Les rebelles houthis du Yémen ont dit avoir visé lundi un aéroport dans le sud de l’Arabie saoudite, en représailles à une attaque imputée à Ryad contre l’aéroport de Sanaa qu’ils contrôlent.
Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a indiqué dans une vidéo que les forces houthies avaient mené une attaque contre l’aéroport international d’Abha, à l’aide de missiles et de drones. Il a par ailleurs mis en garde « toutes les compagnies aériennes contre tout survol de l’espace aérien du royaume d’Arabie saoudite ».
Plus tôt, les Houthis avaient accusé Ryad d’une attaque contre l’aéroport de la capitale yéménite Sanaa, qu’ils contrôlent, menaçant de représailles.
Une délégation houthie revient au Yémen sous les tirs
Un avion iranien ramenant de Téhéran une délégation des rebelles houthis a atterri au Yémen, a affirmé un ministre houthi, après que le gouvernement a dit avoir mené des frappes contre l’aéroport de Sanaa pour l’en empêcher.
La chaîne des rebelles al-Massirah a cité le ministre des Transports des autorités houthies, selon lequel « l’avion iranien s’est posé sur le sol national avec à son bord un certain nombre de malades et de personnes bloquées, accompagnés de la délégation officielle de la République du Yémen », sans préciser le lieu de l’atterrissage.
Le gouvernement yéménite a ordonné de son côté la fermeture des aéroports du pays après avoir frappé celui de la capitale Sanaa. Selon un communiqué publié sur Facebook, l’Autorité de l’aviation civile a informé « toutes les compagnies aériennes et les organisations internationales opérant des vols à destination et en provenance des aéroports de la République du Yémen que tous les aéroports (y) sont fermés jusqu’à nouvel ordre, avec effet immédiat ».
L’envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen a appelé pour sa part à une « désescalade » dans le pays, après cet incident. « Je suis extrêmement préoccupé par le risque d’accroissement de l’escalade », a écrit sur X Hans Grundberg. « J’ai des contacts poussés avec toutes les parties, mon bureau étant en communication avec les représentants militaires de chaque camp. Nous exhortons tout le monde à réduire l’escalade et à s’abstenir de toute action susceptible de déclencher un nouveau cycle de violence au Yémen. »
