Depuis la chute de Daesh en 2019, des milliers de familles de djihadistes sont parquées dans des camps en Syrie. Des lieux qui connaissent aujourd’hui de fortes tensions, dans la crainte d’une réorganisation clandestine de l’organisation terroriste.
À l’intérieur du camp d’Al Hol (Syrie), les forces de sécurité kurdes ne circulent qu’en véhicules blindés. 52 000 personnes s’y entassent. Ici ont été placés les proches des combattants de Daesh, arrêtés en 2019. Une majorité de femmes et d’enfants, qui ont l’interdiction de sortir. Plus de 50 nationalités sont représentées, et on compte des dizaines de Français. « Les petits, quand ils commencent à peine à marcher, ils nous jettent déjà des pierres dessus », confie à Franceinfo une membre des forces de sécurité kurdes. Les affrontements sont récurrents.
Les forces de sécurité mènent régulièrement des opérations pour récupérer les armes qui entrent clandestinement dans le camp. Elles y parviennent par des tunnels, et circulent ensuite grâce à plusieurs stratagèmes. La pression et l’insécurité sont permanentes, orchestrées par le groupe État islamique. « Leur but, c’est de devenir de plus en plus puissants à l’intérieur du camp, puis après de ressortir d’ici, et de recréer leur État islamique », pense la directrice du camp, Jihane Hanane.
Al Hol vit dans la peur permanente d’une attaque massive de Daesh, constate Franceinfo.
