Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane aurait appelé Benyamin Netanyahou, qui était Premier ministre d’Israël à l’époque, pour l’aider à renouveler sa licence d’utilisation du logiciel Pegasus de groupe NSO, a rapporté ce vendredi le New York Times Magazine.
Selon une enquête du journaliste du Yedioth Ahronoth, Ronen Bergman, environ un mois après la signature des accords d’Abraham avec les Émirats arabes unis et Bahreïn, le ministère de la Défense a refusé de renouveler la licence d’exportation de NSO pour l’Arabie saoudite qui avait expiré. Le prince héritier Mohammed ben Salmane s’est donc tourné vers l’ancien Premier ministre Benyamin Netanyahou. L’enquête avance que l’ancien dirigeant israélien aurait ordonné au ministère de la Défense d’approuver l’utilisation de « Pegasus » en Arabie saoudite, et que le lendemain de cet ordre, tous les documents nécessaires avaient été signés.
Le bureau de Netanyahou a réagi à l’enquête du New York Times, indiquant que « les affirmations selon lesquelles le Premier ministre Netanyahou a proposé à des dirigeants étrangers le logiciel du groupe NSO en échange d’avancements diplomatiques ou autre sont un mensonge total ».
