ALGERIE – Le pays est repassé au-dessus de la barre des 500 cas positifs de Covid-19 par jour, une première depuis fin août dernier. En un moins, la hausse des cas de Covid-19 s’est accélérée et l’Algérie a franchi trois seuils en un mois : 200 cas (10 décembre), 300 cas, puis 400 cas et enfin 500 cas. Le secteur de l’éducation est relativement touché sans pour autant impliquer une fermeture des établissements scolaires. Le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed, l’a réaffirmé, lundi, en déclarant que la fermeture des écoles pour cause de propagation du Covid-19 n’était pas à l’ordre du jour. Le comité scientifique par la voix du Dr Elyas Akhamouk a lui aussi écarté cette éventualité. Un avis conforté par la communauté éducative. « Il n’y a pas lieu de s’affoler, parce que vu le pourcentage des personnels de l’éducation infectés est infime », assure le SG du Syndicat autonome des personnels de l’éducation et de la formation (Satef), Boualem Amoura. « Ce n’est pas parce qu’il y a un foyer à Hassi-Bahbah ou à Alger qu’il faut fermer toutes les écoles du pays », avance-t-il tout en privilégiant une démarche au cas par cas.
MAROC – L’année 2021 s’est achevée sur des réserves de change équivalant à 331,2 milliards de dirhams, selon des données publiées sur le site de la Bank Al-Maghrib, l’institution qui fait office de Banque centrale. C’est le niveau le plus élevé des réserves de change prises en monnaie locale, depuis la fin de l’année 2015. Toutefois, convertis en dollars américains, les avoirs extérieurs du Maroc s’élevaient à 35,7 milliards $, un niveau presque stable depuis octobre 2021. Si la contrepartie en dirhams des devises marocaines est plus importante, cela signale une légère dépréciation de la monnaie locale. La pression des importations est restée forte sur le pays. Elles ont progressé de 26% en 2021, selon une note de conjoncture du Haut-commissariat au plan (HCP), tandis que les exportations n’ont progressé que de 24% sur la même période. Les prix du phosphate, un des principaux produits d’exportation du Maroc ont progressé. Mais la baisse de la demande de certains biens vendus sur les marchés internationaux, notamment dans le secteur de l’automobile, n’a pas permis de gagner suffisamment sur le commerce extérieur. « La demande étrangère adressée au Maroc aurait continué à s’améliorer […], mais à un rythme moins soutenu que le trimestre précédent, affichant une hausse de 3,6% en variation annuelle, au lieu de +8,1% », peut-on lire dans le document.
MAROC-ESPAGNE – Le ministre espagnol des Affaires étrangères a assuré, mardi, que l’Espagne et le Maroc «essayent de construire une relation du 21ème siècle». Lors d’une conférence de presse avec son homologue pakistanais, Shah Mehmud Qureshi, José Manuel Albares a indiqué qu’il n’était pas satisfait des contacts, bien que «fluides», qu’il maintient avec son homologue marocain ou de la coopération avec le Maroc face à l’immigration irrégulière, rapporte Europa Press. «Nous construisons une relation du 21ème siècle», a-t-il déclaré après avoir été interrogé sur la reprise des relations entre le Maroc et l’Allemagne. Le chef de la diplomatie espagnole a assuré, dans ce sens, que les contacts entre Rabat et Madrid sont «fluides» et que lui et son homologue Nasser Bourita sont «animés par l’esprit d’avancer dans la construction d’une coopération dense, riche et multidimensionnelle». Cependant, à propos de l’immigration irrégulière pour «éviter les sauts et les entrées à Ceuta et Melilla», il a déclaré : «Je ne suis pas satisfait de ça. Il faut aller plus loin». Sur un autre dossier, le chef de la diplomatie espagnole a profité de l’occasion pour réitérer le soutien de l’Espagne aux efforts du nouvel envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental, Staffan De Mistura, qui entame cette semaine sa première tournée dans la région. Il y a quelques jours, le Parti populaire (PP) a pointé l’«incapacité» d’Albares à résoudre la crise avec le Maroc.
LIBYE – Deux ONG s’inquiètent après l’arrestation, ce lundi 10 janvier 2022, de quelque 600 migrants à Tripoli. Ils campaient depuis octobre 2021 devant les bureaux du Haut Commissariat aux réfugiés et faisaient partie d’un groupe de 2 000 personnes raflées lors d’un raid et placées dans un centre de rétention. Ces migrants étaient restés devant les locaux du HCR à Tripoli, malgré la fermeture de ce centre le mois dernier. La police leur avait demandé de quitté les lieux ce qui avait poussé un premier groupe de 200 personnes à quitter les lieux. Les 600 qui restaient ont, pour leur part, été embarqués dans des bus en direction du centre de rétention officielle de Aïn Zara. Plusieurs migrants ont été blessés, dont au moins un par balle. D’autre part, le ministère somalien des Affaires étrangères a annoncé, ce mercredi, le rapatriement de 97 immigrés somaliens des prisons libyennes, dans le cadre des programmes de rapatriement volontaires, supervisés par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
LIBAN – La juge Ghada Aoun a annoncé mardi avoir imposé une interdiction de voyager au gouverneur de la banque centrale, Riad Salamé, qui est visé par des enquêtes pour des accusations de fraude et d’autres malversations que les autorités mènent depuis que le pays a plongé en 2019 dans une profonde crise économique. Riad Salamé, qui dénonce une « campagne destinée à tromper l’opinion publique », dit ne pas avoir été informé de cette interdiction de déplacement et nie toute malversation, est au cœur d’enquêtes menées au Liban et dans au moins quatre pays européens, dont la Suisse, pour blanchiment d’argent présumé. En poste depuis près de trois décennies, Riad Salamé a conservé la tête de la banque centrale libanaise dans un contexte économique chaotique au Liban, alors même que le pays croule sous la dette, que la devise nationale s’est effondrée et que des pans de la population ont basculé dans la pauvreté.
Par ailleurs, les Emirats arabes unis vont se joindre au fonds d’aide mis en place par la France et l’Arabie saoudite pour la population libanaise, a annoncé, mardi 11 janvier dans la soirée, le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian.
IRAK – Les fouilles ont pu enfin repartir notamment à Larsa, capitale de la Mésopotamie juste avant Babylone, au début du deuxième millénaire avant notre ère. Une campagne sur ce site de 200 hectares qui a permis des découvertes majeures. «Venez voir!» Les archéologues français jubilent. Ils viennent de mettre au jour une inscription cunéiforme vieille de 4.000 ans dans le désert irakien qui, en raison des conflits qui ont déchiré l’Irak, n’a pas vu d’archéologues étrangers pendant plusieurs décennies. «Quand on retrouve des inscriptions comme ça, in situ, c’est émouvant», s’enthousiasme, pour Le Figaro, Dominique Charpin, titulaire de la chaire de Civilisation mésopotamienne au Collège de France, lui aussi du voyage pour cette campagne de fouilles réalisée fin 2021 à Larsa, dans le sud de l’Irak.
L’inscription en langue sumérienne a été gravée sur une brique cuite au XIXe siècle avant Jésus-Christ. «Au dieu Shamash, son roi Sîn-iddinam, roi de Larsa, roi de Sumer et d’Akkad», traduit Dominique Charpin. Derrière lui s’activent une dizaine d’archéologues français, européens et irakiens dans un carré de fouilles délimité par des cordelettes.
IRAN -ETATS-UNIS – Washington a menacé dimanche l’Iran de «graves conséquences» si ses ressortissants étaient «attaqués», au lendemain de l’annonce par Téhéran de sanctions à l’encontre d’une cinquantaine d’Américains. «Si l’Iran venait à attaquer n’importe lequel de nos citoyens, dont l’une des 52 personnes nommées hier, il ferait face à de graves conséquences », a indiqué, ce dimanche, Jake Sullivan. Le conseiller américain à la sécurité nationale réagissait aux annonces de Téhéran, samedi, qui ajoutait plus de de cinquante citoyens américains à une liste de personnes accusées d’avoir participé d’une manière ou d’une autre à la prise de décision ou l’organisation de l’élimination du général Soleimani. Parmi la cinquantaine de noms ajoutés samedi par l’Iran se trouvent notamment le chef d’état-major américain Mark Milley, et l’ancienne ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU Nikki Haley.
Selon le Conseil national de la résistance iranienne, les unités de la Résistance à Téhéran et dans de nombreuses autres villes, dont Ispahan, Hamedan, Zabol et Kianshahr, ont brûlé les grands panneaux et bannières célébrant Soleimani. Il ajoute que les passants ont salué ces activités, qui se sont déroulées dans un contexte de sécurité renforcée.
ISRAËL – Pour la première fois, un satellite va être lancé depuis le Centre spatial de Nazareth dans le nord d’Israël. Le Centre spatial de Nazareth est le premier du genre dans le secteur arabe. Le lancement qui aura lieu jeudi à 16h sera diffusé en direct aux États-Unis. Lors de l’événement, les participants assisteront au lancement du satellite dans l’espace. L’événement se tiendra en coopération avec la municipalité de Nazareth et en coordination avec l’Agence spatiale. Le satellite a été construit dans le centre spatial de Nazareth. « Grâce à ce projet, après avoir déjà acquis des connaissances en satellites, nous avons initié un autre projet de construction d’un satellite en coopération avec les Emirats afin de photographier l’activité lunaire pendant le Ramadan pour marquer le début du jeûne traditionnel, » a déclaré le Dr Abdallah Hotba.
PALESTINE – Un homme de 80 ans a été retrouvé mort ce mercredi 12 janvier au matin dans un village du nord de la Cisjordanie occupée après avoir été détenu et abandonné menotté par des soldats israéliens, ont indiqué des responsables palestiniens. Une unité composée de trente à quarante soldats israéliens a effectué une embuscade à 02H00 du matin (00H00 GMT) au milieu du village de Jiljiliya, au nord de la ville palestinienne de Ramallah, a déclaré à l’AFP Fouad Moutee, le chef du village. «Ils ont arrêté les voitures au milieu du village et arrêté les passagers qui étaient à l’intérieur et les ont menottés», a-t-il précisé. Omar Abdalmajeed As’ad, qui rentrait chez lui après avoir rendu visite à des proches, a été arrêté, menotté, battu, abandonné dans un bâtiment en construction, et retrouvé mort aux premières heures de mercredi après le départ des soldats du village, a-t-il ajouté. Dans un bref communiqué, le ministère palestinien de la Santé a confirmé ce récit, précisant que le vieil homme était mort d’une «crise cardiaque» avant son arrivée à l’hôpital. L‘armée israélienne affirme que « le palestinien arrêté pour avoir résisté était vivant quand il a été relâché.
ARABIE SAOUDITE – Un tribunal saoudien a ordonné « pour la première fois » cette semaine la publication dans la presse du nom d’un homme condamné pour harcèlement sexuel, une nouvelle peine conçue comme plus dissuasive dans ce royaume conservateur où le sujet reste extrêmement tabou. L’Arabie saoudite ne pénalise le harcèlement sexuel que depuis 2018. « Un tribunal saoudien a condamné à l’opprobre, par la publication du nom, un citoyen accusé de harcèlement sexuel, la première décision judiciaire du genre dans le royaume », a annoncé lundi la télévision d’Etat El-Ekhbariya. Selon cette dernière, il s’agit de la première application d’une nouvelle peine ajoutée en 2021 à la loi de mai 2018, qui punit le harcèlement sexuel jusqu’à cinq ans d’emprisonnement (hors circonstances aggravantes) et d’une amende équivalente à environ à 70.000 euros. Le jugement rendu par un tribunal de Médine, un des lieux saints de l’islam, comprend également des peines de huit mois d’emprisonnement et d’amende d’environ 1.200 euros à l’encontre du condamné Yasser Muslim al-Arawi, selon le journal local privé Okaz. La nouvelle peine consiste à publier le texte de la condamnation judiciaire dans la presse locale, compte tenu de « la gravité du crime et de son impact sur la société », selon El-Ekhbariya.
ETHIOPIE – Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres a réitéré, ce mercredi, son appel à une cessation “immédiate” des hostilités en Ethiopie, suite à des frappes aériennes ayant tué, vendredi dernier, plus de 50 personnes au Tigré, dans le nord du pays. “Le Secrétaire général réitère son appel à une cessation immédiate des hostilités, y compris des frappes aériennes, et appelle une nouvelle fois toutes les parties à honorer leurs obligations, en vertu du droit international humanitaire, de faciliter l’accès humanitaire et d’assurer la protection des civils, y compris les acteurs, les locaux et les sites humanitaires”, a souligné son porte-parole dans un communiqué. Il a, par ailleurs, indiqué que les Nations Unies et leurs partenaires humanitaires travaillent avec les autorités du pays pour mobiliser de “toute urgence” une aide dans la région, malgré les problèmes persistants dus aux graves pénuries de carburant, d’argent liquide et de fournitures, dans tout le Tigré. Suite à ces attaques, des agences humanitaires ont suspendu leurs opérations dans la région.
INSOLITE -L ‘histoire remonte à avril 2017 lorsque Louis Lozano et Eric Mitchell, deux policiers de Los Angeles, patrouillent dans les rues de la ville à la recherche de ces créatures fantastiques en utilisant le célèbre jeu de réalité augmentée installé sur leur téléphone, Pokémon Go. Lorsque des collègues avaient émis un appel pour obtenir des renforts concernant un cambriolage dans un grand magasin, les deux policiers avaient décidé de l’ignorer pour poursuivre leur jeu, ont révélé les enregistrements de leurs échanges dans leur véhicule. « L’agent Mitchell a alerté Lozano que +Ronflex+ », un Pokémon célèbre pour ses siestes prolongées, « venait juste de surgir », soulignent des documents officiels versés au dossier pour leur licenciement. Pendant environ 20 minutes après l’appel à l’aide, les deux policiers ont été enregistrés « en train de discuter de Pokémon tandis qu’ils roulaient vers différents endroits où les créatures virtuelles apparaissaient vraisemblablement sur leurs téléphones », ajoutent ces documents publiés la semaine dernière. Ces derniers avaient réussi à coffrer Ronflex, mais Togetic, un autre Pokémon, leur avait donné du fil à retordre. « Putain, mec, ce truc est en train de me dérouiller », a lancé l’agent Mitchell selon les retranscriptions. Les deux policiers ont été poursuivis pour de multiples manquements et fautes. Ils ont reconnu avoir omis de répondre à l’appel à l’aide pour ce cambriolage mais ont démenti avoir été en train de jouer à Pokémon Go. Affirmant qu’ils n’avaient fait que discuter de ce jeu, ils avaient contesté leur licenciement mais la cour d’appel n’a pas cru à leurs explications et a maintenu vendredi 7 janvier la sanction.
MALI – La Russie et la Chine ont bloqué mardi, selon des diplomates, l’adoption d’un texte du Conseil de sécurité de l’ONU soutenant les sanctions décidées par la Cédéao contre la junte au Mali, où une transition vers un pouvoir civil qui durerait cinq ans a été rejetée par la plupart des partenaires du pays. Proposé par la France, ce texte visait à obtenir une position unie du Conseil à l’égard des militaires à la tête du Mali qui ne prévoient plus d’élections le 27 février, comme ils s’y étaient initialement engagés. Lundi, la Russie avait réclamé de la « compréhension » à l’égard des autorités maliennes, au lendemain des sanctions inédites – fermeture des frontières, mesures économiques et financières lourdes – prises par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Mardi également, le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a, quant à lui, accusé les mercenaires du groupe russe Wagner de « soutenir » la junte au pouvoir au Mali sous couvert de lutte anti djihadiste. « Ce qui se passe au Mali est une véritable fuite en avant de la junte au pouvoir qui, au mépris de ses engagements, souhaite confisquer le pouvoir pendant des années et priver le peuple malien de ses choix démocratiques », a-t-il ajouté.
BURKINA FASO – Le parquet militaire a annoncé, mardi 11 janvier 2022, l’arrestation de huit soldats, soupçonnés de « déstabilisation des institutions de la République ». Dans un communiqué, le procureur militaire explique qu’une enquête a été ouverte par la police judiciaire militaire le 8 janvier. Les suspects ont d’ores et déjà été interrogés, notamment le lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana.
Même si le procureur militaire n’a pas communiqué les noms des huit soldats arrêtés, plusieurs sources sécuritaires évoquent le rôle du lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana. Chef de corps du 12e régiment d’infanterie commando, Emmanuel Zoungrana, 41 ans, est aussi écrivain et auteur de plusieurs romans. Soupçonné d’une tentative de putsch, il avait été relevé de ses fonctions en décembre dernier à la suite de l’attaque d’Inata, qui a coûté la vie à 53 gendarmes. Contacté par Jeune Afrique, le général Barthélemy Aimé Simpore, ministre des Armées, a fait savoir que les autorités « communiqueront bientôt officiellement sur cette question ».
ARMENIE – Regain de tension entre Erevan et Bakou. Un troisième soldat est mort, a rapporté, mercredi 12 janvier, l’Arménie, et un côté Azerbaïdjan dans des affrontements armés à la frontière entre les deux pays. Les deux camps s’accusent mutuellement d’être à l’origine de « provocations » ayant déclenché ces heurts meurtriers. Des violences éclatent périodiquement entre leurs forces malgré l’instauration, en novembre 2020, d’un cessez-le-feu, qui avait mis fin à une guerre de six semaines pour le contrôle de l’enclave du Haut-Karabakh. Erevan avait rapporté, la veille, que les affrontements avaient fait deux morts et deux blessés côté arménien. Bakou avait fait état d’un mort dans ses troupes. Mercredi, le ministère arménien de la Défense a annoncé la découverte, pendant la nuit, du corps sans vie d’un troisième de ses militaires, retrouvé avec des blessures par balles. Selon Bakou, les affrontements ont lieu dans la région frontalière azerbaïdjanaise de Kalbajar, située à proximité de l’enclave disputée du Haut-Karabakh. L’armée arménienne accuse les forces azerbaïdjanaises d’avoir attaqué ses positions à l’aide d’artillerie et de drones, tandis que Bakou a évoqué des « provocations » de son voisin.
SUEDE – La police suédoise a arrêté une immigrée clandestine de 25 ans dans la villa de Magdalena Andersson, la chef du gouvernement, chez qui elle était venue faire le ménage. La société qui l’employait ignorait les conventions collectives en vigueur dans le pays. De quoi inquiéter et indigner la presse du royaume. Sans la fausse manipulation ayant déclenché l’alarme de la villa de Magdalena Andersson, dans l’après-midi du mardi 21 décembre, l’histoire serait passée inaperçue et le tabloïd Expressen ne l’aurait pas révélée le 8 janvier. Mais à son arrivée sur place, à Nacka, banlieue résidentielle tranquille de Stockholm, la police a découvert qu’une des deux personnes venues faire le ménage chez la nouvelle Première ministre était une immigrée sans papiers originaire du Nicaragua, recherchée pour avoir refusé de quitter le pays après le rejet de sa demande d’asile, en 2020. Certes, la dirigeante sociale-démocrate n’habitait plus là, ayant emménagé trois jours plus tôt dans son logement de fonction. Mais peu importe, estime Svenska Dagbladet. “Le plus problématique est que n’importe qui peut être autorisé à entrer chez une haute personnalité politique, dans un pays où un chef du gouvernement et une ministre des Affaires étrangères ont été assassinés”, critique le quotidien.
GRANDE-BRETAGNE – Boris Johnson a présenté ce mercredi ses «excuses» et reconnu avoir fait une apparition à un rassemblement dans les jardins de Downing Street en plein confinement. Dans une chambre des Communes surchauffée, le chef du gouvernement conservateur a soutenu qu’il pensait que l’événement du 20 mai 2020 dans les jardins de sa résidence officielle était une réunion de travail. A cette époque, en pleine première vague de Covid-19, seules deux personnes étaient autorisées à se retrouver en extérieur et de nombreux Britanniques n’ont pas pu dire adieu à leurs proches mourants, d’où l’ampleur de la colère provoquée par cet événement où auraient été invitées plus de 100 personnes avec comme consigne d’apporter à boire. Boris Johnson a expliqué qu’il aurait dû estimer que si l’événement pouvait «techniquement» être considéré comme rentrant dans les règles, la perception des Britanniques, empêchés de rencontrer leurs proches, pouvait être tout autre. Le chef de l’opposition travailliste, Keir Starmer, a réclamé la démission de «BoJo». «Sa défense qui consiste à dire qu’il ne savait pas qu’il était à une fête est tellement ridicule que c’est en fait insultant pour le public britannique», a déclaré Starmer. «Aura-t-il maintenant la décence de démissionner ?» a-t-il ajouté, accusant le dirigeant conservateur de «mentir comme un arracheur de dents».
ITALIE – Depuis ce lundi 10 janvier, l’Italie est passée au « super Green pass ». A l’heure où les écoliers et étudiants reprenaient le chemin des cours contre l’avis des présidents de régions, le gouvernement a mis en application son « pass vaccinal » assorti d’une obligation de se vacciner pour les plus de 50 ans. «Nos problèmes viennent des No Vax ». Lors de sa conférence de presse d’accompagnement de la mise en place de son pass vaccinal (« Super Green pass » en Italie), Mario Draghi, président du Conseil des ministres, n’a pas pris ses « gants blancs » habituels pour justifier l’existence de sa nouvelle arme anti-opposants à la vaccination. Pour prendre les transports publics, pour travailler (les 2 millions de salariés de plus de 50 ans du pays ont jusqu’au 15 février pour se mettre en règle sous peine d’amende allant de 100 à 1 500 euros), pour enseigner et même désormais pour sacrifier au sacro-saint « caffè al bancone » (café pris au comptoir) : le pass vaccinal sera obligatoire.
ALLEMAGNE– Mardi 11 janvier, l’écologiste Robert Habeck, vice-chancelier du gouvernement et chef du super ministère de l’économie et de la protection du climat, a annoncé son programme d’urgence pour réduire drastiquement les émissions de carbone de la quatrième économie mondiale. La mission, qui doit aussi stimuler l’innovation et la compétitivité du pays, est une des grandes priorités du nouveau gouvernement Scholz, qui a pris ses fonctions en décembre 2021. Il a confirmé ce qui se dessinait ces derniers mois : après une baisse importante des émissions de CO2 en 2020, liée aux effets exceptionnels du Covid-19 sur l’activité, elles sont reparties à la hausse et devraient afficher, pour 2021, une augmentation de 4 %. L’Allemagne va non seulement rater l’objectif de baisse pour 2021, 2022 et 2023, mais elle est également sur la mauvaise voie pour atteindre ceux de 2030. Si rien n’est fait, le pays devrait avoir réduit à cette date sa production de gaz à effet de serre de 50 %, et non de 65 %, par rapport à leur niveau de 1990. « Exprimé en chiffres absolus, c’est 200 millions de tonnes de CO2 de trop », a déclaré M. Habeck, Deux paquets de réformes doivent être votés d’ici à l’été, afin qu’ils entrent en vigueur en 2023. Ainsi, 2 % du territoire allemand doit être réservé aux éoliennes terrestres. Faisable ? Beaucoup à Berlin en doutent. Le ministre a lui-même reconnu que son programme était « ultra ambitieux » et qu’il « affectera profondément la réalité sociale ».
CANADA – Des températures glaciales se sont abattues sur l’est du Canada et notamment le Québec, où un record de consommation d’électricité a été enregistré mardi. A Montréal, le mercure est descendu mardi matin jusqu’à -24,9 degrés, vidant les rues et les parcs habituellement très fréquentés par les sportifs par tous les temps. Des alertes de températures extrêmes ont été émises par Environnement Canada pour plusieurs secteurs de l’est du pays – au Québec, en Ontario, au Nouveau-Brunswick ainsi qu’à Terre-Neuve-et-Labrador. « Ce n’est pas exceptionnel mais ce n’est pas très fréquent d’avoir aussi froid que ça », a expliqué à l’AFP Simon Legault, météorologue pour Environnement Canada, selon qui les Québécois « ne sont plus habitués vraiment au froid ».
FRANCE MOSQUEE – Le ministre de l’Intérieur français Gérald Darmanin a annoncé, ce mercredi la fermeture de la mosquée Al Madina Al Mounawara, à Cannes cette fois. Dans un communiqué, la préfecture des Alpes-Maritimes donne les raisons de cette fermeture. « Il apparaît que la mosquée Al Madina Al Mounawara, multiplie les propos haineux envers la France, ses institutions et ses lois d’une part, tient des propos incitant à la haine envers les homosexuels ou transsexuels d’autre part et enfin fait montre d’une haine antisémite explicite », explique la préfecture des Alpes-Maritimes dans un communiqué. L’État pointe également « des comportements ambigus ont été entretenus avec des individus appartenant à la mouvance islamiste radicale et acquis aux thèses pro djihadistes » tout comme la promotion « de la charia ».
Dans un communiqué de presse, le maire David Lisnard affirme avoir effectué « de multiples signalements effectués directement par la municipalité de Cannes depuis 2015″ et évoque des prises de position sur les réseaux sociaux. Le ministre de l’Intérieur a indiqué que sur les « plus de 2.500 lieux de culte musulmans », on comptait « 70 lieux de culte radicalisés » en France. 21 lieux de culte sont actuellement fermés.
ONU – Huit Etats, l’Iran, le Soudan, le Venezuela, Antigua-et-Barbuda, le Congo, la Guinée, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Vanuatu ont perdu leur droit de vote à l’ONU en raison d’une dette trop importante à l’égard de l’organisation, a annoncé mardi soir le secrétaire général Antonio Guterres aux membres de l’Assemblée générale. Au total, « 11 Etats membres sont actuellement en retard dans le paiement de leurs contributions au sens de l’article 19 de la Charte des Nations unies », précise le chef de l’ONU dans sa lettre obtenue ce mercredi par l’AFP. Cet article prévoit une suspension du droit de vote à l’Assemblée générale pour tout pays dont le montant des arriérés est égal ou supérieur à la contribution due par lui pour les deux années complètes écoulées. Si le manquement est dû « à des circonstances indépendantes de sa volonté », un Etat visé par l’article 19 peut cependant garder son droit de vote et c’est le cas en 2022 pour les Comores, Sao Tomé-et-Principe et la Somalie, précise Antonio Guterres.
COVID – « Personne ne sait exactement quand nous serons au bout du tunnel, mais nous y arriverons », a déclaré mardi 11 janvier Marco Cavaleri, chef de la stratégie vaccinale de l’Agence européenne des médicaments (EMA). Selon cet organisme, bien que la maladie soit toujours en phase pandémique, la propagation du variant Omicron va transformer le Covid-19 en une maladie endémique, avec laquelle l’humanité peut apprendre à vivre. Concernant l’administration d’un quatrième vaccin à la population, l’EMA a exprimé des doutes, affirmant que l’injection de doses répétées n’était pas une stratégie « durable ». Un avis partagé par l’OMS un peu plus tôt. « Avec l’augmentation de l’immunité dans la population – et avec Omicron, il y aura beaucoup d’immunité naturelle en plus de la vaccination –, nous avancerons rapidement vers un scénario qui sera plus proche de l’endémicité », a ajouté Marco Cavaleri lors d’une conférence de presse. Mais, a-t-il souligné, « nous ne devons pas oublier que nous sommes toujours dans une pandémie ».
