. « Contrairement à d’autres, nous ne cherchons pas à nous battre pour nous battre, nous essayons plutôt d’apporter un résultat », a-t-il souligné. M. Bennett a toutefois estimé que la probabilité qu’un accord adapté aux intérêts d’Israël émerge des pourparlers de Vienne était « mince ». En fin de compte, bien sûr, il pourrait y avoir un bon accord (…) mais est-ce que cela a des chances de se produire dans une telle dynamique? », a-t-il interrogé. « Non, parce que vous avez besoin d’une position beaucoup plus forte (de la part des dirigeants mondiaux). L’Iran détient des cartes très faibles, mais le monde agit comme si Téhéran négociait en position de force », a-t-il déploré. 

Les pourparlers pour tenter de sauver l’accord qui ont repris lundi à Vienne vont être « très difficiles », a prévenu le coordinateur de l’Union européenne (UE), Enrique Mora, tandis que l’objectif principal de l’Iran sera la levée de toutes les sanctions américaines.

IRAN – Le cauchemar de Benjamin Brière (36 ans) continue. Le Français a entamé une grève de la faim le 25 décembre, après un an et demi de détention. Les autorités iraniennes l’accusent d' »espionnage », ce qu’il a toujours nié. Avec cette action, il souhaite dénoncer ses conditions de détention, alors que sa situation est aujourd’hui au point mort, comme l’explique sa sœur, Blandine Brière. « C’est son appel à l’aide. Il est complètement impuissant face à tout ce qu’il se passe, il ne peut rien maîtriser », assure-t-elle à RMC. Benjamin Brière avait été arrêté en mai 2020 pour avoir pris « des photographies de zones interdites » avec un drone de loisir dans un parc naturel en Iran, selon son avocat. Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré lundi suivre son cas avec « la plus grande attention » et avoir des « contacts réguliers » avec lui au titre de la protection consulaire. Ses conditions carcérales sont qualifiées de « très dures » par sa sœur: « Il est dans une cellule avec une vingtaine de détenus où il n’y a pas de lit pour tout le monde. Personne ne parle sa langue ni l’anglais et il ne connaît pas le persan. » Quelques livres ou des lettres de ses proches, que le consul lui apporte de temps à autre, sont les rares liens qui lui restent avec le monde.

IRAK – La Cour suprême fédérale, plus haute instance constitutionnelle, a ratifié, lundi 27 décembre, les résultats des législatives d’octobre. Peu avant, elle avait rejeté une plainte déposée par les anciens paramilitaires du Hachd al-Chaabi pour les annuler. Cette simple procédure administrative va permettre au nouveau Parlement de tenir, dans un délai de deux semaines, sa session inaugurale, selon la loi. Après les législatives du 10 octobre, l’Alliance de la conquête, vitrine politique du Hachd al-Chaabi, avait déposé sa plainte en dénonçant un scrutin entaché de fraudes. L’influente formation soutenue par Téhéran n’a remporté que 17 sièges – contre 48 au sein du Parlement sortant de 329 députés.  Son chef Hadi al-Ameri a annoncé qu’il « respectait la décision de la Cour fédérale, malgré notre profonde conviction que le processus électoral a été entaché de nombreuses fraudes et manipulations .Les élections ont été remportées par le grand rival du Hachd, le courant du leader chiite Moqtada al-Sadr, qui a obtenu 73 sièges et devient le premier bloc au Parlement, selon les résultats officiels annoncés par la commission électorale.

Malgré son échec, le Hachd al-Chaabi reste un acteur politique incontournable, fort du soutien de l’Iran et de ses 160 000 combattants intégrés aux forces régulières.

RUSSIE – La Cour suprême russe a ordonné ce mardi la dissolution de l’ONG Mémorial, pilier de la défense de la lutte contre les répressions dans la Russie contemporaine et gardienne de la mémoire des victimes du Goulag. Cette décision intervient en conclusion d’une année marquée par la répression croissante des personnes, ONG et médias perçus comme des critiques du président Vladimir Poutine, au pouvoir depuis bientôt 22 ans. « La décision est de liquider Mémorial International et ses antennes régionales », a annoncé l’ONG sur son compte Telegram. Quelques secondes plus tôt, la juge Alla Nazarova avait dit « accéder à la demande du Parquet » de dissoudre cette ONG. En cause, le non-respect d’obligations découlant de son statut « d’agent de l’étranger ». Ce label, qui rappelle celui « d’ennemi du peuple » pendant l’URSS, désigne des organisations considérées comme agissant contre les intérêts russes en recevant des fonds étrangers. Devant la cour, le procureur Alexeï Jafiarov s’est fendu d’une attaque en règle visant l’ONG, l’accusant de « créer une image mensongère de l’URSS en tant qu’État terroriste », de « salir la mémoire » de la Seconde Guerre mondiale et de chercher à « réhabiliter des criminels nazis ».

Les problèmes judiciaires de Mémorial ne s’arrêtent pas là. Dans un autre dossier, le Parquet exige la dissolution de son Centre de défense des droits humains, accusé d’apologie « du terrorisme et de l’extrémisme », en plus de violations de la loi sur les « agents de l’étranger ». Dans cette affaire, une audience est prévue mercredi devant un tribunal de Moscou. Les avocats de l’ONG ont dénoncé des persécutions infondées, disproportionnées et politiques.

UKRAINE – Les Etats-Unis et la Russie ont annoncé, ce mardi 28 décembre, s’être entendus sur la tenue le 10 janvier de pourparlers sur l’Ukraine et la sécurité en Europe. Ces discussions visent à permettre une désescalade des tensions autour de l’Ukraine. Kiev et ses alliés occidentaux accusent Moscou d’avoir massé des dizaines de milliers de militaires à sa frontière. En tête des revendications russes, formulées dans des projets de traités remis aux Etats-Unis et à l’Otan, l’interdiction de toute expansion future de l’Alliance atlantique ainsi que de toute coopération militaire dans ce que la Russie considère comme sa zone d’influence. « Le 10 janvier sera le jour principal des consultations bilatérales russo-américaines » prévues à Genève, a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Riabkov, à l’agence Tass, estimant qu’un accord ne sera pas trouvé en « un seul jour ». Peu auparavant, un porte-parole du Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis avait annoncé à l’AFP que les négociations du 10 seraient notamment suivies le 12 janvier d’un rendez-vous Otan-Russie. Le 13 janvier est prévu un round de discussions au sein de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), fondée durant la Guerre froide pour favoriser le dialogue Est-Ouest.

BIRMANIE – L’ONG Save the Children a confirmé, ce mardi 28 décembre, la mort de deux de ses employés qui avaient été portés disparus depuis le week-end dernier dans l’est de la Birmanie. Les deux humanitaires « étaient parmi les 35 personnes au moins, dont des femmes et des enfants, qui ont été tuées vendredi dans une attaque commise par les militaires birmans », a déclaré l’ONG dans un communiqué. Les dépouilles calcinées d’une trentaine de personnes avaient été retrouvées dans des camions brûlés dans l’État de Kayah, situé dans l’est du pays.  « Les militaires ont forcé les gens à descendre de leur voiture, en ont arrêté certains, en ont tué beaucoup et ont brûlé les corps », a ajouté l’ONG, qui emploie environ 900 personnes en Birmanie et a décidé de suspendre ses activités dans l’État de Kayah et dans plusieurs autres régions. La nouvelle envoyée spéciale de l’ONU pour la Birmanie, Noeleen Heyzer, s’est alarmée lundi « de l’escalade continue de la violence » dans le pays. « Profondément inquiète », elle a appelé à un cessez-le-feu entre la junte militaire birmane et ses opposants à l’occasion de la nouvelle année.

ETATS-UNIS – Une adolescente de 14 ans a été tuée dans une cabine d’essayage par une balle perdue tirée par un policier intervenant pour une agression dans le magasin, a déploré lundi la police de Los Angeles, qui a ouvert une enquête et publié les vidéos de l’incident. Le drame est survenu le 23 décembre dans un magasin de vêtements de North Hollywood, près de Los Angeles, où la police avait été appelée pour « une attaque à main armée » en cours, selon le communiqué de la police. À leur arrivée, les policiers avaient découvert une femme en sang « souffrant de diverses blessures », non loin d’un suspect. Ils avaient ouvert le feu sur ce dernier, le tuant sur place. « A l’insu des policiers, une fille de 14 ans se trouvait dans une cabine d’essayage de l’autre côté d’un mur situé directement derrière le suspect » et ce n’est qu’après la fusillade que les agents ont découvert que l’adolescente avait été mortellement touchée par une balle. « D’après les premiers éléments de l’enquête, il semble que la victime ait été frappée par l’une des balles tirées par un policier sur le suspect », relève le communiqué. Valentina Orellana-Peralta était en train de faire des achats avec sa mère en vue de son quinzième anniversaire, la « quinceanera », une cérémonie de passage à l’âge adulte extrêmement importante en Amérique latine et parmi certaines communautés hispaniques aux Etats-Unis.

SENEGAL – Il était attendu. Le nouveau Train Express Régional a été inauguré le 27 décembre 2021 par le président sénégalais Macky Sall. Ce TER doit relier les 36 kilomètres séparant Dakar de la ville nouvelle de Diamniadio en une vingtaine de minutes et les 57 kilomètres avec le nouvel aéroport international Blaise Diagne en 55 minutes. Quatorze gares ont été aménagées le long du parcours. Les trains vont rouler à une vitesse de pointe de 160 km/h et pourront transporter 115 000 personnes par jour. Les rames de quatre voitures chacune sont construites par le groupe français Alstom.

L’infrastructure, qui a coûté plus d’un milliard d’euros, devrait réduire les énormes bouchons que connaît la métropole ouest-africaine où se concentre la quasi-totalité des activités économiques du pays. Il s’agit d’un tronçon sur lequel les usagers perdent habituellement des heures en voiture. Les embouteillages coûtent officiellement à la ville 152 millions d’euros par an. De plus, il devrait permettre la création d’un millier d’emplois. Des milliers d’expropriés sont en colère.

SOUDAN – « Trente et un corps ont été sortis tandis qu’un mineur a survécu à l’effondrement d’une mine artisanale dimanche soir », a déclaré ce mardi Khaled Dahoui, directeur de la Compagnie publique des ressources minières du Kordofan-Ouest. « Huit mineurs sont toujours portés disparus » alors que cet incident n’a été découvert que le lendemain et que les recherches se poursuivent dans cette mine proche d’al-Nohoud, à 500 kilomètres à l’ouest de Khartoum, où déjà quatre mineurs étaient morts dans des circonstances similaires en janvier 2021. Ces mineurs étaient uniquement équipés d’outils artisanaux, comme souvent dans les mines du Soudan, troisième producteur d’or d’Afrique, après l’Afrique du Sud et le Ghana, avec 80 tonnes mises au jour chaque année. Depuis une dizaine d’années, ces fouilles artisanales se sont multipliées à travers le Soudan représentant désormais 80 % de la production nationale. Selon les autorités, ce secteur emploie environ deux millions de personnes, des mineurs, mais aussi des proches qui viennent aider à creuser ou à casser des pierres pour sortir l’or du sous-sol. Une ressource précieuse au Soudan, l’un des pays les plus pauvres au monde, englué dans le marasme politique aggravé par un coup d’État militaire en octobre et une inflation qui caracole au-delà de 300 %.

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