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Dans le monde ces dernières heures

Tunisie Direct par Tunisie Direct
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Dans le monde, ces dernières heures…
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ALGÉRIE – Selon le bilan quotidien communiqué mardi soir par le ministère de la Santé, 421 nouveaux cas positifs ont été recensés durant les dernières 24 heures. La même source a déploré sept nouveaux décès, à cause de la pandémie. C’est pour la première fois, depuis l’été 2021, que le pays qui traverse, actuellement une 4ème vague de la pandémie, voit la courbe des contaminations passer au-dessus du seuil des 400 cas quotidiens. Une première depuis plus de quatre mois. Lundi, le ministère algérien de la Santé avait communiqué le chiffre de 373 nouveaux cas, contre 341 nouvelles infections dimanche 2 janvier et 386 nouveaux cas samedi 1er janvier. Avec ces nouveaux chiffres, l’Algérie totalise, depuis le début de cette maladie, 219 953 cas de contamination, 6 303 décès et 151 095 guérisons. « La situation épidémiologique actuelle exige de tout citoyen vigilance et respect des règles d’hygiène et de distanciation physique, tout en insistant sur le respect du port du masque », a préconisé le ministère algérien. Parallèlement à cette hausse du nombre de cas de contaminations, l’Algérie connaît aussi une propagation inquiétante du variant Omicron, avec l’enregistrement de 16 cas confirmés.

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MAROC – La convention relative au Plan de la mise en œuvre conjointe de «la Ceinture et la Route » entre le Royaume du Maroc et la République populaire de Chine a été signée, ce mercredi, lors d’une cérémonie organisée par visioconférence par le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, et le vice-président de la Commission nationale chinoise de la Réforme et du Développement, Ning Jizhe. Cette Convention vise à favoriser l’accès aux financements chinois prévus par l’initiative « la Ceinture et la Route » pour la réalisation de projets d’envergure au Maroc ou pour la facilitation des échanges commerciaux, l’établissement de joint-ventures dans différents domaines (parcs industriels, énergies, y compris énergies renouvelables). Elle porte également sur la coopération en matière de Recherche et Développement (technologie, énergie, agriculture, …), et la coopération technologique et technique, ainsi que la formation professionnelle. Le gouvernement chinois s’engage, en vertu de cette convention, à encourager les grandes sociétés chinoises à s’implanter et/ou à investir sur le territoire marocain (industrie automobile, aéronautique, high-tech et e-commerce, industrie agricole et textile…). La convention relative au Plan de la mise en œuvre conjointe de la Ceinture et de la Route entre le Royaume du Maroc et la République populaire de Chine a été signée, mercredi, lors d’une cérémonie organisée par visioconférence. Le géant chinois du BTP, China Communications Construction Co (CCCC), est, apprend-on,  en passe d’être sélectionné pour réaliser les travaux de construction d’une unité flottante de regazéification au port de Mohammedia.

ALGÉRIE-MAROC – Décidément, le rapport de la Banque mondiale sur l’Algérie et la pauvreté multidimensionnelle ne passe pas. L’agence APS qui l’a qualifié d’erroné et des « tentative des déstabilisation », accuse maintenant le Maroc et un Tunisien d’être derrière ce « faux rapport » : « les informations qui ont servi à la Banque Mondiale sortiraient de l’imagination d’un affabulateur qui a pour nom Farid Belhadj, vice-président de la Banque Mondiale en charge de la région MENA, qui est le rédacteur de ce rapport tendancieux. Farid Belhadj, qui est de nationalité tunisienne, avait occupé le poste de chef de cabinet du président de la Banque Mondiale, est un ami proche du prince du Maroc, Moulay Rachid et de nombreux ministres marocains ». « Ce douteux personnage malsain est entré à la Banque Mondiale en 1996 en qualité de conseiller juridique, notamment pour le Maroc, l’Egypte, l’Iran, l’Algérie et la Thaïlande. De 2002 à 2007, il a été responsable des opérations de la BM pour le Maroc, ce qui justifie toute sa haine envers l’Algérie ». En 2018, il est bombardé Vice-président de la Banque Mondiale pour la région Mena, » période durant laquelle de nombreux rapports complaisants sur le Maroc ont été rédigés dont le dernier qui classe le royaume du mal et de la misère comme étant un des rares pays qui ont tiré profit de la pandémie. Quel gros mensonge! A partir de là, il ne faut plus s’étonner de lire à l’avenir de faux-rapports sur l’Algérie commandés et orientés par le Makhzen marocain »…

MAURITANIE – L’Agence mauritanienne d’information a annoncé mardi 4 janvier la mort de trois Mauritaniens, des chercheurs d’or. Ils ont été tués dimanche lors d’une frappe alors qu’ils étaient présents dans la « zone tampon », une zone neutre qui sépare la partie du Sahara occidental dominée par le Polisario et celle sous contrôle marocain et qui est gérée par l’ONU. C’est dans cette même « zone tampon » que trois chauffeurs de camions algériens avaient été visés par des drones marocains début novembre 2021. Ce nouvel incident vient ainsi raviver la tension et témoigne de la volonté accrue du royaume chérifien d’affirmer « la marocanité » du Sahara occidental. Ces derniers temps, il y a « une recrudescence des événements violents sur le terrain », selon le chercheur Pierre Vermeren, professeur d’histoire contemporaine et spécialiste du Maghreb à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, qui précise, à RFI, que toutes les parties sont concernées. « Et ça ne donne lieu bizarrement à aucune intervention de l’ONU, aucun commentaire non plus de l’Union européenne, qui est divisée sur ce sujet. Donc, on est dans une situation de ni guerre ni paix, mais à force de laisser les incidents se multiplier, c’est évidemment quelque chose de dangereux. » 

EGYPTE – Le militant politique égypto-palestinien Ramy Shaath, détenu depuis plus de deux ans, a été libéré, a indiqué ce lundi une source judiciaire. L’homme de 48 ans, une figure de la révolution égyptienne de 2011 et le coordinateur en Egypte du mouvement Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS, prônant le boycott d’Israël dans la lutte contre l’occupation des Territoires palestiniens, NDLR) était emprisonné depuis juillet 2019 pour avoir voulu fomenter des « troubles contre l’Etat ». Son épouse française, Céline Lebrun, avait, elle, été expulsée vers Paris au moment de son arrestation. « J’ai entendu parler de la décision mais d’après ce que je sais, il n’est pas encore sorti. On publiera une déclaration quand il sera dehors et dans l’avion », a déclaré sa femme. L’Egypte compte plus de 60.000 détenus d’opinion, selon des ONG. 

IRAK – Le ministère irakien de la Défense a annoncé, ce mercredi, qu’un camp militaire situé à proximité de l’aéroport international de Bagdad avait fait l’objet d’une attaque à la roquette. Le camp visé, « al-Nasr », était connu sous le nom de « Base Victoria », et c’est l’un des sites militaires où se trouvent les conseillers de la Coalition internationale. Il s’agit de la quatrième attaque contre la Coalition internationale en Irak, en l’espace d’une semaine, après une attaque similaire contre un site de la Coalition à l’aéroport de Bagdad, survenue dans la journée du lundi, et une autre attaque contre la base aérienne « Ain al-Assad » à Anbar (ouest), dans la journée du mardi. Un convoi de la Coalition a été la cible d’une attaque à l’engin explosif, au sud de Bagdad, dans la même journée. Ces attentats ont eu lieu sur fond des menaces formulées par les factions armées irakiennes, proches de l’Iran, de cibler les forces étrangères en Irak, après avoir formulé des doutes quant à l’annonce de leur retrait et la réduction de leurs missions de conseil.

IRAN- Au moins huit personnes ont péri dans des inondations provoquées par des pluies diluviennes dans le sud de l’Iran, ont rapporté mardi les médias d’Etat soulignant que les prévisions météo font état de trois jours de fortes précipitations encore à venir. Deux autres personnes sont portées disparues et 14 sont blessées. La province de Fars est celle qui a connu le nombre de décès le plus élevé avec cinq morts, a indiqué Rahim Azadi, un responsable local de la gestion des crises, cité par Irna. Le Croissant-Rouge iranien a fourni des « hébergements d’urgence à plus de 3.000 personnes tandis que plus de 20.000 autres ont reçu une aide d’urgence », a pour sa part déclaré son chef des Opérations de sauvetage et d’urgence, Mehdi Valipour, à la télévision d’Etat. « Des maisons ont été inondées et des infrastructures telles que les réseaux routiers et des communications ont été endommagées », a-t-il ajouté. La province de Fars est celle qui a connu le nombre de décès le plus élevé avec cinq morts, a indiqué Rahim Azadi, un responsable local de la gestion des crises, cité par Irna. Des pays du Golfe sont également touchés depuis dimanche, notamment l’Arabie saoudite et Oman, ou encore les Emirats arabes unis et le Koweït où les écoles ont suspendu les classes et les examens.

LIBAN – Les violentes attaques lancées lundi soir contre l’Arabie saoudite par le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah ont provoqué mardi une levée de boucliers chez une partie de la classe politique libanaise. Le président Michel Aoun a réaffirmé la volonté du Liban à maintenir de bonnes relations avec Riyad, se démarquant des propos du leader du parti chiite pro-iranien. Le Premier ministre Nagib Mikati a rapidement réagi en affirmant que les propos de Hassan Nasrallah, qui a accusé Riyad, entre autres, de promouvoir le terrorisme, « ne représentent pas la position du gouvernement libanais ». Le ministre de l’Intérieur a ordonné aux forces de l’ordre de retirer les banderoles attaquant les dirigeants du royaume qui sont apparues dans les rues après les propos de Hassan Nasrallah. Mais il n’est pas sûr que ces mesures et ces plaidoiries en faveur de l’Arabie saoudite calmeront la colère de Riyad qui exige l’isolement politique du Hezbollah au Liban. Une demande difficile à satisfaire par les autorités libanaises.

ISRAËL – Le projet de loi controversé sur l’électricité a été approuvé ce mercredi matin à la Knesset (Parlement israélien) en deuxième et troisième lectures, il permettra notamment à des dizaines de milliers de maisons construites illégalement, surtout dans des communautés arabes, d’être raccordées au réseau électrique, à l’eau et au téléphone. Le projet avait été soumis au mois d’août par le parti islamiste Raam, membre de la coalition, qui voulait s’attaquer au problème des plus de 130 000 Arabes israéliens qui vivent dans des maisons bâties sans permis de construire dans tout le pays. 61 députés (de la coalition) ont voté pour et aucune voix ne s’est exprimée contre, tandis que l’opposition avait décidé de boycotter le scrutin afin de protester contre la gestion par la coalition du débat sur le projet de loi. « Je ne participerai pas à cette farce », a déclaré Benyamin Netanyahou, qui compte à présent convoquer les chefs des partis de l’opposition pour organiser un boycott général de la Knesset. Les députés du Likoud ont fustigé le Premier ministre Naftali Bennett et son colistier Nir Orbach pour avoir voté contre un amendement appelant à également raccorder au réseau les implantations illégales de Cisjordanie. 

ISRAËL – Le Palestinien Hisham Abu Hawash actuellement détenu dans une prison israélienne cessera sa grève de la faim, entamée il y a 141 jours, dans les prochaines heures, ont déclaré mardi soir ses avocats, rapporte les médias locaux. Selon Me Khaled Mahajneh, membre de l’équipe de défense de M. Abu Hawash, Israël a donné son accord pour mettre un terme à la détention administrative de celui-ci. Sa sortie de prison est prévue pour le 26 février. Hisham Abu Hawash est détenu en Israël depuis octobre 2020 sans avoir été inculpé. Selon le service de sécurité intérieure israélien (Shin Bet), M. Abu Hawash serait membre d’un groupe djihadiste islamiste et impliqué dans des activités terroristes. Il aurait porté assistance à des Palestiniens ayant commis des attaques terroristes contre des soldats israéliens. 

SOUDAN – Les États-Unis, l’union européenne, la Grande-Bretagne et la Norvège ont encouragé, ce mardi 4 janvier, les militaires soudanais à ne pas nommer de nouveau Premier ministre unilatéralement, deux jours après la démission d’Abdallah Hamdok. Ces pays préviennent dans une déclaration commune qu’ils « ne soutiendront pas un Premier ministre ou un gouvernement nommé sans l’implication d’un grand panel d’acteurs civils ». « Toute action unilatérale pour nommer un nouveau Premier ministre ou gouvernement saperait la crédibilité » des institutions de transition « et risquerait de plonger le pays dans un conflit », ont-ils ajouté, appelant à un « dialogue immédiat mené par les Soudanais et facilité par la communauté internationale ». Pour ces pays, la démission d’Abdallah Hamdok, « deux mois après la prise inconstitutionnelle du pouvoir par l’armée, renforce la nécessité urgente de voir tous les dirigeants soudanais réaffirmer leur soutien à la transition démocratique ».

ETHIOPIE – Des milliers d’Ethiopiens originaires de la région septentrionale en guerre du Tigré ont été illégalement emprisonnés et violentés à leur retour en Ethiopie après avoir été expulsés d’Arabie saoudite, affirme Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié ce mercredi 5 janvier. Ces Tigréens faisaient partie des dizaines de milliers d’immigrants éthiopiens à la recherche d’un emploi expulsés depuis un an par l’Arabie saoudite. Ce profilage ethnique au sein de ses migrants expulsés et ces mauvais traitements ont eu lieu alors que le Tigré est le théâtre depuis novembre 2020 d’un conflit armé entre le gouvernement fédéral éthiopien et les rebelles issus des anciennes autorités régionales. HRW a interviewé des Tigréens expulsés d’Arabie saoudite entre décembre 2020 et septembre 2021, période au cours de laquelle des dizaines de milliers de migrants ont été renvoyés en Ethiopie dans le cadre d’un accord entre les deux pays.

INSOLITE – La chaîne américaine de restauration rapide KFC a déclenché, rapporte le journal français La Croix,  une vague de colère sur le web au Kenya après une pénurie de frites, des internautes appelant même sur Twitter à son boycott pour ne pas s’approvisionner en pommes de terre locales. « Vous aimez nos frites un peu trop, et nous en manquons. Désolé! », a reconnu KFC sur Twitter cette semaine en proposant à ses clients diverses alternatives. Jacques Theunissen, patron local de KFC, a expliqué que sa chaîne de restauration était victime des perturbations du transport maritime mondial causées par la pandémie de coronavirus. « Il s’agit de retards dans les lignes d’expédition en raison de la situation liée au Covid-19 », a-t-il déclaré au Business Daily, un média local. Il a précisé que KFC espérait résoudre la pénurie grâce à un navire chargé de pommes de terre attendu cette semaine. Mais l’aveu que la marchandise ne soit pas commandée à des agriculteurs locaux a déclenché une tempête sur Twitter. Tous les fournisseurs de KFC doivent passer par un processus mondial garantissant la qualité de leurs produits, qu’il n’est pas possible de contourner, même en cas de pénurie, a justifié M. Theunissen. Alors que les agriculteurs kenyans entrent dans la saison de récolte des pommes de terre, dans un pays où sont cultivées 60 variétés différentes et en proie à une surabondance de production, le mot d’ordre #BoycottKFC est apparu et a prospéré sur Twitter. « Si vous êtes un vrai Kenyan, vous ne devriez pas manger de frites préparées par KFC! Mangez des frites ailleurs, » a tweeté un utilisateur. Le roi américain du poulet frit était entré sur le marché kenyan en 2011. Sur l’ensemble de l’Afrique de l’Est, il compte 35 points de vente. 

KFC a finalement déclaré mardi avoir lancé un projet pour s’approvisionner en patates auprès des agriculteurs kenyans, en précisant le faire déjà pour d’autres ingrédients tels que les volailles et légumes, ou encore farine et crème glacée.

KAZAKHSTAN – Le président a limogé ce mercredi son gouvernement et décrété l’état d’urgence, en réponse aux manifestations ayant éclaté dans plusieurs villes de ce pays autoritaire d’Asie centrale, des troubles liés à une hausse des prix du gaz. Ces manifestations dont celle de plusieurs milliers de personnes dispersée à coups de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogène dans la nuit de mardi à mercredi par la police à Almaty, la capitale économique, sont rares au Kazakhstan. Le ministère de l’Intérieur a rapporté que plus de 200 manifestants ont été arrêtés pour des « violations à l’ordre public » et 95 policiers blessés. Les protestataires « se sont laissés aller à des provocations » en bloquant les routes et la circulation et en « troublant l’ordre public », a justifié dans le ministère dans un communiqué. L’état d’urgence a également été décrété jusqu’au 19 janvier dans les régions de Mangystau, où les manifestations ont commencé, et d’Almaty, où un couvre-feu nocturne sera en vigueur de 23 heures à 7 heures locales. Le vice-premier ministre, Alikhan Smailov, assumera le rôle du premier ministre par intérim jusqu’à la formation d’un nouveau cabinet. Le Kazakhstan, première économie d’Asie centrale habituée par le passé à des taux de croissance à deux chiffres, souffre de la baisse des prix du pétrole et de la crise économique en Russie, qui a mené à la dévaluation de la monnaie kazakhe, le tenge, et à une forte inflation.

CORÉE DU NORD – Pyongyang a lancé un nouveau projectile non identifié dans la mer, ont annoncé, mercredi 5 janvier, la Corée du Sud et le Japon. Selon l’armée sud-coréenne, la Corée du Nord a tiré ce qui est « présumé être un missile balistique » dans la mer située à l’est de la péninsule (mer du Japon, ou mer de l’Est selon l’appellation coréenne) vers 8 heures (0 h 10, heure française). « Les services de renseignement sud-coréens et américains l’analysent attentivement pour obtenir plus de détails », ont aussi fait savoir les chefs d’état-major interarmées de la Corée du Sud dans un communiqué. « Aucun dommage n’a été signalé aux avions et aux navires japonais jusqu’à présent », a par ailleurs précisé le porte-parole du gouvernement japonais, Hirokazu Matsuno, ajoutant que le projectile semblait avoir « parcouru environ 500 kilomètres et être tombé en dehors de la zone économique exclusive du Japon ». Ce premier tir de l’année 2022 intervient au lendemain d’un plénum du Parti des travailleurs, qui a mis l’accent sur la crise alimentaire mais aussi sur la poursuite du développement du programme balistique.

POLOGNE – «Suite à des cas de contamination au bureau présidentiel et dans son entourage, le président Andrzej Duda a subi un test au Covid-19 qui s’est avéré positif», a indiqué sur Twitter Pawel Szrot, son chef de cabinet, tout en ajoutant que le chef de l’État ne présentait «pas de symptômes graves». Pawel Szrot a précisé que le président a bien été triplement vacciné, qu’il se sentait bien et qu’il reste en isolement. Le ministère polonais de la Santé a fait état mercredi d’une augmentation quotidienne de 17.196 cas mais aussi de 632 décès liés au Covid. La Pologne, un pays de 38 millions d’habitants, a l’un des taux de vaccination les plus faibles d’Europe – environ 63% de la population adulte – et l’un des taux de mortalité les plus élevés, mais très peu de restrictions ou d’obligations en matière de vaccination sont en place. Mercredi, le ministre de la Santé Adam Niedzielski a prévenu qu’il s’attendait à un pic de cas plus tard en janvier et a déclaré que le gouvernement se préparait à un éventuel «scénario catastrophique».

BRÉSIL – Le président Jair Bolsonaro, 66 ans, a annoncé ce mercredi qu’il avait été autorisé par ses médecins à quitter l’hôpital, deux jours après son admission à Sao Paulo en urgence pour de nouvelles violentes douleurs intestinales. « Autorisation de sortie maintenant », a tweeté le chef d’Etat en postant une photo où il est encore alité, entouré de ses quatre médecins, tous le pouce levé comme lui, sans préciser si sa sortie de l’hôpital Vila Nova Star avait déjà eu lieu. Vêtu d’un maillot d’une équipe de football, il est le seul à ne pas de porter de masque sur la photo. Le président s’est remis de la sub-occlusion intestinale pour laquelle il a dû être hospitalisé en urgence avant l’aube lundi, avaient annoncé mardi ses médecins, précisant qu’il n’aurait pas à subir une nouvelle intervention chirurgicale à l’abdomen. 

D’autre part, le carnaval de rue de Rio ne se déroulera pas non plus cette année. Pour le moment, le défilé des écoles de samba est maintenu.

CHINE – La qualité de l’air à Pékin s’est nettement améliorée ces dernières années, selon des chiffres officiels, même si le niveau de pollution reste supérieur aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La capitale a depuis 2015 fermé des dizaines de centrales à charbon et délocalisé des usines. Elle passe progressivement du charbon au gaz naturel pour le chauffage. Ces mesures ont permis une réduction importante des particules fines «PM2,5»(celles d’un diamètre inférieur à 2,5 micromètres), très nocives car elles pénètrent profondément dans les poumons et peuvent provoquer cancers ou problèmes cardiaques. Leur niveau a chuté à 33 microgrammes par mètre cube en moyenne en 2021, a indiqué mardi le service environnement de la mairie de Pékin — soit trois fois moins qu’en 2013. Mais c’est toujours six fois plus que le niveau recommandé par l’OMS (5 microgrammes par mètre cube). Selon l’organisme de surveillance de la qualité de l’air IQAir, la Chine comptait 42 des 100 villes les plus polluées du monde l’année dernière.

ONU – Cinq nouveaux pays siègent désormais au Conseil de Sécurité de l’ONU pour un mandat de deux ans : deux pays africains, le Gabon, le Ghana, mais aussi l’Albanie, les Émirats Arabes Unis, et le Brésil. Le Conseil de sécurité compte quinze membres dont cinq membres permanents – le Royaume-Uni, la Chine, la France, la Russie et les États-Unis, et 10 membres non-permanents élus pour un mandat de deux ans. La plupart des questions à l’ordre du jour au Conseil de Sécurité concerne l’Afrique, pourtant le continent y est sous représenté. L’Union Africaine soutient l’idée d’une réforme pour une meilleure représentation. C’est le cas des présidents sénégalais Macky Sall et sud-africain Cyril Ramaphosa qui il y a quelques jours ont regretté qu’aucun pays africain n’y soit membre permanent.

FRANCE – L’entretien d’Emmanuel Macron dans Le Parisien, publié ce mardi 4 janvier dans la soirée, déchaîne les réactions de l’opposition. Le président, qui a déclaré avoir “très envie” d’“emmerder” les non-vaccinés “jusqu’au bout”, a provoqué par ces propos une deuxième suspension de l’examen du texte sur le pass vaccinal à l’Assemblée. Mais une autre phrase tirée de son interview indigne également ses adversaires politiques. Dénonçant la “faute morale des antivax” qui “viennent saper ce qu’est la solidité d’une nation”, Emmanuel Macron les a qualifiés d’“irresponsables”. “Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable”, a estimé le chef de l’Etat, avant de rajouter qu’“un irresponsable n’est plus un citoyen”. Face à la polémique engendrée par le président, la majorité fait bloc. Marc Fesneau a expliqué que les déclarations de Macron vont au contraire “produire un électrochoc” pour les non-vaccinés qui sera « salvateur ». 

DEPAKINE – Nouveau rebondissement dans le dossier de la Dépakine. Le tribunal judiciaire de Paris a estimé ce mercredi que Sanofi avait « commis une faute en manquant à son obligation de vigilance et à son obligation d’information » concernant les risques de son médicament antiépileptique, pour le fœtus en cas de prise pendant la grossesse. Le tribunal judiciaire de Paris a par ailleurs estimé « recevable » l’action de groupe présentée par l’association de victimes de la Dépakine contre le laboratoire. Une décision qui ouvre la voie à une première judiciaire dans le domaine de la santé. Dans un communiqué, Sanofi indique qu’il va faire appel : « Sanofi constate que la position adoptée par le tribunal judiciaire de Paris n’est pas en adéquation avec les premières décisions de justice qui, soit ne retiennent pas la responsabilité du laboratoire, soit constatent que la responsabilité prépondérante repose sur d’autres acteurs du système de santé ».

TENNIS – Novak Djokovic croyait avoir fait le plus difficile en obtenant une dérogation médicale pour pouvoir participer à l’Open d’Australie, mais le N.1 mondial était bloqué ce mercredi à l’aéroport de Melbourne en raison d’un problème de visa. Selon la presse australienne, le nonuple vainqueur de l’Open d’Australie n’aurait pas rempli le bon formulaire pour faire sa demande de visa et le visa qu’il a demandé n’autorise pas de dérogation médicale. Le service fédéral des douanes a contacté le gouvernement de l’Etat de Victoria, dont Melbourne est la capitale, lorsque le camp Djokovic a constaté son erreur, explique le quotidien The Age. Mais cette demande a été retoquée, indique Jaala Pulford, une ministre de l’État de Victoria.  « Nous attendons sa présentation et qu’il nous fournisse des preuves pour soutenir » cette dérogation, a déclaré le Premier ministre australien Scott Morrison lors d’une conférence de presse. « Si ces preuves sont insuffisantes, alors il ne sera pas traité différemment de qui que ce soit d’autre, et il retournera chez lui par le premier avion. Il n’y aura aucune règle spéciale pour Novak Djokovic. Pas la moindre« , a insisté le Premier ministre. Le patron du tennis australien a toutefois affirmé que le N.1 mondial n’avait bénéficié d’aucun traitement de faveur pour obtenir une dérogation.

CAN 2022 – Le contexte sécuritaire est tendu avant l’ouverture dimanche 9 janvier de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) au Cameroun. Menaces des séparatistes armés anglophones d’un côté, risques d’attaques des jihadistes de Boko Haram et du groupe État islamique de l’autre… Depuis quatre ans, les régions – habitées principalement par la minorité anglophone – du Sud-Ouest et du Nord-Ouest sont en proie à un sanglant conflit entre des groupes armés qui réclament l’indépendance en multipliant les attaques meurtrières et les forces de sécurité qui mènent une répression impitoyable. Certains groupes armés ont promis de perturber la compétition et envoyé des lettres de menace aux équipes du groupe F (Tunisie, Mali, Mauritanie et Gambie) qui vont jouer à Limbé et s’entraîner à Buea, respectivement station balnéaire et chef-lieu de la région du Sud-Ouest.  « Les menaces sont très sérieuses », estime Blaise Chamango, responsable de l’ONG Human Is Right, établie à Buea. « Mercredi, il y a eu une explosion à Limbé dans une vente à emporter, c’est un message fort », assure-t-il au téléphone à l’AFP. Le gouvernement a déjà déployé sur place des soldats lourdement armés et opère des contrôles et des fouilles dans tous les quartiers de la ville.

ETATS-UNIS – Treize personnes sont mortes dans un vaste incendie dans un immeuble de Philadelphie, dans l’est des Etats-Unis, ont rapporté ce mercredi 5 janvier plusieurs médias américains. « Pour l’instant, le bilan est de 13 morts », a déclaré un représentant des pompiers, en précisant que ce chiffre pouvait encore évoluer. « C’était terrible (…) c’est un bilan terrible », a-t-il ajouté, lors d’un point presse improvisé et diffusé en direct sur Twitter. Pour le moment on dénombre sept enfants parmi les victimes. Les pompiers de Philadelphie sont arrivés sur les lieux à 12 h 40 (heure de Tunis) et ont dû affronter « un feu intense provenant du deuxième étage d’une maison » qui en compte trois. « Il a fallu 50 minutes pour maîtriser le feu », ont-ils précisé dans un tweet. Le tragique incendie a eu lieu dans le quartier central et résidentiel de Fairmont, où se trouvent les grands musées de Philadelphie. D’après plusieurs médias américains, l’immeuble touché appartient à la ville.

LIBAN-ONU – Des individus ont attaqué un groupe de soldats de la FINUL dans le sud du Liban, vandalisant leurs véhicules et leur volant des objets, a indiqué mercredi un responsable de l’ONU. La force de l’ONU, connue sous le nom de FINUL, a appelé les autorités libanaises à « mener une enquête rapide et approfondie, et à poursuivre tous les responsables de ces crimes », a déclaré Kandice Ardiel, attachée de presse de la FINUL, soulignant que l’attaque a eu lieu la nuit dernière. Les médias locaux ont rapporté que des habitants de la ville de Bint Jbeil, dans le sud du pays, se sont battus avec des soldats irlandais qui, selon eux, prenaient des photos de maisons résidentielles. Les rapports ajoutent que la force de l’ONU n’était pas accompagnée de troupes libanaises. Bint Jbeil est un bastion du Hezbollah et de grandes parties de la ville ont été détruites pendant la guerre de 2006. Mme Ardiel a également affirmé que contrairement à « la désinformation » qui aurait été diffusée, les casques bleus ne prenaient pas de photos et ne se trouvaient pas sur une propriété privée.

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