ALGÉRIE – L’année 2022 risque d’être une année très difficile et compliquée pour les consommateurs algériens. Et les pénuries des produits de large consommation ainsi que la flambée des prix des produits ou denrées alimentaires pourraient s’aggraver encore davantage, prévient l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui a fait le bilan de l’année 2021 en reconnaissant que les prix des produits alimentaires ont subi une augmentation record. Vendredi, lors d’un point de presse, Abdolreza Abbassian, économiste principal de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a indiqué qu’en 2021, l’indice FAO des prix des produits alimentaires avaient rebondi de 28,1% par rapport à l’année précédente. Les prix mondiaux des céréales étaient à leur plus haut niveau depuis 2012, en moyenne 27,2% au-dessus des prix de 2020, a-t-il précisé. Selon M. Abbassian, en 2021, les prix des huiles végétales ont augmenté de 65,8% par rapport à 2020 ; les prix du sucre ont atteint leur plus haut niveau depuis 2016 ; les prix de la viande étaient supérieurs de 12,7 % aux prix de 2020 ; et les prix des produits laitiers étaient 16,9% plus élevés qu’en 2020. Ces affirmations, estime le site algerie-dz.com, devraient préoccuper les dirigeants algériens pour les inciter à imaginer des solutions urgentes au moment où le pays vit au rythme de l’inflation, la cherté excessive de la vie et les pénuries quotidiennes des produits de base les plus indispensables comme le lait et l’huile de table. L’Algérie est l’un des pays les plus fragiles au monde face aux perturbations mondiales des marchés des produits agricoles et alimentaires. L’Algérie importe annuellement pas moins de 8 milliards de dollars de produits alimentaires de base. Une telle dépendance vis-à-vis de l’étranger du système alimentaire algérien, notamment pour les céréales et le lait, pose inévitablement le problème de la sécurité alimentaire du pays à moyen et long terme. La sécurité alimentaire de l’Algérie continue de dépendre pour 70% des importations de céréales et leurs chaines d’approvisionnement.
MAROC – Le roi Mohammed VI a nommé ce dimanche matin Mohamed Benchaâboun, ambassadeur en France et Youssef Amrani, ambassadeurs auprès d l’Union européenne. Ces nominations remontent en réalité au 17 octobre dernier . Youssef Amrani n’avait pas pris ses fonctions en raison, semble-t-il, de qui tardait à valider sa nomination, conséquence des tensions Maroc-UE. Quant à Mohamed Benchaâboun, précédemment ministre de l’Économie, des finances et de la réforme de l’administration (2018-2021), il est à Pris depuis vendredi. D’autre part, l’agrément pour le nouvel ambassadeur allemand devrait être accordé dans les prochains jours par Rabat. En novembre dernier, l’ancien vice-ministre aux Affaires étrangères, Niels Annen, avait souligné que «le Maroc a mis fin aux relations normales entre les Etats. Il n’y a pratiquement plus de communication et l’ambassadeur d’Allemagne proposé attend depuis cinq mois l’agrément des autorités marocaines. C’est une approche inhabituelle entre des pays amis». Pour mémoire, en mai, le royaume avait rappelé son ambassadrice pour consultations. Le porte-parole de Berlin a affirmé que son gouvernement «n’a pas changé de position» sur la question du Sahara occidental. Néanmoins, il a qualifié le plan d’autonomie proposé par le Maroc en 2007 «de contribution importante pour une solution rapide» au différend régional.
PALESTINE – Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas est arrivé ce dimanche à Charm el-Cheikh pour s’entretenir avec son homologue égyptien Abdel-Fattah al-Sissi. Les deux hommes doivent discuter des derniers développements dans l’arène palestinienne, des efforts pour faire avancer le processus de paix et mettre fin à l’occupation israélienne. M. Abbas est accompagné de ses deux principaux conseillers, Hussein al-Sheikh – qui est responsable des relations avec Israël – et du chef du renseignement palestinien Majed Faraj. La semaine dernière, Mahmoud Abbas a accusé l’Etat hébreu de pratiquer des « politiques hideuses de nettoyage ethnique et de terrorisme organisé » contre les Palestiniens.
LIBAN – Tout le pays a été victime d’un black-out dû à une nouvelle coupure du réseau électrique. La compagnie publique Electricité du Liban (EDL) a avancé une raison à cette coupure géante – qui vient aggraver la situation tandis que l’électricité publique est déjà coupée plusieurs heures par jour en raison d’une pénurie de carburant liée à l’effondrement économique du pays. Elle a expliqué avoir dû couper le courant en raison d’affrontements survenus à la centrale d’Aramoun, près du Mont Liban. Des dizaines de manifestants non identifiés auraient pris d’assaut la centrale. «Samedi, des manifestants excédés par les coupures se sont rués vers une centrale de distribution d’EDL dans la région d’Aramoun, au nord de Beyrouth, a indiqué la compagnie publique dans un communiqué. Ces « manifestants ont déconnecté un transformateur de puissance de 150-220 kilovolts et coupé la ligne à haute tension reliant la centrale électrique de Zahrani à la centrale de distribution d’Aramoun », est-il ajouté.», précise le communiqué. Toujours selon la compagnie d’électricité nationale, ces derniers ont même commis des dégradations et coupé plusieurs alimentations importantes pour le réseau. Cette nouvelle coupure va encore accentuer la pression sur les générateurs privés qui ont déjà du mal à pallier l’absence quasi-totale de courant étatique dans le pays en crise. Les coupures paralysent depuis des mois la vie de la population et plusieurs secteurs vitaux, tandis que les gérants de générateurs privés, qui prennent généralement le relais, rationnent aussi commerces, hôpitaux et foyers, à mesure que le carburant se raréfie. Désormais, la facture moyenne mensuelle d’électricité pour une famille libanaise utilisant un générateur privé dépasse le salaire minimum de 675.000 livres libanaises, soit quelque 22 dollars.
IRAN-AFGHANISTAN – Une délégation talibane menée par le ministère des Affaires étrangères afghan s’est rendue à Téhéran samedi pour discuter des crises économique et migratoire en Afghanistan, une première depuis la prise du pouvoir par les islamistes. L’Iran, comme le reste de la communauté internationale, n’a toujours pas reconnu le nouvel Émirat islamique formé par les talibans après leur prise de pouvoir mi-août à la faveur du retrait des troupes américaines. «La visite a pour but d’aborder les questions politiques, économiques, de transit, et migratoires», a déclaré sur Twitter Abdul Qahar Balkhi, le porte-parole du ministère afghan des Affaires étrangères. «Aujourd’hui, nous ne sommes pas du tout au point de reconnaître» les talibans, a indiqué cette semaine le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Saïd Khatibzadeh lors d’une conférence de presse, exhortant les talibans à s’efforcer d’obtenir la confiance de la communauté internationale.
Par ailleurs, emprisonné à Téhéran depuis 2019, notamment pour « propagande contre le régime », le poète et cinéaste iranien Baktash Abtin est mort du Covid-19, ont annoncé samedi plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme.
IRAN NUCLÉAIRE – Téhéran a démenti ce dimanche une information selon laquelle il avait conclu un accord intérimaire de deux ans avec les puissances mondiales. Le site Rai al-Youm, basé à Londres, a rapporté pendant le week-end que les parties ont conclu à Vienne un accord de deux ans, en vertu duquel les États-Unis lèveraient toutes les sanctions imposées à l’Iran par l’administration Trump. En contrepartie, tout l’uranium enrichi de l’Iran serait transporté en Russie. Selon le site, la Russie servirait de garant de l’accord, en ce sens qu’elle restituerait l’uranium à l’Iran dans le cas où les États-Unis quitteraient l’accord comme ils l’ont fait en 2018. « Ce rapport est totalement faux et erroné », a déclaré une source proche de l’équipe de négociation iranienne, selon le journaliste iranien Abas Aslani. Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a évoqué, ce dimanche, dans un discours les négociations de Vienne. « Ne pas capituler face à un ennemi arrogant est l’un des principes de la révolution », a-t-il déclaré. « Négocier, discuter, ou parfois interagir avec l’ennemi est une autre affaire… Nous n’avons pas capitulé jusqu’à aujourd’hui, et si Dieu le veut, ce sera le cas à l’avenir. »
SOUDAN – L’émissaire de l’ONU au Soudan a annoncé samedi organiser à partir de la semaine prochaine des pourparlers avec « tous les acteurs clés civils et militaires » pour tenter de résoudre la crise traversée par le pays depuis le coup d’Etat du 25 octobre. « Il est temps de mettre fin à la violence et d’entrer dans un processus constructif », a indiqué Volker Perthes dans un communiqué à propos de ces discussions, qui doivent être officiellement lancées lundi lors d’une conférence de presse. Ces pourparlers « inclusifs » rassembleront « tous les acteurs clés civils et militaires » au Soudan, « dont les mouvements armés, les partis politiques, la société civile, les groupes de femmes et les comités de résistance », a-t-il précisé.
Le coup d’Etat du général et chef de l’armée Abdel Fattah al-Burhane le 25 octobre 2021 a mis fin à la transition vers un pouvoir entièrement civil au Soudan, près de deux ans après la chute d’Omar el-Béchir, dictateur qui était au pouvoir depuis trois décennies.
Au moins 60 personnes ont été tuées et des centaines blessées dans les manifestations pro-démocratie qui ont suivi le putsch, selon le Comité central des médecins, une association indépendante.
ETHIOPIE – Les rebelles du Tigré ont accusé samedi l’Ethiopie d’avoir tué des dizaines de personnes dans un camp de déplacés du nord du pays en guerre, au moment où le gouvernement montrait des signes d’ouverture en faveur d’une « réconciliation nationale ». Plusieurs personnalités de l’opposition éthiopienne ont été libérées samedi, après une amnistie inattendue décrétée la veille par le gouvernement à d’importants détenus politiques, dont des dirigeants du parti tigréen. Mais samedi, le porte-parole du TPLF, Getachew Reda, a déclaré sur Twitter qu’une attaque de drone contre un camp de déplacés « a coûté la vie à 56 civils innocents », selon un bilan provisoire, dans la petite ville de Dedebit, dans le nord-ouest du Tigré. Ces allégations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante et les responsables du gouvernement éthiopien n’ont pas répondu pour le moment aux sollicitations de l’AFP. L’accès au Tigré est restreint et les communications restent coupées dans la région. Toutefois, un responsable de l’hôpital principal de Mekele, la capitale du Tigré, a déclaré à l’AFP que l’hôpital de la ville de Shire, où les victimes ont été évacuées, avait fait état de 55 morts et 126 blessés.
NIGERIA – Un responsable gouvernemental a confirmé, ce dimanche, les massacres dans l’Etat de Zamfara et fait état de plus de 200 morts au cours de plusieurs attaques perpétrées ces derniers jours. « C’est horrible et tragique. Plus de 200 personnes ont été enterrées (…) à cause de l’invasion de bandits », a déclaré la porte-parole de Sadiya Umar Farouq, ministre des Affaires humanitaires. « Nous sommes également inquiets pour les personnes déplacées qui fuient par centaines leurs communautés », a ajouté le ministre dans un communiqué publié samedi soir. « Plus de 10 000 victimes se sont également retrouvées sans abri après que leurs maisons aient été rasées par les bandits alors que des dizaines (d’autres personnes) sont toujours portées disparues », a-t-il ajouté. Le nord-ouest et le centre du Nigeria sont le théâtre depuis plusieurs années des activités de bandes de criminels, qui attaquent, pillent et enlèvent les villageois, dont ils volent le bétail et brûlent les maisons. Le président nigérian Muhammadu Buhari a condamné samedi ces attaques perpétrées selon lui par des « meurtriers de masse » qui terrorisent les populations du nord-ouest rural du Nigeria.
INSOLITE – Membre d’un groupe mafieux sicilien, Gioacchino Gammino a été interpellé en Espagne en décembre dernier après vingt ans de cavale. Les enquêteurs l’ont retrouvé dans une petite ville près de Madrid, avec l’aide des images de Google Maps. Il avait refait sa vie sous une fausse identité à Galapagar, une petite ville de 25 000 habitants proche de Madrid, la capitale espagnole. Gioacchino Gammino, 61 ans, évadé de la prison de Rebibbia à Rome vingt ans plus tôt, s’était aussi marié. Il était à la tête d’un salon de coiffure, d’un restaurant et d’une épicerie. La police pensait qu’il était en Espagne, mais sans preuve. Jusqu’à ce que quelqu’un, on ne sait comment, repère cet homme en chemise beige qui lui ressemblait sur Google Maps. Les policiers siciliens ont vérifié et sont alors tombés sur la page Facebook d’un restaurant proche, «La Cocina de Manu», proposant des plats… siciliens mais fermé depuis. Sur cette page, des photos du patron, un certain Manuel, habillé en cuisinier. Et qui avait une cicatrice au menton, comme Gioacchino Gammino. «Comment m’avez-vous trouvé, je n’ai pas téléphoné à ma famille depuis 10 ans», a-t-il demandé aux policiers. Non, mais il avait eu le tort de discuter avec un client, dans la rue. Il est toujours détenu en Espagne, l’Italie espérant pouvoir le rapatrier d’ici fin février.
KAZAKHSTAN – Les autorités ont annoncé, ce dimanche 9 janvier, avoir arrêté 5 800 personnes, « dont un nombre conséquent de ressortissants étrangers », dans le cadre de 125 enquêtes distinctes. « La situation est stabilisée dans toutes les régions du pays », même si les forces de sécurité mènent encore des opérations de « nettoyage », a ajouté un communiqué, diffusé à l’issue d’une réunion de crise avec le président, Kassym-Jomart Tokaïev. Citant le ministère de la santé, plusieurs médias ont rapporté qu’au moins 164 personnes étaient mortes dans les émeutes, dont 103 dans la capitale économique, Almaty. Ce bilan, qui n’a pas pu être vérifié de manière indépendante, est en forte hausse. Les autorités avaient jusque-là fait état de vingt-six manifestants et seize membres des forces de sécurité tués et plus de 2 000 personnes blessées. Selon le ministère kazakh de l’intérieur cité dimanche par les médias locaux, le préjudice matériel causé par les violences a été initialement évalué à environ 175 millions d’euros. Plus de cent commerces et banques ont été pillés et plus de 400 véhicules détruits, selon la même source. Signe d’un timide retour à la normale, une trentaine de supermarchés ont rouvert leurs portes à Almaty alors que la population s’inquiète de pénuries.
UKRAINE – Moscou a exclu, ce dimanche 9 janvier, toute « concession » lors de pourparlers à fort enjeu avec Washington à Genève sur l’Ukraine et la sécurité en Europe, se disant en outre « déçue » par les « signaux » envoyés par les Américains. Des représentants des deux pays se sont retrouvés ce dimanche soir en Suisse avant une réunion cruciale le lendemain sur l’Ukraine et la sécurité en Europe. La Russie est accusée par les Occidentaux d’avoir massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière de l’Ukraine en prévision d’une éventuelle invasion, ce que Moscou nie. La Russie attend des Occidentaux des réponses aux exigences formulées le 17 décembre. Ces propositions de traité interdiraient aux États-Unis d’établir des bases militaires dans tous les pays d’ex-URSS non-membres de l’Otan et même de « développer une coopération militaire bilatérale » avec ces États. Tous les membres de l’Alliance atlantique s’engageraient à ne jamais plus élargir l’Otan et à ne mener aucune « activité militaire sur le territoire de l’Ukraine et dans d’autres pays d’Europe de l’Est, du Caucase du Sud et d’Asie centrale ». Des demandes qualifiées d’« inacceptables » par plusieurs responsables occidentaux.
Le mois dernier, Joe Biden a menacé son homologue russe Vladimir Poutine de prendre des sanctions « comme il n’en a jamais vues » si Moscou attaquait l’Ukraine. Cependant, ni les États-Unis ni l’Otan n’ont envisagé de réponse militaire directe.
BRESIL – La chute d’un pan de falaise sur des bateaux navigant sur un lac très touristique de l’État du Minas Gerais, dans le sud-est du pays, a fait au moins sept morts et trois disparus samedi, ont annoncé les pompiers. À la mi-journée, un grand fragment de roche s’est détaché de sa paroi et est tombé sur trois bateaux qui se promenaient sur le lac Furnas, un site prisé pour ses eaux vertes et son défilé de spectaculaires parois rocheuses. Des images partagées sur les réseaux sociaux montrent la masse rocheuse se détacher et tomber sur les trois embarcations, semant la panique parmi les passagers assistant à la scène sur d’autres bateaux. Des avertissements avaient auparavant été lancés par des visiteurs, expliquant que « beaucoup de pierres (étaient) en train de tomber ». Ils appelaient les occupants des bateaux à s’éloigner de la paroi.
EMIRATS – Pour la première fois, les citoyens du pays ont travaillé un vendredi. Une nouveauté qui vise notamment à attirer les entreprises étrangères. La norme des pays occidentaux, à savoir un week-end compris entre le samedi et le dimanche, est donc désormais en vigueur depuis le début de l’année. Auparavant, les jours de congés étaient le jeudi et le vendredi. La semaine de travail a aussi été réduite à quatre jours et demi, jusqu’au vendredi à midi, pour les employés du secteur public et les écoles. La grande prière hebdomadaire débute désormais le vendredi, après 13h00, dans ce pays, l’un des plus influents du Golfe. Cette nouvelle organisation du travail semble toutefois avoir reçu un accueil mitigé, notamment dans le secteur privé, qui reste libre de choisir sa semaine de travail, n’étant pas concerné par les nouvelles mesures. Près du tiers des entreprises interrogées par l’institut Mercer disent s’inquiéter de l’impact de la réorganisation du travail sur leurs activités dans la région. MALI- La junte au pouvoir a soumis, samedi, à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) une nouvelle proposition de calendrier pour rendre le pouvoir aux civils. Les dirigeants ouest-africains se réunissent à nouveau, dimanche, pour un sommet aux lourds enjeux, avec l’éventualité de durcir, ou non, les sanctions contre la junte. Dans le souci de « maintenir le dialogue et une bonne coopération avec la Cédéao », deux envoyés maliens ont présenté « une nouvelle proposition » de calendrier au président en exercice de l’organisation, le chef de l’État ghanéen Nana Akufo-Addo. Le délai demandé n’a pas été précisé. Mais cette démarche visait à l’évidence à apaiser le courroux d’un certain nombre des chefs d’État et de gouvernement avant leur sommet. Pour la Cédéao, dont la crédibilité est en jeu, il s’agit de défendre ses principes fondamentaux de gouvernance, de stopper la contagion du fait accompli et de contenir l’instabilité régionale.
