Dans le monde ces dernières heures

ALGÉRIE – Plus de 3.000 personnes ont été tuées dans des accidents de la route survenus au cours des 11 premiers mois de 2021 en Algérie. « Les accidents enregistrés au cours de cette période ont également fait 29.763 blessés », a précisé Mme Fatima Khalaf, chargée de communication à la délégation de la Sécurité routière algérienne, dans des déclarations à la presse. D’après la délégation, le facteur humain reste à l’origine de 92,95 % des accidents à cause de l’excès de vitesse et des dépassements dangereux. Les routes algériennes sont réputées parmi les plus dangereuses au monde. En Algérie, les accidents de la route provoquent chaque année entre 3.000 à 4.000 décès et plus de 40.000 blessés. Ce bilan a valu à l’Algérie la troisième position dans le classement établi par la Banque mondiale qui concerne le taux de mortalité pour 100.000 habitants à cause des accidents de la route.
POLISARIO – Prévue ce dimanche 2 janvier, la rentrée scolaire a été reportée au 9 janvier prochain « en raison des nombreux problèmes causés par une fièvre saisonnière chez les enfants». Le média pro-Polisario EC Saharaui assure que depuis deux semaines, «une épidémie virale, encore inconnue, a contraint des milliers de mineurs à rester chez eux à cause de la fièvre et de la toux». Il décrit une «situation sanitaire difficile dans les camps de réfugiés sahraouis en l’absence de médicaments et de médecins qualifiés» et dénonce que «jusqu’à présent, le ministère de la Santé ne s’est pas encore prononcé sur la situation sanitaire difficile». Le média du Polisario n’indique à aucun moment qu’il pourrait s’agir du Covid-19.
D’autre part, selon le site Sahel Intelligence, les enfants sont victimes de violences graves à Tindouf. Selon plusieurs ONG internationales, le nombre de cas d’enlèvements, de violences sexuelles et d’enrôlement des enfants par la milice du Polisario ainsi que par les services sécuritaires algériens, aurait augmenté à un rythme alarmant dans ces camps de Tindouf.

MAROC – Le conseil économique social et environnemental vient de publier un rapport sur les addictions : 6 millions de personnes fument dont 5,4 millions d’adultes et un demi-million de mineurs de moins de 18 ans. Chaque année 15 milliards de cigarettes sont consommées avec des teneurs en nicotine et en substances toxiques supérieures aux produits autorisés en Europe et 35,6% de la population sont exposées au tabagisme.
7,9% des élèves âgés entre 13 et 17 ans sont des fumeurs dont 63,3% ont commencé avant l’âge de 14 ans, 9,0% disent avoir consommé au moins une fois du cannabis au cours de leur vie (64% ont commencé avant l’âge de 14 ans), 13,3% ont expérimenté la consommation de l’alcool, 5% ont expérimenté la consommation des psychotropes et la prévalence de la cocaïne durant la vie était de 1,4%.
2,8 à 3,3 millions de personnes pratiquent le jeu d’argent dans notre pays, dont 40% sont considérés comme des joueurs à risques excessifs.
40% ont un usage problématique sur Internet et environ 8% sont en situation d’addiction.
Le rapport regrette que ces addictions ne soient pas assez reconnues ni prises en charge par les organismes de protection sociale.
SYRIE – Neuf combattants pro-régime ont été tués et 15 autres blessés dans une attaque du groupe État islamique (EI) contre un convoi militaire dans l’est de la Syrie, a rapporté ce lundi 3 janvier l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). L’attaque s’est produite dimanche soir près d’installations pétrolières dans une zone désertique de l’Est syrien, selon l’ONG. De son côté, une source militaire de l’agence d’État SANA a fait état de cinq morts. Cette attaque n’a pas immédiatement été revendiquée par l’EI, qui a mené plusieurs opérations similaires dans cette région riche en pétrole jadis au cœur de son proto-État, qui s’étendait sur des larges pans des territoires syrien et irakien. Depuis le 24 mars 2019, l’OSDH a fait état de 1790 soldats et miliciens pro-régime tués lors d’offensives, d’attentats et d’embuscades menées par l’EI. La Russie, alliée du régime syrien, a mené d’intenses raids aériens ciblant des positions de l’EI dans le désert syrien ces derniers jours, rapporte cette ONG.

EGYPTE – Le canal a vu transiter 1,27 milliard de tonnes de cargaisons diverses, « ce qui dépasse l’intégralité des chiffres enregistrés jusqu’alors », selon le président de l’Autorité du canal de Suez (SCA). Il a rapporté 6,3 milliards de dollars (environ 5,5 milliards d’euros) en 2021, le chiffre d’affaires « le plus haut » jamais enregistré pour cette voie cruciale pour le commerce maritime située dans l’est de l’Égypte, malgré un blocage historique en mars. Cela représente une hausse de 13 % par rapport à 2020, explique dans un communiqué le président de l’Autorité du canal de Suez (SCA), Oussama Rabie. Le nombre de navires l’ayant emprunté atteint 20 694, contre 18 830 en 2020, soit plus de 56 navires par jour, note encore l’établissement public. Et ce, en dépit du blocage en mars de cette route par le porte-conteneurs géant Ever Given, occasionnant une importante perturbation du commerce maritime mondial. Le canal de Suez voit passer environ 10 % du commerce maritime mondial.
IRAK – Les militaires américains ont abattu ce lundi deux drones piégés lancés contre une base à l’aéroport de Bagdad où sont stationnées des troupes de la coalition internationale anti jihadistes dirigée par les Etats-Unis, a indiqué à l’AFP un responsable de cette coalition. « Deux drones armés ont ciblé l’aéroport de Bagdad ce matin aux environs de 4h30 » (01h30 GMT) où un « Centre de soutien diplomatique, BDSC » américain, abrite « un très petit nombre de troupes de la coalition, qui n’ont pas un rôle de combat », a précisé le responsable sous couvert d’anonymat. L’attaque, qui n’a pas été revendiquée dans l’immédiat, intervient le jour même du deuxième anniversaire de la mort du général iranien Qassem Soleimani et de son lieutenant irakien, tués dans une attaque au drone des Etats-Unis sur la route de l’aéroport international de Bagdad.

YÉMEN – La coalition militaire dirigée par l’Arabie a accusé ce lundi les rebelles yéménites d’avoir « capturé » un bateau battant pavillon émirati en mer Rouge. Les rebelles Houthis portent la « responsabilité de cet acte criminel » visant un bateau qui transportait du matériel médical, a déclaré la coalition dans un communiqué cité par l’agence officielle saoudien SPA et publié dans le royaume saoudien. De leur côté, les rebelles Houthis du Yémen ont confirmé avoir saisi le bateau, en affirmant qu’il transportait du « matériel militaire ». Le bateau est « entré dans les eaux yéménites sans aucune autorisation » et « se livrait à des actes hostiles », a accusé sur Twitter le porte-parole militaire des rebelles, Yahya Saree. Le bateau a été saisi au large de la province portuaire yéménite de Hodeida (ouest).
D’autre part, le nord-ouest montagneux du pays a commencé l’année sous la neige. Il s’agirait, selon plusieurs médias locaux, des plus grosses tombées depuis 2018. Pour les jours à venir, le centre national de météorologie du pays a annoncé des orages accompagnés de grêle à La Mecque, Al Bahah, Riyad, Al Qassim et dans d’autres régions.
ISRAËL – Un officiel de haut-rang du ministère israélien des Affaires étrangères a confirmé ce lundi à i24NEWS qu‘ Israël et l’Indonésie travaillaient en vue d’une future normalisation des relations diplomatiques. C’est sous l’égide des Etats-Unis que se déroulent les discussions entre les deux Etats, rapporte le correspondant d’i24NEWS Jonathan Serero, présent lors du briefing qui a lieu ce lundi matin au ministère israélien des Affaires étrangères. « Notre objectif est la normalisation des relations avec l’Indonésie », a indiqué l’officiel israélien. « Le processus est lent et laborieux, mais nous sommes optimistes », a-t-il ajouté. Selon l’officiel, d’autres projets de normalisation avec des pays musulmans sont en cours, notamment avec les Îles Comores, les Maldives et sur le plus long terme, en premier lieu, l’Arabie saoudite, puis le Koweït et le Qatar.

COVID – Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a annoncé dimanche 2 janvier que tous les Israéliens de plus de 60 ans et le personnel médical pourront bénéficier d’une quatrième dose de vaccin contre le Covid-19, en pleine flambée des contaminations liée au très contagieux variant Omicron. « La vague d’Omicron est là et nous devons nous protéger », a déclaré M. Bennett. Jeudi 30 décembre, les autorités sanitaires avaient donné le feu vert à la 4e dose pour les personnes immunodéprimées, à la suite de la campagne de doses de rappel l’été dernier. « On peut envisager d’avoir 50 000 nouveaux cas par jour prochainement », a mis en garde M. Bennett, qui a réitéré son appel à une vaccination massive pour les adultes et pour les enfants qui ne le sont pas encore. Israël a par ailleurs reçu, jeudi 30 décembre, une première livraison de pilules anti coronavirus de Pfizer.
AFRIQUE DU SUD – L’incendie dévastateur qui a ravagé le Parlement sud-africain au Cap et qui avait été maîtrisé dans la matinée, est reparti ce lundi peu avant 17H00 (15H00 GMT), des flammes s’échappant à nouveau des toits, ont déclaré les pompiers à l’AFP. « Le feu a repris dans le toit du bâtiment abritant l’Assemblée nationale », a déclaré à l’AFP le porte-parole des pompiers de la ville, Jermaine Carelse. Les secours avaient annoncé dans la matinée que le feu était sous contrôle, une dizaine de pompiers seulement étaient encore sur place. La bibliothèque du Parlement, qui compte une collection unique de livres, semble avoir été épargnée. L’ampleur des dégâts n’a pas encore été établie mais l’enceinte de l’Assemblée nationale a été complètement détruite. « Le plus gros des dégâts sont sans doute dans ce bâtiment qui ne pourra pas être utilisé avant des mois », selon M. Carelse. Selon les premiers éléments de l’enquête, le feu s’est déclenché dans deux foyers distincts. Et une fermeture de l’arrivée d’eau a empêché le système d’extinction automatique de fonctionner correctement. Un rapport doit être remis dans les 24 heures au président Cyril Ramaphosa, qui s’est rendu sur place dimanche. Un homme de 49 ans a été arrêté dans l’enceinte du Parlement. Il a été inculpé pour « vol avec effraction, incendie criminel ».

KENYA – Six personnes sont mortes ce lundi dans le comté de Lamu, une région de l’est du Kenya bordant la Somalie, lors d’une attaque présumée des rebelles shebabs, a affirmé à l’AFP un responsable local. « Nous avons eu une attaque, suspectée d’avoir été commise par les shebab, dans une localité appelée Widhu et nous avons perdu six personnes », a déclaré à l’AFP Irungu Macharia, un responsable du gouvernement local. Un homme a été décapité et cinq ont été tués par balles ou brûlés. Selon la police, les assaillants ont blessé à l’arme blanche et décapité une personne âgée, puis pillé sa maison et tué par balles un autre homme, dont le corps a été retrouvé au bord d’une route. Plus loin, les corps de quatre autres hommes ont été retrouvés brûlés, les mains attachées, et ne pouvaient pas être identifiés, selon un rapport de la police. «De plus, plusieurs maisons ont été incendiées dans la localité», ajoute ce rapport. Des douilles ont été trouvées et une enquête est en cours. Depuis son intervention militaire dans le sud de la Somalie, en 2011, pour lutter contre les islamistes somaliens shebab, le Kenya a été la cible de plusieurs attentats meurtriers.
NUCLÉAIRE – Les cinq pays membres du Conseil de sécurité (États-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni et France) se sont engagés ce lundi à « prévenir la poursuite de la dissémination » des armes nucléaires, dans une déclaration commune avant une conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération (TNP). En pleine négociation avec l’Iran, soupçonné de vouloir se doter de la bombe atomique, ces cinq puissances nucléaires soulignent leur « volonté de travailler avec tous les États pour mettre en place un environnement de sécurité permettant d’accomplir davantage de progrès en matière de désarmement, avec pour objectif ultime un monde exempt d’armes nucléaires », précise la présidence française, qui coordonne les travaux de ces pays depuis deux ans. Cette déclaration est publiée avant la tenue, prévue cette année sous l’égide de l’ONU, de la 10e Conférence d’examen des parties au TNP, le traité international entré en vigueur en 1970 afin d’empêcher la propagation des armes nucléaires. Il compte 191 États parties. « Nous affirmons qu’une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée », affirment les cinq pays signataires.

BRÉSIL – Le président Jair Bolsonaro, 66 ans, a été hospitalisé en urgence tôt ce lundi matin à Sao Paulo, en raison d’une probable nouvelle occlusion intestinale, interrompant ses vacances dans le sud du pays, ont annoncé les médias locaux tels TV Globo. Depuis une tentative d’assassinat au couteau en pleine campagne électorale en septembre 2018, Jair Bolsonaro a subi une demi-douzaine d’opérations de l’abdomen en raison d’adhérences, la dernière en juillet 2021, dans l’hôpital privé de Vila Nova Star où il se trouvait de nouveau ce lundi. Interrogée par l’AFP, la présidence n’a ni confirmé ni démenti l’information donnée par les grands médias du pays. En juillet dernier, le chef de l’Etat d’extrême droite en fonction depuis 2019 avait été hospitalisé quatre jours durant pour une occlusion à Vila Nova Star, où il avait été transféré après une admission en urgence à Brasilia en raison de violentes douleurs abdominales.
SOUDAN – Le Premier ministre Abdallah Hamdok, visage civil de la transition, a démissionné dimanche à l’issue d’une nouvelle journée meurtrière dans le pays où les généraux sont désormais seuls aux commandes. Alors que la rumeur ne cessait d’enfler et que la presse locale assurait qu’il ne se présentait plus à son bureau depuis des jours, Abdallah Hamdok a jeté l’éponge, expliquant longuement sur la télévision d’Etat avoir tout tenté mais avoir finalement échoué dans un pays dont la « survie » est selon lui « menacée » aujourd’hui. Les différentes forces politiques du pays sorti en 2019 de 30 années de dictature militaro-islamiste d’Omar el-Béchir sont trop « fragmentées », a-t-il expliqué, et les camps civil et militaire trop irréconciliables pour qu’un « consensus » vienne « mettre fin à l’effusion de sang » et donner aux Soudanais le slogan phare de la révolution anti-Béchir de 2019 : « liberté, paix et justice ». Peu de temps avant la démission d’Abdallah Hamdok, les prérogatives de l’ex-NISS, les services de renseignement (qui ont changé de nom dans l’intervalle), avaient été en partie réactivées. Les manifestants, eux, ont décrété que 2022 serait « l’année de la poursuite de la résistance ».

TURQUIE – L’inflation s’est envolée à 36,08% sur un an en décembre en Turquie, un record depuis septembre 2002 dû à la dégringolade de la livre turque qui place le président Recep Tayyip Erdogan en position inconfortable, à dix-huit mois de la prochaine élection présidentielle. Cette hausse des prix à la consommation, plus de sept fois supérieure à l’objectif initial du gouvernement, à 13,58% sur le seul mois de décembre, s’explique par la chute de près de 45% de la livre turque face au dollar en un an, malgré des mesures d’urgence annoncées par le chef de l’Etat mi-décembre. Les chiffres de l’inflation font toutefois l’objet d’une âpre bataille politique: l’opposition et une partie de la population accusent l’Office national des statistiques (Tüik) de sous-estimer sciemment la hausse des prix, alimentée par la politique économique du président Erdogan, qui a poussé la banque centrale turque à abaisser systématiquement ses taux d’intérêt ces derniers mois. Recep Tayyip Erdogan écarte encore tout resserrement de la politique monétaire, estimant, à rebours des théories économiques classiques, que les taux d’intérêts élevés favorisent l’inflation.
TAÏWAN – Un puissant séisme s’est produit ce lundi 3 janvier au soir au large de la côte est de Taïwan, a indiqué le Bureau météorologique, la secousse ayant été ressentie dans la capitale Taipei sans que des victimes ou dégâts soient signalés dans l’immédiat. La secousse, d’une magnitude de 6 s’est produite à une faible profondeur de 19 kilomètres, selon ce Bureau qui a affirmé qu’aucun dommage n’a été rapporté dans un premier temps. L’épicentre a été situé en mer, à 56 kilomètres de ville de Hualien, sur la côte est de l’île. Une journaliste de l’AFP à Taipei a raconté que les bâtiments ont sérieusement oscillé lorsque la secousse a frappé à 17H46 (09H46 GMT). Taïwan est régulièrement frappée par des tremblements de terre car l’île se trouve près de la jonction de deux plaques tectoniques.
HONG KONG – Les journalistes du site d’information CitizenNews ont dénoncé, ce lundi 3 janvier, le déclin de la liberté de la presse dans le territoire, quelques heures après avoir annoncé une cessation de leurs activités par crainte pour leur sécurité. Cette fermeture intervient moins d’une semaine après celle du site d’information pro-démocratie Stand News qui a été visé par des perquisitions et sept arrestations pour « publication séditieuse », le dernier exemple en date de la répression exercée sur la presse locale par les autorités fidèles à Pékin.
CitizenNews, un site d’information non partisan fondé en 2017 par un groupe de journalistes chevronnés et financé par ses lecteurs, est l’un des organes d’information en ligne les plus populaires de Hong Kong, avec plus de 800 000 abonnés sur les réseaux sociaux

MALI – Dimanche 2 janvier, une dizaine d’organisations politiques ont rejeté la durée de la transition de cinq ans proposée la veille par le gouvernement à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Dans un communiqué, le « Cadre d’échange des partis et regroupements politiques pour une transition réussie » indique que cette échéance, outre qu’elle « viole la charte de la transition, n’a pas fait l’objet de discussions au Mali et ne saurait être en aucun cas une aspiration profonde du peuple malien ». « Par conséquent, le Cadre rejette ce chronogramme unilatéral et déraisonnable », ajoute-t-il. Le Cadre d’échange réunit plusieurs partis et regroupements de partis, dont le Rassemblement pour le Mali (RPM), de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta – renversé le 18 août 2020 –, et Yelema, de l’ancien premier ministre Moussa Mara. Cette coalition avait déjà annoncé son refus de prendre part aux Assises nationales de la refondation, organisées du 11 au 30 décembre. Il avait exprimé ce refus le 19 novembre au colonel Assimi Goïta, au pouvoir depuis le putsch du 18 août 2020. Les dirigeants ouest-africains se réuniront en sommet extraordinaire sur le Mali le 9 janvier à Accra.
AFGHANISTAN – Depuis qu’ils ont pris le pouvoir en août dernier, les talibans durcissent leurs lois quant au respect de leur vision rigoriste des préceptes religieux de l’islam. Après avoir interdit aux femmes de voyager non accompagnées d’un homme de leur famille lorsqu’elles partent au-delà de 72 km et de montrer leur visage lorsqu’elles circulent à bord de taxis, les talibans répriment sévèrement la vente et la consommation d’alcool. Illustration avec une saisie spectaculaire d’alcool dernièrement à Kaboul que les nouvelles autorités talibanes ont largement médiatisée via une vidéo publiée sur Twitter par les services de sécurité afghans. Sur la vidéo publiée sur Twitter, on voit plusieurs hommes en uniforme militaire, le visage masqué, faire basculer de grands barils bleus au-dessus d’un canal à Kaboul. Leur contenu transparent se déverse : il s’agit de 3 000 litres d’alcool, affirment les services de renseignement afghans, à l’origine de la mise en scène. Ils indiquent que la saisie a été réalisée lors d’un raid dans la capitale afghane.

OPEP – Le Koweïtien Haitham Al-Ghais a été nommé, ce lundi 3 janvier, secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), a annoncé le cartel à la veille de sa réunion mensuelle. Ce vétéran, fort d’une expérience de plusieurs décennies dans le secteur, prendra ses fonctions en août, pour trois ans. Il remplacera le Nigérian Mohammed Barkindo, en poste depuis 2016, alors que l’OPEP est confrontée au défi de la reprise de la demande d’or noir après le choc de la pandémie de Covid-19. Le secrétaire général de l’OPEP n’a pas de pouvoir exécutif ; il est la figure publique de l’organisation et fait parfois office de diplomate pour faciliter les discussions entre des pays aux intérêts divergents, comme l’Arabie saoudite et l’Iran, ou plus récemment avec les Emirats arabes unis. Les experts s’attendent à ce que le cartel décide demain mardi d’une augmentation de 400.000 barils par jour de sa production en février.
