
ALGERIE – Lors d’une visite, mardi, au siège du ministère de la Défense nationale, le président Tebboune a annoncé qu’il faisait du 4 août la journée nationale de l’Armée nationale populaire, mais il a aussi évoqué d’autres sujets que militaires. Il a affirmé que la décision de l’Algérie de ne pas recourir à l’endettement extérieur « dérange beaucoup de parties », en soulignant que les jeunes algériens ont créé 10.000 petites entreprises en 2021. « Cette nouvelle génération d’entrepreneurs ne connaît ni la surfacturation, ni le blanchiment d’argent », a-t-il ajouté, affirmant que l’endettement extérieur « hypothèque notre souveraineté et notre liberté de décision, et de défendre des causes justes dans le monde, en particulier le Sahara occidental et la Palestine. »Il a assuré que la liberté d’expression était garantie, mais loin de l’insulte et de la diffamation : « Les commentaires politiques et la liberté d’expression sont garantis, mais avec civisme, car ils n’ont rien à voir avec la diffamation, l’insulte, la calomnie, la diffusion de mensonges et les tentatives de mettre l’État à genoux par des moyens détournés. » A l’adresse des ennemis de l’Algérie, le président Tebboune a mis en garde : « L’armée algérienne est une armée pacifique, mais elle défend l’Algérie avec acharnement, alors malheur à celui qui attaque l’Algérie ».
SYRIE – Dix-huit membres des forces de sécurité kurdes ont été tués dans une attaque du groupe État islamique contre une prison dans la ville de Hassaké, dans le nord-est de la Syrie. Dans la matinée de ce vendredi 21 janvier, les combats se poursuivaient à l’intérieur et à l’extérieur de la prison, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme et des sources proches de Damas. Plusieurs heures après l’assaut contre la prison de Ghwayran, dans la ville de Hassaké, couplé à un assaut mené de l’extérieur, les forces kurdes n’avaient toujours pas repris le contrôle du centre de détention, ce vendredi en début d’après-midi L’Observatoire syrien des droits de l’homme rapporte que des centaines de membres du groupe État islamique ont pris le contrôle de la prison après avoir saisi des armes et des munitions appartenant à la garnison. Les jihadistes ont provoqué une mutinerie après un assaut audacieux mené à l’extérieur de la prison. Des combattants du groupe État islamique ont fait exploser une voiture piégée et un camion-citerne près du portail principal. Des cellules dormantes jihadistes ont ensuite attaqué les forces kurdes autour de la prison, qui renferme le plus grand nombre de détenus du groupe État islamique au monde : 3 500 jihadistes dont des chefs importants, selon l’Observatoire syrien. Les FDS ont acheminé d’importants renforts pour essayer de reprendre en main la situation, épaulées par des hélicoptères de la coalition qui ratissent les alentours de la prison à l’aide de mitrailleuses, où un couvre-feu a été décrété.
IRAK – Onze soldats de l’armée irakienne ont été tués lors d’une attaque nocturne menée contre leur base dans la province de Diyala (est) attribuée au groupe État islamique (EI), selon les informations d’une source militaire communiquées vendredi 21 janvier. « Onze soldats, dont un lieutenant, ont été tués dans une attaque menée par des membres de l’EI (…) visant une base de l’armée », a déclaré, sous le couvert de l’anonymat, un haut responsable militaire en poste à Diyala, une région où des cellules jihadistes sont toujours actives. L’attaque a eu lieu « vers 2 h 30 (23 h 30 GMT jeudi) contre une base de la région de Hawi al-Azim », située non loin de la province de Salaheddine, a-t-il poursuivi. L’Irak a proclamé sa « victoire » contre les jihadistes de l’EI fin 2017. Mais ils restent une menace et continuent de mener des attaques ponctuelles contre des villageois et les forces de sécurité dans le nord du pays, notamment dans la région de Kirkouk et dans les provinces de Salaheddine et Diyala.

EGYPTE – Egyptien réfugié au Soudan, Hossam Menoufy comptait rejoindre Istanbul depuis Khartoum, où il ne se sentait plus en sécurité. Mais l’opposant islamiste de 29 ans n’est jamais arrivé en Turquie. Son avion a dû se poser en urgence à Louxor, où le jeune homme, recherché par les autorités égyptiennes pour des faits en lien avec des attaques meurtrières, a été arrêté. A ce stade, il est difficile de dire s’il a été victime d’une succession de malchances, ou si sa capture résulte d’une coordination sécuritaire entre Khartoum et Le Caire, qui se sont rapprochés depuis le putsch militaire de l’automne 2021 au Soudan. Son arrestation a été reconnue le 15 janvier par le ministère égyptien de l’intérieur, qui n’en a pas précisé les circonstances. Médias pro-gouvernementaux et partisans du président Abdel Fattah Al-Sissi surenchérissent sur cette prise : l’homme est présenté comme un cerveau du groupuscule Hasm, voire comme son fondateur. Ce mouvement, classé comme terroriste par Le Caire, a été impliqué dans diverses attaques contre la police, des responsables gouvernementaux et des juges.
IRAN – L’Iran, la Russie et la Chine ont entamé ce vendredi, des exercices navals conjoints dans l’océan indien, visant notamment à renforcer la « sécurité commune ». Ces manœuvres qui sont les plus importantes qu’organisent les trois pays alliés se déroulent pendant trois jours dans le nord de l’océan Indien sur une superficie de 17 000 kilomètres-carrés. L’amiral iranien Mostafa Tajeddini, porte-parole de ces manœuvres, a indiqué à la télévision d’Etat que ces exercices verront la participation de onze unités maritimes de l’armée de l’Iran, trois unités de la marine des Gardiens de la révolution (l’armée idéologique de la République islamique), trois unités de la Russie et deux unités de la Chine. Elles interviennent au lendemain d’une visite officielle du président iranien Ebrahim Raïssi, en Russie, où il a abordé avec les responsables russes, les moyens de renforcer les relations entre les deux pays, annonçant au passage, un accord de coopération sur vingt ans, qui sera prochainement signé entre Téhéran et Moscou. Par ailleurs, l’Iran et la Chine ont annoncé il y a quelques jours, l’entrée en application d’un accord de coopération stratégique d’une durée de 25 ans entre les deux pays.
IRAN NUCLÉAIRE -Téhéran ne « souhaite pas se doter d’arme nucléaire », si ses droits sont respectés a déclaré Ebrahim Raïssi lors de sa visite officielle en Russie. « De telles armes n’ont pas leur place dans notre stratégie défensive » mais l’accord à conclure doit prendre en compte les droits iraniens. Aujourd’hui Washington s’efforce de le relancer, et met en garde contre un échec si les négociations n’aboutissent pas rapidement, comme l’a indiqué Antony Blinken, secrétaire d’Etat des Etats-Unis : « Nous pouvons mener à bien ces pourparlers et répondre aux principales préoccupations de toutes les parties. Mais le temps presse. Si un accord n’est pas conclu dans les semaines à venir, les avancées nucléaires en cours de l’Iran, qui ont repris après que nous nous sommes retirés, sonneront la fin de l’accord« .

ISRAËL – Le ministre des Finances Avigdor Lieberman a rejeté les critiques concernant son opposition à l’indemnisation par le gouvernement des entreprises touchées par la dernière vague du COVID-19. Dans une interview accordée à Kan, M. Lieberman a déclaré que la recrudescence des infections au cours des dernières semaines et certaines restrictions n’étaient pas suffisantes pour nuire gravement aux entreprises. « Je ne pense pas qu’en 20 jours, il soit possible d’atteindre une situation de risque existentiel et de faillite », a affirmé M. Lieberman, faisant référence à la dernière vague. « Il ne fait aucun doute que les gens et les entreprises souffrent, mon cœur est avec eux, mais dans l’ensemble, notre économie en ce moment est toujours dans une bonne situation », a-t-il ajouté. « Nous n’abandonnerons personne, mais il n’y aura pas de distribution d’argent », a réitéré le ministre. M. Lieberman a également lancé un nouvel appel à la suppression du « passeport vert », qui limite l’accès à certains lieux et activités aux personnes munies de certificats de vaccination ou de tests négatifs.
CISJORDANIE – Des extrémistes juifs ont attaqué des Palestiniens et des militants israéliens de gauche à Burin, en Cisjordanie, vendredi matin, à coups de matraques et de pierres, faisant au moins six blessés et brûlant une voiture, selon la police, des témoins et des images de la scène. L’armée et la police israéliennes ont été appelées sur les lieux après le début de l’attaque, mais sont arrivées après que les auteurs aient apparemment pris la fuite. Un porte-parole de la police a déclaré que les agents enquêtaient sur l’incident. « La police agira avec détermination et force pour trouver les contrevenants à la loi, les attraper et les traduire en justice », a-t-il déclaré. Des militants israéliens affiliés à l’association Rabbis for Human Rights ont déclaré être arrivés à Burin, près de Naplouse, vendredi matin, pour aider des agriculteurs palestiniens à planter des arbres sur des terres situées à l’intérieur des limites du village. Environ une heure et demie plus tard, des dizaines de personnes masquées sont descendues de l’avant-poste israélien illégal voisin de Givat Ronen, brandissant des pierres. Au moins six Israéliens ont été blessés au cours de l’attaque, selon des témoins et des médecins. Le nombre de Palestiniens blessés n’a pas été précisé.
YÉMEN – Une frappe aérienne a touché ce vendredi une prison de la province de Saada, dans le nord du Yémen, tuant plus de cent personnes dont des migrants africains, a déclaré à Reuters un témoin, alors que la coalition menée par l’Arabie saoudite intensifie ses opérations contre les zones contrôlées par les rebelles houthis. Selon la chaîne de télévision yéménite Al Masirah, contrôlée par les Houthis, qui cite des médecins, le chiffre pourrait être plus élevé. La chaîne a également montré des images de blessés à l’hôpital al-Jamhuri de Saada.
Dans la nuit de jeudi 20 à vendredi 21 janvier, la coalition a bombardé la ville d’Hodeïda, située sur la mer Rouge et contrôlée par les houthistes, détruisant un centre de télécommunications et provoquant une panne d’Internet dans tout le pays, a annoncé l’organisation NetBlocks, une organisation non gouvernementale (ONG) spécialisée dans la surveillance de l’Internet dans le monde. Les frappes ont fait une vingtaine de victimes.

BIRMANIE – Le géant français TotalEnergies et le mastodonte américain Chevron ont annoncé ce vendredi leur retrait de Birmanie où ils étaient partenaires dans le champ gazier de Yadana, une demande pressante des ONG de défense des droits humains à la suite du coup d’État militaire. Un an après le putsch du 1er février 2021 qui a renversé Aung San Suu Kyi et mis fin à une parenthèse démocratique de 10 ans, le pays reste plongé dans le chaos. Mais les entreprises étrangères ayant quitté la Birmanie restent rares malgré l’appel des ONG face à la répression sanglante de la contestation et les avertissements d’experts. «Le contexte qui ne cesse de se dégrader au Myanmar, en matière de droits humains (…) nous a conduits à réévaluer la situation», a expliqué le groupe français dans un communiqué. Chevron lui a emboîté le pas.
D’autre part, un tribunal militaire birman a condamné ce jour à la peine de mort un ex-député du parti d’Aung San Suu Kyi, a appris l’AFP auprès des autorités. Phyo Zeyar Thaw, membre de la Ligue nationale pour la démocratie, arrêté en novembre, a été «condamné à la peine de mort aujourd’hui pour avoir violé la loi antiterroriste», a indiqué la junte dans un communiqué.
UKRAINE – La rencontre, ce vendredi à Genève, entre le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov et son homologue américain, Antony Blinken, a débouché seulement sur l’engagement du chef de la délégation américaine à transmettre la semaine prochaine « des idées » sous forme d’une réponse écrite aux demandes russes. Après quoi, « un nouveau contact aurait lieu entre eux », avant, si cela s’avère utile, un sommet entre les deux chefs d’Etat, Vladimir Poutine et Joe Biden. Sergueï Lavrov a relevé que le secrétaire d’Etat américain et lui étaient « d’accord qu’un dialogue raisonnable était nécessaire » pour que « l’émotion retombe », tandis qu’Antony Blinken saluait des « discussions franches et substantielles ».Il a demandé au Kremlin de retirer ses troupes massées depuis octobre à la frontière de l’Ukraine et d’apporter la preuve que la Russie n’avait pas l’intention d’envahir son voisin. Sergueï Lavrov s’est contenté de répondre que « jamais au grand jamais » son pays n’avait l’intention d’envahir l’Ukraine, bien qu’il ait massé 120.000 soldats équipés de chasseurs, blindés et missiles à proximité de sa frontière ou en Crimée. Il a reformulé ses exigences du 17 décembre.
POLOGNE-UE – L’exécutif communautaire a annoncé jeudi avoir réclamé au gouvernement de Mateusz Morawiecki le paiement de 69 millions d’euros de pénalités pour ne pas avoir mis fin aux activités de la chambre disciplinaire de la Cour suprême, comme le lui avait pourtant demandé la Cour de justice de l’UE le 14 juillet 2021. Non seulement Varsovie ne s’est pas exécuté mais le Tribunal constitutionnel polonais, saisi par M. Morawiecki lui-même, a, le 7 octobre 2021, jugé certains articles des traités de l’UE incompatibles avec la Constitution et mis en cause la primauté du droit européen. Dans ce contexte, fin octobre 2021, la Cour de Luxembourg a condamné la Pologne à payer une astreinte d’un million d’euros par jour, à compter du 3 novembre 2021, prenant acte du fait qu’elle n’avait pas tenu compte de ses injonctions. Bruxelles pourrait dans les tout prochains jours décider les premières ponctions sur des versements européens en faveur de Varsovie, en réaction au refus du gouvernement Morawiecki. Les équipes du commissaire au Budget, Johannes Hahn, sont en train d’étudier quels versements à venir pourraient être ponctionnés d’une première enveloppe d’environ 15 millions d’euros.

GHANA – Une explosion provoquée par l’accident d’un camion transportant des explosifs pour une mine a fait au moins 17 morts et 59 blessés jeudi et dévasté une ville dans l’ouest du Ghana, selon le gouvernement. Elle s’est produite vers midi jeudi 20 janvier à Apiate, non loin de Bogoso, une ville minière située dans la région Occidentale, à environ 300 kilomètres à l’ouest d’Accra, la capitale de ce pays ouest-africain riche en ressources minérales. Des vidéos authentifiées par l’AFP montrent un important cratère, des maisons soufflées et des débris constellent le sol sur des centaines de mètres. Plusieurs corps sans vie, certains démembrés, sont visibles et témoignent de la violence de l’explosion. Selon les premiers éléments de l’enquête, c’est « un accident impliquant un camion transportant des matières explosives pour une société minière, une moto et un troisième véhicule qui a eu lieu près d’un transformateur électrique et conduit à l’explosion« , a indiqué le ministre de l’Information.
MALI – Un convoi militaire de la Force Barkhane en provenance de Gao au nord du Mali, a été bloqué jeudi, pendant quelques heures par des centaines de jeunes manifestants à l’entrée de la ville d’Ansongo, a appris Agence Anadolu, auprès de Abdoulbaki Diallo ancien député de la localité. Ibrahim Sadou porte-parole du Conseil communal de la jeunesse d’Ansongo a affirmé : « Nous savons maintenant que l’opération Barkhane n’est pas là pour nous sécuriser mais pour déstabiliser notre sous-région. C’est pour cette raison que nous avons décidé de lui barrer la route ». Le convoi a dû prendre une autre route pour Ménaka.
Également jeudi, un Airbus A400M de la Bundeswehr, en provenance d’Allemagne, «avec environ 80 militaires à bord s’est vu refuser le droit de survoler le Mali alors qu’il se rendait à Niamey, au Niger», a déploré l’armée de l’air allemande sur Twitter. «Le vol a alors été détourné vers La Grande Canarie», aux Canaries (Espagne), précise l’armée, prévenant que «les faits seraient clarifiés».
AFRIQUE DU SUD – L’Afrique du Sud comptait déjà deux sites d’assemblage et de conditionnement de vaccins anti-Covid. Le groupe Aspen y conditionne déjà des vaccins Johnson & Johnson. Et d’ici quelques semaines, l’institut Biovac au Cap doit commencer à assembler le vaccin Pfizer-BioNTech. Le nouveau venu a plus d’ambition encore. Cette fois, il s’agit de fabriquer sur place le vaccin contre le Covid de A à Z. L’usine inaugurée mercredi 19 janvier au Cap a été financée par le milliardaire des biotechnologies Patrick Soon-Shiong. L’homme d’affaires américain est né en Afrique du Sud de parents chinois. Il a fait une partie de ses études à la prestigieuse université de Witwatersrand à Johannesburg dont il est diplômé en médecine. Biologiste, il a fait fortune en mettant au point l’Abraxane, un médicament anti-cancéreux.

POLLUTION – L’équilibre naturel qui existe sur Terre depuis 10 000 ans est désormais menacé par la pollution chimique. Pesticides, plastiques, médicaments, tissus de synthèse… pas moins de 350 000 différents types de produits chimiques sont fabriqués dans le monde. Si tous ne semblent pas dangereux à titre individuel, le niveau de pollution global que leur production et leur diffusion engendrent serait désormais dangereux pour l’humanité. Telles sont les conclusions d’une étude menée par des chercheurs du Stockholm Resilience Centre et de l’université de Göteborg, publiée dans la revue Environmental Science and Technology, et relayée, le 18 janvier, par The Guardian. Ces volumes de pollution chimique sont tels qu’ils ont franchi une « limite planétaire » et menacent l’équilibre naturel qui prévaut sur Terre. Ils perturbent les écosystèmes mêmes qui sous-tendent le développement de la vie, en s’attaquant notamment à certains insectes, pour ce qui est des pesticides. Les scientifiques ont défini neuf « limites » à n pas dépasser : le changement climatique, l’érosion de la biodiversité, la perturbation des cycles biogéochimiques de l’azote et du phosphore, les changements d’utilisation des sols, l’acidification des océans, l’utilisation mondiale de l’eau, l’appauvrissement de l’ozone stratosphérique, l’augmentation des aérosols dans l’atmosphère et l’introduction d’« entités nouvelles » dans la biosphère (dit simplement, la pollution chimique). Cinq seraient maintenant dépassées : le changement climatique, l’érosion de la biodiversité, la perturbation des cycles biochimiques de l’azote et du phosphore, les changements d’usage des sols et donc la pollution chimique.
FRANCE – L’ancien secrétaire général de la présidence sous Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, actuellement emprisonné du fait d’une précédente condamnation, s’est vu infliger, vendredi 21 janvier, pour « favoritisme », un an de prison dont huit mois ferme, avec un mandat de dépôt différé, dans l’affaire des sondages de l’Élysée. Patrick Buisson, alors proche conseiller du chef de l’État, a été condamné à deux ans de prison avec sursis, ainsi que 150 000 euros d’amende, et l’ex-sondeur Pierre Giacometti à six mois avec sursis et 70 000 euros d’amende. À l’époque directrice de cabinet, Emmanuelle Mignon a été sanctionnée de six mois avec sursis. En revanche, l’ancien chargé de l’opinion, Julien Vaulpré, a été relaxé. Écroué depuis plus d’un mois à la prison de la Santé, l’ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant, 77 ans, n’était pas présent dans le box pour la lecture du jugement de la 32e chambre correctionnelle, se faisant représenter par son avocat. Il avait été condamné dans l’affaire des primes en liquide du ministère de l’Intérieur à une peine de deux ans, dont un an avec sursis probatoire. Son avocat a indiqué qu’il allait faire appel de cette nouvelle condamnation.
