L’homme fort de l’est libyen Khalifa Haftar a appelé vendredi à la mise en place d’un nouveau gouvernement de technocrates chargé d’organiser des élections censées mettre fin à la division du pays.
Cet appel du maréchal Haftar survient après un accord conclu le 7 juin entre représentants des camps rivaux sur le cadre juridique de ces élections que l’Onu espère voir se tenir avant la fin de l’année.
Cette « entente » avait été annoncée à l’issue de pourparlers au Maroc entre les membres d’une commission formée par le Parlement siégeant dans l’est de la Libye, et du Haut Conseil d’Etat (HCE) qui fait office de Sénat basé à Tripoli (ouest).
Deux gouvernements se disputent le pouvoir depuis plus d’un en Libye: l’un installé à Tripoli et dirigé par Abdelhamid Dbeibah, l’autre dans l’Est, soutenu par le puissant maréchal Haftar, chef de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL).
Dans un communiqué publié vendredi, le commandement de l’ANL a exhorté les chambres rivales de l’Est et l’Ouest à « mettre fin aux divisions politiques et de former un nouveau gouvernement unifié de technocrates chargé d’organiser des élections dans l’ensemble du pays ».
Par ailleurs, Khalifa Haftar est soupçonné de fermer les yeux sur le trafic de migrants et de chercher à en tirer profit.
