Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol a effectué samedi une visite surprise en Ukraine, durant laquelle il s’est rendu dans la ville de Boutcha, théâtre d’un massacre de civils imputé à l’armée russe, avant une rencontre avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, a indiqué la présidence.
Yoon Seok-youl a participé cette semaine à un sommet de l’Otan, en Lituanie, où était également présent le président ukrainien. En visite en Pologne, quelques jours plus tard, il a exprimé sa solidarité avec l’Ukraine face à l’invasion russe. La Corée du Sud a toutefois refusé jusqu’à présent de fournir des armes à l’Ukraine, privilégiant une aide humanitaire et financière.

Des Wagner « instructeurs » au Belarus
Les combattants du groupe paramilitaire Wagner ont commencé à travailler comme « instructeurs » pour les forces de défense territoriale du Bélarus, a annoncé Minsk vendredi, trois semaines après la rébellion avortée de Wagner en Russie.

« Des sessions d’entraînement avec des unités des troupes territoriales se déroulent près d’Assipovitchy », dans l’est du pays, a indiqué le ministère bélarusse de la Défense, ajoutant que ces conscrits apprennent, entre autres, « les techniques de déplacement sur le champ de bataille et de tir tactique ».
« Les combattants de Wagner jouent le rôle d’instructeurs dans un certain nombre de disciplines militaires », ajoute le ministère bélarusse qui a également publié une vidéo des exercices sur YouTube.
« Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’une expérience très utile pour notre armée », déclare un militaire dans cette vidéo. « Nous n’avons pas participé à des combats depuis la fin de la guerre en Afghanistan », a-t-il ajouté, en référence à l’invasion soviétique de l’Afghanistan en 1979.
Moscou : attentats déjoués
Les services de sécurité russes (FSB) ont affirmé samedi 15 juillet avoir empêché les assassinats de Margarita Simonian, l’une des principales voix de la machine médiatique du Kremlin, et de Ksenia Sobtchak, une célèbre influenceuse critique de l’offensive en Ukraine.

Dans un communiqué, le FSB assure avoir interpellé, la veille, à Moscou et dans la région russe de Riazan, des membres d’un groupe néonazi dénommé «Paragraphe-88» et recrutés par les services ukrainiens, contre rémunération, pour tuer ces deux cibles. L’AFP ne peut pas confirmer ces allégations de source indépendante.
Rédactrice en chef du réseau de télévision RT, Margarita Simonian est l’un des visages les plus connus de la guerre menée par Moscou sur le terrain de l’information, en parallèle de l’offensive en Ukraine. Ksenia Sobtchak est, elle, la fille d’un ancien maire de Saint-Pétersbourg, Anatoli Sobtchak, qui fut le mentor de Vladimir Poutine.
Ksenia Sobtchak n’a pas caché son opposition à l’attaque en Ukraine, fin février 2022. Elle a quitté plusieurs fois, temporairement, le territoire russe depuis le début du conflit. Des attentats ou tentatives d’assassinat frappent désormais assez régulièrement en Russie des militants soutenant l’attaque en Ukraine. Moscou accuse les autorités ukrainiennes, mais ces dernières démentent ou ne commentent pas ces incidents.
Lavrov agressif à Jakarta

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’est emporté vendredi à Jakarta contre les critiques de la guerre en Ukraine, « complot de l’Occident », a rapporté le chef de la diplomatie de l’Union européenne, Josep Borrell.
« Lavrov m’a répondu de manière très agressive et a expliqué son point de vue, disant que tout est « un complot de l’Occident » et que la guerre continuera », a dit M. Borrell devant la presse, à l’issue d’une réunion à Jakarta de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), à laquelle participaient également les États-Unis, la Chine et le Japon.
Le chef de la diplomatie européenne a déclaré avoir expliqué à son homologue russe pourquoi l’Union européenne soutenait l’Ukraine et demandé à la Russie de retirer ses troupes d’Ukraine « comme le seul moyen d’arrêter la guerre », ce que M. Lavrov a exclu.
Poutine fait le ménage
Au moins 13 officiers supérieurs de l’armée russe ont été arrêtés et détenus pour interrogatoire après la rébellion armée du groupe paramilitaire privé Wagner mené par son fondateur Evguéni Prigojine, selon le Wall Street Journal (WSJ), citant des sources américaines.

Le FSB (services de renseignement russes) aurait lancé les premières arrestations quelques heures après la rébellion avortée de Prigojine et ses hommes, assurent ces sources.
Dans le but de « nettoyer les rangs », une quinzaine d’officiers russes ont par ailleurs déjà été suspendus ou licenciés, rapporte le média d’opposition russe Médusa.
Parmi les personnes détenues par le FSB figurerait notamment le commandant des Forces aérospatiales de la Fédération de Russie, le commandant adjoint des troupes russes en Ukraine, le général d’armée Sergueï Sourovikine, selon des sources du WSJ.
Des soldats russes drogués
Droguer ses soldats pour faire sauter leurs inhibitions: c’est apparemment la politique que la Russie a décidé de mener. Un rapport émanant d’un think tank britannique, qui date du 19 mai mais vient d’être épluché par Insider, fait en effet état de l’utilisation de certaines substances destinées à booster l’énergie, la volonté et l’inconscience des troupes russes.
S’intéressant à l’évolution des tactiques déployées par la Russie dans le cadre de la deuxième année de «sa» guerre contre l’Ukraine, le Royal United Services Institute for Defence and Security Studies (RUSI) s’appuie sur des témoignages de militaires ukrainiens affirmant avoir dû faire face à des soldats russes «sous l’influence d’amphétamines ou d’autres substances narcotiques».

Ces hommes sous substances seraient avant tout des conscrits, des anciens du Groupe Wagner, et des recrues mobilisées çà et là. L’ensemble forme ce que certains nomment l’«infanterie jetable» de la Russie: des soldats pas toujours bien préparés, pas toujours bien dans leur tête, qui oublient soudain leurs doutes ou leurs scrupules une fois leur traitement avalé.
Selon le rapport du RUSI, ces troupes de fortune et d’infortune sont envoyées au front, en petits groupes, avec pour ordre de perturber les lignes ukrainiennes encore et encore, «jusqu’à être tués». Sous l’effet des amphétamines, ces hommes font preuve d’une obstination absolue, ne craignent absolument pas le danger ou les blessures, et se donnent donc à 100% en se croyant inarrêtables. Jusqu’à ce qu’ils soient arrêtés.
Un peu plus tôt en juillet, un soldat russe en captivité avait révélé à CNN que du côté du commandement aussi, la consommation de drogues battait souvent son plein, et que ses propres supérieurs avaient pris d’importantes quantités d’anti-douleurs avant de donner des ordres absurdes et suicidaires à leurs soldats.
494 enfants tués

Selon un décompte publié ce samedi par le bureau du procureur général d’Ukraine sur Telegram, 494 enfants ont été tués et 1 552 blessés depuis le début de la guerre en Ukraine. Ces chiffres sont en hausse continue en raison de travaux de recensement dans les zones de combat.
Les régions administratives qui ont répertorié le plus grand nombre d’enfants blessés sont : l’oblast de Donetsk (472), l’oblast de Kharkiv (297), l’oblast de Kiev (129), l’oblast de Kherson (116), l’oblast de Zaporijia (97), l’oblast de Mykolaïv (89), l’oblast de Dnipropetrovsk (83), l’oblast de Tchernihiv (71) et l’oblast de Louhansk (67).
