Par Jamel Belhassen
En perdant son second match en trois sorties, la Tunisie s’est installée dans une position très compliquée qui aura besoin d’un retournement de situation miraculeux pour poursuivre son séjour au Cameroun.
En effet, la défaite subie dans le temps additionnel contre la Gambie qui participe à sa première CAN oblige les Aigles de Carthage à jouer leur huitième de finale arraché à la faveur des résultats des autres troisièmes, le dimanche contre un des grands favoris de l’épreuve, à savoir le Nigéria. En plus l’équipe aura à se déplacer ce vendredi à Garoua qui se trouve à 1000 km de Limbé et en bus svp ! Alors qu’en se qualifiant second de son groupe, la Tunisie aurait évité tout ce déplacement pour rencontrer lundi la Guinée. Et les dégâts ne s’arrêtent pas là.
L’équipe déjà décimée par les ravages du coronavirus, ne pourra pas compter sur son sélectionneur Mondher Kebaier, expulsé pour protestations, lui qui a fait preuve de beaucoup de nervosité dans zone technique sur Ben Mustapha exclu lui aussi alors qu’il n’était que remplaçant ni sur Mathlouthi qui a écopé de son second carton jaune suspensif. Et qu’on revoit la prestation de plusieurs joueurs face aux Gambiens, il n’y a pas lieu de nourrir un quelconque optimisme avant un match contre les Super Eagles qui ont dominé et gagné leurs trois rencontres du premier tour.
A l’évidence, l’ambiance générale et la gestion de ce tournoi laissent à désirer. Le pire, c’est que le Mondher Kebaier ne laisse apparaitre aucun souci et continue à affirmer que la Tunisie joue pour remporter le Graal. On aimerait bien le croire mais les données actuelles, l’ambiance, les rapports entre les joueurs et leur comportement vis-à-vis du danger du coronavirus n’augurent rien de bon.
