Le président de la république, Kaïs Saïed, s’est entretenu ce week-end, avec son homologue français, Emmanuel Macron, où il était question des relations tuniso-françaises en matière économique, et dans différents autres domaines.
Le président a évoqué plusieurs sujets, notamment « les étapes franchies et les prochains rendez-vous en vue de sortir la Tunisie de sa situation actuelle ».
Il a, par ailleurs, souligné que « les informations relayées par les médias et les réseaux sociaux n’ont rien à voir avec la réalité ». « Hélas, de nombreuses parties hostiles à la démocratie, à la liberté et à la justice trouvent des oreilles attentives, mais il ne s’agit, en réalité, que de mensonges, et des supercheries contre d’importantes sommes d’argent, dont le but est de salir à la Tunisie et le peuple tunisien », a-t-il ajouté.
Saïed a, encore, affirmé qu’ »il était paradoxal que ceux qui se présentent comme les victimes du despotisme, sont ceux qui cherchent à y revenir, et complotent contre leur patrie en collaboration avec ceux qui n’ont d’autres objectifs que l’argent, et l’atteinte aux patries et au pays de l’intérieur ».
Emmanuel Macron a quant à lui, appelé son homologue tunisien, Kaïs Saïed à assurer une « transition inclusive ». C’est ce qu’a affirmé l’Elysée dans un communiqué sur l’entretien téléphonique entre les deux dirigeants, samedi 22 janvier 2022.
Ce que la présidence de la République tunisienne a omis de mentionner dans son communiqué notant uniquement qu’Emmanuel Macron avait réitéré le soutien de son pays à la Tunisie et son entière compréhension de la situation difficile du pays.
Evoquant la situation en Tunisie, le président français a, également, encouragé le chef de l’Etat tunisien à s’engager dans des réformes démocratiques et économiques pour rasséréner le pays.
La capitale tunisienne a, rappelons-le, été le théâtre de manifestations brutalement réprimées par les forces de l’ordre la semaine dernière. Plusieurs partis et mouvements qui se sont opposés à l’entreprise Kaïs Saïed ont investi les artères principales à proximité de l’avenue Habib Borguiba pour manifester leur colère à l’occasion de la célébration du 14-Janvier, anniversaire de la Révolution annulé par décret présidentiel.
L’Elysée a ajouté, par ailleurs, que le locataire de Carthage avait assuré, à son homologue français, le respect de l’Etat de droit et des libertés.
