
ALGÉRIE – Alors que la presse a présenté la visite du président Tebboune au Caire comme une grande réussite, le site Mondafrique estime qu’il a subi plusieurs humiliations. Ainsi, durant son séjour, l’ambassadeur d’Egypte au Maroc a rappelé que son pays soutient l’intégrité territoriale du royaume. « L’Égypte soutient fermement l’intégrité territoriale du royaume du Maroc et rejette toute ingérence dans ses affaires intérieures ainsi que toute atteinte à son intégrité territoriale », a souligné l’ambassadeur égyptien au Maroc, Yasser Mostafa Kamal Othman. « Nous ne reconnaissons pas la république sahraouie et nous n’avons aucune relation avec le Polisario », a rappelé l’ambassadeur.
D’autre part, le président Tebboune a décidé de prolonger la fermeture des écoles jusqu’au 5 février en raison de l’augmentation significative du nombre d’infections quotidiennes au coronavirus.
MAROC – Israël refuse de vendre son système de défense « Iron Dome » aux pays arabes comme le Maroc et les Émirats arabes Unis par crainte de divulgation de secrets. « Les agences de sécurité israéliennes ont rejeté la possibilité de vendre des technologies développées à leurs nouveaux partenaires, les pays arabes qui ont signé les accords d’Abraham », a déclaré à Maariv Alon Ben David, analyste militaire israélien. Il a également fait savoir que le ministère israélien de la Défense est revenu sur sa décision de ne pas vendre de systèmes de défense aux Émirats arabes unis : « Il a vendu de la cybertechnologie, mais s’est abstenu de vendre des systèmes de défense aérienne ». Face à ce refus, Abou Dhabi a dû acheter des systèmes de défense nord-coréens dotés de technologies russes. « Israël craint que la vente de cette technologie aux Émirats arabes unis n’entraîne la transmission de secrets à un État tiers », a déclaré pour sa part à Israel Hayom Yoav Limor, également analyste militaire
SYRIE – Des affrontements sporadiques ont eu lieu samedi entre les forces kurdes et des membres de Daesh près d’une prison du nord-est de la Syrie, où sont toujours retranchés des djihadistes Des dizaines de combattants de Daesh ont lancé un assaut le 20 janvier contre la prison de Ghwayran à Hassaké, une zone aux mains des Kurdes, pour libérer leurs frères d’armes. Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes et fer de lance de la lutte contre l’organisation terroriste islamiste en Syrie, avaient déclaré mercredi avoir repris le contrôle de la prison, à l’issue de six jours d’intenses combats. Le bilan a été revu à la hausse, 332 morts. Des membres de Daesh se terrent encore sur le site ou dans les alentours. Selon l’OSDH, des dizaines d’entre eux sont retranchés dans la partie nord de la prison, « difficile à viser par les airs ou à accéder par voie terrestre ». Le porte-parole des FDS Farhad Shami a indiqué que s’ils ne se rendaient pas, les forces kurdes envisageraient une solution « militaire ».

IRAK – Des bombardements aériens de l’armée irakienne ont tué samedi neuf «terroristes» impliqués dans une attaque du groupe État islamique (EI) ayant coûté la vie à onze soldats dans la province de Diyala il y a une semaine, ont assuré les forces de sécurité. L’attaque nocturne du 21 janvier, revendiquée par l’EI sur ses chaînes Telegram, avait visé une base de l’armée irakienne de la région de Hawi alarme dans l’est de l’Irak. Onze soldats, dont un lieutenant, ont été tués. Évoquant cette attaque qu’elles s’étaient engagées à «venger», les forces de sécurité ont indiqué samedi soir dans un communiqué avoir «localisé l’endroit exact à Hawi alarme où se trouvait le groupe terroriste qui a perpétré cet acte criminel». «Trois frappes précises menées par des F-16 irakiens ont tué jusqu’à maintenant neuf éléments terroristes», ajoute le communiqué, précisant que «la mission est toujours en cours».
IRAN-FRANCE – Emmanuel Macron a insisté sur « la nécessité d’accélérer » pour « aboutir à des progrès » dans les négociations sur le nucléaire iranien, lors d’un entretien téléphonique samedi avec son homologue iranien Ebrahim Raïssi, a indiqué l’Elysée ce dimanche. « Sur l’accord nucléaire de 2015, le Président de la République a réitéré sa conviction qu’une solution diplomatique est possible et impérative, et marqué que tout accord nécessitera des engagements clairs et suffisants de toutes les parties, auxquels la France travaille avec l’ensemble de ses partenaires », a précisé la présidence française. Le président français a « exprimé sa préoccupation concernant » la situation du Français Benjamin Brière, condamné à huit ans et huit mois de prison en Iran pour « espionnage » et « propagande » contre le régime. Selon l’Elysée, il a aussi demandé une nouvelle fois « la libération immédiate » de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, réincarcérée à Téhéran.
ISRAËL-EMIRATS – Le président israélien Isaac Herzog est arrivé hier dimanche aux Emirats arabes unis, pour la première visite officielle d’un président israélien dans ce pays arabe du Golfe après la normalisation des relations entre les deux Etats en 2020.Pendant le voyage, l’avion du président a survolé l’Arabie saoudite. Selon le bureau d’Herzog, il est entré dans le cockpit pour voir le désert saoudien, et a affirmé : « C’est vraiment un moment très émouvant. » Isaac Herzog doit se rendre à Abou Dhabi et à Dubaï et rencontrera M. bin Zayed, le Premier ministre de Dubaï, le cheikh Mohammed bin Rashid al-Maktoum, le commissaire général de l’Exposition universelle 2020 de Dubaï et le ministre de la Tolérance, le cheikh Nahyan bin Mubarak, des chefs d’entreprise émiratis et des membres de la communauté juive du pays. Le président ouvrira également la journée nationale d’Israël à l’Expo 2020 de Dubaï, demain lundi. « J’apporte un message de paix pour toute la région, et pour les peuples de la région », a déclaré Isaac Herzog avant de décoller pour Abou Dhabi. « La paix apporte la prospérité, le progrès et la croissance pour le bénéfice des peuples de la région ».

CISJORDANIE – Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a demandé au ministre israélien de la Défense Benny Gantz la libération de 25 prisonniers, lors de leur réunion il y a un mois au domicile du dirigeant israélien, a révélé dimanche le journal Yediot Aharonot. Les détenus en question sont des vétérans du Fatah emprisonnés en Israël avant la signature des accords d’Oslo, ainsi que des prisonniers malades. Selon Yediot Aharonot, Benny Gantz n’aurait répondu ni positivement ni négativement à la demande, et aurait assuré au dirigeant palestinien que « la question ferait l’objet d’une enquête ». Fin décembre, une délégation de hauts responsables palestiniens menée par Mahmoud Abbas était venue discuter de questions de sécurité et d’économie à la résidence de M. Gantz située à Rosh Haayin, près de Tel-Aviv, marquant la première visite officielle du président palestinien en Israël depuis des années.
LIBAN – Le ministre libanais des Affaires étrangères a déclaré samedi que son pays ne procéderait pas au désarmement du groupe terroriste Hezbollah, l’une des dix mesures de confiance soumises à Beyrouth par les pays du Golfe. « Je ne vais pas retirer les armes au Hezbollah ni mettre fin à son existence. Il en est hors de question », a déclaré le chef de la diplomatie libanaise Abdallah Bou Habib à la chaîne Al-Jazeera, soulignant que le groupe soutenu par l’Iran était un « parti libanais par excellence », actif au sein du gouvernement. M. Bou Habib s’exprimait avant son départ pour le Koweït, où il doit apporter des réponses à la liste des suggestions des pays du Golfe pour tenter de mettre fin à l’impasse dans laquelle se trouvent les deux parties. Parmi les demandes formulées par les pays du Golfe, figurent notamment la mise en œuvre de la résolution 1559 du Conseil de sécurité des États-Unis, qui appelle au désarmement de toutes les milices au Liban, la mise en place de réformes anti-corruption, ou encore la fin des attaques verbales ou réelles contre ces mêmes pays.
SOUDAN – Les forces de sécurité ont tiré ce dimanche des grenades lacrymogènes à Khartoum pour tenter de disperser des milliers de manifestants conspuant le putsch mené par le chef de l’armée en octobre et réclamant justice et démocratie au Soudan, a constaté un journaliste de l’AFP. Plus de trois mois après le coup d’État du général Abdel Fattah al-Burhane, la mobilisation ne faiblit pas malgré la répression qui a déjà fait 78 morts, pour beaucoup des manifestants tués par balles, selon des médecins pro-démocratie. Selon Salih Mahmoud, président de l’association du barreau du Darfour, plusieurs centaines de personnes, sans doute un millier, seraient détenues en toute illégalité depuis le coup d’État militaire.

INSOLITE – La vidéo a fait le buzz sur Internet avec plus de cinq millions de vues en quelques jours. Elle montre une virée matinale en Bugatti, vue du cockpit, sur l’A2 en Allemagne. Le compteur affiche de 417 km/h ! Au volant, le multimillionnaire tchèque Radim Passer, 58 ans. Sa voiture: la brachycéphale Chiron. Près de trois millions d’euros, mais aussi une vitesse folle grâce à son moteur à seize cylindres de 8,0 litres avec quatre turbocompresseurs et 1.500 chevaux – l’électronique ne s’arrête qu’à 420 km/h. Passer voulait connaître les véritables limites du possible. Il est passé à l’action au mois de juillet 2021, le bolide est envoyé à l’usine de Molsheim pour une inspection, Bugatti donne son accord. Autre petit détail qui a son importance, chaque Chiron dispose d’une deuxième clé, dite clé haute vitesse, en aluminium fraisé. Elle se trouve en bas à gauche du siège du conducteur, là où personne ne peut l’atteindre. Il faut l’insérer et la tourner afin d’activer la vitesse maximale de la voiture, sinon « bloquée » à 380 km/h. Un dimanche matin, à 3h55, Passer et son équipe se mettent en route. Non sans s’être assuré au préalable de l’aide divine. Le Tchèque est chrétien, il préfère faire une prière avant de se lancer dans son pari fou. Puis il s’engage sur l’autoroute et appuie à fond sur l’accélérateur.
La Chiron se met en marche avec une accélération incroyable. Le compteur de vitesse affiché (plus la vitesse GPS) a du mal à suivre, il indique des vitesses que le commun des mortels ne verra jamais. Mais la Bugatti s’en moque, elle continue à foncer vers l’horizon. Peu après, la voiture atteint la vitesse incroyable de 417 km/h selon le GPS, alors que le compteur indique 414 km/h, soit un peu moins. Théoriquement, il n’y avait pas de limite de vitesse sur le tronçon d’autoroute en question. Le code de la route stipule que les conducteurs de véhicules « ne roulent qu’à une vitesse permettant de maîtriser en permanence le véhicule. « Ce n’est pas parce que certaines sections de l’autoroute n’ont pas de limite de vitesse affichée que vous pouvez aller aussi vite que vous le souhaitez”, a tonné Volker Wissing, ministre des Transports, le mercredi 19 janvier. L’exploit a eu lieu en juillet, mais la vidéo complète n’a été diffusée que le 9 janvier.
ITALIE – A peine réélu, le président de la République Sergio Mattarella a pris la parole pour remercier les grands électeurs qui l’avaient choisi, lors du huitième tour de scrutin. Sergio Mattarella a déclaré qu’il ne pouvait «se soustraire» à ses devoirs et qu’ils «prévalaient sur d’autres projets personnels différents». Au huitième tour de scrutin, le président de la République italienne qui avait pourtant indiqué à plusieurs reprises qu’il ne voulait pas rempiler au Quirinal, a été réélu samedi soir par 759 voix sur 1 009 grands électeurs. Evoquant les difficultés rencontrées par les partis pour lui trouver un successeur et la crise sanitaire encore en cours, Sergio Mattarella a finalement accepté de rester dans le fauteuil de chef de l’Etat «par sens des responsabilités et par respect des décisions du Parlement ». Ces considérations imposent de ne pas se soustraire aux devoirs auxquels on est appelé et doivent prévaloir sur des considérations et perspectives personnelles». Depuis les bureaux du Palazzo Chigi, où il restera finalement jusqu’à la fin de la législature en 2023, Mario Draghi salue pour sa part « une splendide nouvelle pour les Italiens ». Mais l’on s’interroge sur la cohésion de son gouvernement.
RDC – Le procès du meurtre de deux experts des Nations unies en République démocratique du Congo en 2017 s’est achevé samedi par la condamnation à mort d’une cinquantaine de personnes et celle d’un colonel à dix ans de prison, a-t-on appris auprès d’un avocat de la défense, Trésor Kabangu. Chercheur à Human Rights Watch, Thomas Fessy a suivi le procès qui n’a selon lui pas permis de faire éclore pleinement la vérité en ignorant l’éventuelle implication de responsables de haut rang dans le meurtre de Zaida Catalan et Michael Sharp. Cette ressortissante suédoise et ce ressortissant américain, employés par l’Onu, ont été tués en mars 2017 alors qu’ils enquêtent sur les violences entre forces gouvernementales et une milice de la région de Kasaï, dans le centre du pays. Des hommes armés avaient arrêté le véhicule transportant les deux experts et conduit leurs victimes dans un champ avant de les mettre à mort. Le gouvernement a imputé les assassinats à la milice Kamuina Nsapu. Il a dans un premier temps démenti toute implication d’agents de l’Etat mais arrêté ensuite un colonel et plusieurs autres responsables qui collaborent selon lui avec les rebelles. La Suède a appelé ce dimanche, à la poursuite des enquêtes afin « de découvrir davantage la vérité et de rendre justice ».

CORÉE DU NORD – Le régime a lancé ce dimanche 30 janvier son plus puissant missile depuis 2017, selon Séoul, qui estime que Pyongyang pourrait bientôt mettre à exécution sa menace de reprendre ses essais nucléaires ou de missiles balistiques intercontinentaux. Cet essai d’armement est le septième mené par le régime de Pyongyang depuis le début de l’année. L’engin a été tiré depuis la province septentrionale de Jagang, d’où la Corée du Nord a lancé ces derniers mois ce qu’elle a présenté comme des missiles hypersoniques. Il a atteint une altitude maximale de 2 000 km et a parcouru environ 800 km en trente minutes avant de tomber en mer du Japon, a précisé l’état-major. Séoul a averti que le Nord est en train de suivre « une voie similaire » à celle de 2017, quand les tensions étaient à leur comble dans la péninsule coréenne. Pyongyang « est proche de rompre le moratoire » auto-imposé sur les essais nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux, a jugé le président sud-coréen Moon Jae-in dans un communiqué. L’essai de dimanche constitue une « violation claire » des résolutions de l’ONU, a déclaré un porte-parole du département d’État américain à l’agence Yonhap.
PÉROU – Une manifestation a eu lieu samedi aux abords de la raffinerie du groupe pétrolier Repsol au Pérou, au lendemain d’une nouvelle estimation du gouvernement, faisant état de 12 000 barils de pétrole déversés au large des côtes péruviennes, contre 6 000 auparavant. « Nous avons pour le moment le chiffre de 11 900 barils » répandus en mer au cours de la marée noire du 15 janvier, contre 6 000 estimés auparavant, a déclaré le ministre péruvien de l’Environnement Ruben Ramirez à l’occasion d’une conférence de presse. Le 15 janvier, une fuite de pétrole s’est produite pendant le déchargement d’un tanker dans la raffinerie de La Pampilla, propriété du groupe pétrolier espagnol Repsol, située à 30 km au nord de Lima. Cette fuite a été provoquée, selon Repsol, par la puissante éruption volcanique aux îles Tonga qui a provoqué un tsunami dans le Pacifique. Des centaines de pêcheurs traditionnels, vivant juste à l’extérieur de Lima, craignent que leurs moyens de subsistance soient ruinés. « Nous avons perdu notre gagne-pain et nous ne savons pas quand cela va se terminer », disent-ils.
COLOMBIE – La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, otage pendant six ans de la guérilla des FARC, a annoncé samedi qu’elle allait quitter une coalition centriste pour se présenter sous les couleurs de son parti écologiste Vert Oxygène à la présidentielle prévue le 29 mai en Colombie. Elle invoque des « manigances » au sein de cette alliance. « Nous sommes obligés de nous écarter de la Coalition de l’espérance, je serai candidate indépendante à la présidence », a déclaré Mme Betancourt dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Pour représenter la coalition centriste à la présidentielle, l’ex-otage de 60 ans devait d’abord remporter une primaire, organisée le 13 mars pour départager les candidats de la coalition. Les Colombiens sont « otages de la corruption », a déclaré Mme Betancourt. « Nous appelons toutes les Colombiennes et tous les Colombiens à construire ensemble ce chemin pour nous libérer de la corruption », a-t-elle ajouté. L’ex-maire de Bogota et ancien guérillero Gustavo Petro est aujourd’hui le favori dans les sondages.

IRLANDE DU NORD – Il y a cinquante ans, les soldats britanniques ouvraient le feu sur des catholiques marchant pour les droits civiques. La mémoire des 13 victimes du « Bloody Sunday » est honorée hier dimanche dans une Irlande du Nord meurtrie par les années noires des « Troubles » et les espoirs de justice déçus. « C’est important que le reste du monde voie ce qu’ils nous ont fait ce jour-là », souligne auprès de l’AFP Charlie Nash, 73 ans. Son cousin William a été tué ce 30 janvier 1972, à l’âge de 19 ans. « Mais verra-t-on un jour la justice ? Jamais », estime-t-il, « certainement pas de Boris Johnson ». Dans la matinée puis l’après-midi, les proches des victimes ont marché dans les rues de Derry – appellation qu’ils préfèrent au nom officiel de Londonderry, synonyme de domination britannique – où les parachutistes du premier bataillon avaient ouvert le feu lors d’une manifestation pour les droits civiques des catholiques. À l’époque, le « Bloody Sunday » a eu pour effet de précipiter de nombreux jeunes catholiques républicains dans les bras de l’Armée républicaine irlandaise (IRA), groupe paramilitaire opposé à toute présence britannique sur l’île d’Irlande. Il faudra attendre 1998 pour que l’accord de paix du Vendredi saint mette un terme à trois décennies de conflit qui ont fait 3 500 morts. L’armée britannique avait affirmé que les parachutistes avaient répondu aux tirs des « terroristes » de l’IRA, version confortée par un rapport réalisé à la hâte dans les semaines suivantes. Malgré tous les témoignages contredisant cette version, il faudra attendre 2010 pour que soit officiellement reconnue l’innocence des victimes, atteintes pour certaines dans le dos ou même à terre, agitant un mouchoir blanc.
PORTUGAL – Talonné dans les sondages par la droite, le Premier ministre socialiste Antonio Costa joue sa survie ce dimanche lors d’ élections législatives anticipées à haut risque où l’extrême droite pourrait faire une percée. Lorsque la date des élections a été fixée, il y a trois mois, les sondages donnaient pourtant au Parti socialiste 13 points d’avance sur la principale formation d’opposition, le Parti social-démocrate (PSD, droite). Mais cet avantage s’est pratiquement évaporé. Dans les dernières enquêtes, le PS était crédité de 35 ou 36 % des intentions de vote, contre 33 % pour le PSD de l’ancien maire de Porto, Rui Rio. Devant cet écart, les sondeurs ont réservé leur pronostic et déclaré une « égalité technique ». Et avec un Portugais sur dix en quarantaine, le niveau de participation au scrutin, le troisième que le Portugal organise sous pandémie, constitue un autre facteur d’incertitude. Si le Premier ministre est reconduit, il pourra tenter de rebâtir l’union de la gauche malgré l’échec des dernières négociations budgétaires, provoqué selon lui par l’« irresponsabilité » de ses anciens alliés, qui lui réclamaient davantage d’efforts en faveur du pouvoir d’achat et des services publics.
TENNIS – Ce dimanche, Rafael Nadal a réalisé un nouvel exploit en remportant l’Open d’Australie au terme d’un match incroyable, long de cinq heures et vingt-quatre minutes, face à Daniil Medvedev (2-6, 6-7 [5], 6-4, 6-4, 7-5). Après avoir été mené deux sets à zéro, l’Espagnol est parvenu à renverser son adversaire du jour pour décrocher le 21e titre du Grand Chelem de sa carrière. Après ce succès, Rafael Nadal n’a pas caché son émotion, tout en donnant rendez-vous en 2023 au public australien. « Il y a un mois et demi je pensais que ça serait mon dernier Open d’Australie mais maintenant ça me redonne de l’énergie. Je vais faire de mon mieux pour être encore là l’année prochaine ». Le Suisse Roger Federer et le Serbe Novak Djokovic ont salué dimanche le 21e titre historique en Grand Chelem de leur rival Rafael Nadal, après sa victoire à l’Open d’Australie, louant notamment son « éthique de travail » et sa « combativité ».

EGYPTE – Un tribunal du Caire a condamné à mort 10 membres des Frères musulmans pour des violences contre les forces de l’ordre, indique ce dimanche une source judiciaire en Egypte, troisième pays au monde procédant au plus grand nombre d’exécutions selon Amnesty International. La confrérie a été déclarée « terroriste » en 2013, après un an de présidence de l’un de ses dirigeants, Mohamed Morsi, brutalement interrompu par l’armée. Le mufti de la République, seul habilité à valider des peines capitales, doit désormais se prononcer, précise la source qui ajoute qu’une nouvelle audience statuera définitivement le 19 juin. Le procès des 10 hommes –neuf détenus et un poursuivi en son absence– condamnés par un tribunal antiterroriste du Caire intervient dans le cadre d’une affaire regroupant au total 215 accusés, dont 53 sont jugés en leur absence, poursuit cette source. Ils sont accusés de différents actes de violence contre les forces de l’ordre en 2015.
SAHARA – Un haut responsable algérien chargé du dossier du Sahara occidental a accusé dimanche le Maroc « d’assassiner » des civils « en dehors des frontières internationalement reconnues » et en utilisant « des armes sophistiquées », faisant référence à une récente attaque au drone dans la région. Les autorités marocaines « conduisent des actes de guerre à l’est du mur de sable et commettent des assassinats extrajudiciaires ciblés, visant des civils, par l’utilisation de systèmes d’armes sophistiqués », a déclaré l’ambassadeur Amar Belani, envoyé spécial algérien sur le Sahara occidental. La semaine passée, un site sahraoui proche du Front Polisario avait affirmé qu’une famille sahraouie avait été la cible d’un drone alors qu’elle se trouvait à bord d’un véhicule civil, qui avait tué un homme et blessé un enfant. Une information confirmée par l’expert Akram Kharief du site Menadéfense.
CHINE – A cinq jours du début des Jeux olympiques d’hiver de Pékin, la capitale chinoise a enregistré, ce dimanche 30 janvier, 20 nouveaux cas de covid-19, le plus grand nombre depuis 18 mois. Les autorités de la ville ont placé en confinement certains complexes résidentiels, alors que celles du quartier de Fengtai, au sud-ouest de la capitale, où la plupart des contaminations ont été enregistrées, ont commencé à tester environ 2 millions d’habitants. Les quelque 60.000 personnes qui font partie de la bulle sanitaire anti-covid mise en place pour éviter tout contact entre les participants aux JO et le reste de la population chinoise sont soumis à des tests quotidiens. Les organisateurs ont fait état samedi de 36 cas liés aux Jeux olympiques, ce qui porte le nombre de cas enregistrés au sein de cette “bulle” à plus d’une centaine depuis sa mise en place le 4 janvier. La Commission nationale de la santé a fait état dimanche de 54 nouveaux cas enregistrés à travers le pays. La ville de Hangzhou (est) et la petite ville de Suifenhe (nord-est), à la frontière russe, connaissent une recrudescence des cas.

FRANCE – La favorite Christiane Taubira a remporté la primaire populaire avec la mention « bien plus » devant Yannick Jadot, Assez bien plus, Jean-Luc Mélenchon, Assez bien moins, Pierre Larroutourou, Passable plus, Anne Hidalgo, Passable plus, Charlotte Merchandise, Passable moins et Anna Agueb-Porterie, Insuffisant. 84,1% des 466 000 inscrits ont voté. Remerciant ses partisans, Christiane Taubira leur a déclaré : «vous avez donné de l’énergie pour lever l’espoir. Nous voulons construire une gauche unie, debout, nous avons une belle route devant nous. Déception et pression pour Anne Hidalgo qui pourrait perdre des soutiens. Rappelons que, comme Jadot et Mélenchon, elle ne reconnaît pas cette primaire qui, d’ailleurs, ne devrait pas changer grand-chose dans la course à l’Elysée.
