Téhéran a dénoncé, vendredi 6 octobre, le choix de distinguer la journaliste iranienne, Narges Mohammadi.
Sans surprise, les médias officiels iraniens ont ignoré dans un premier temps l’attribution du prix Nobel de la Paix à Narges Mohammadi. Même si certains réseaux affiliés au régime ont évoqué un «prix des Occidentaux», une «récompense politique», tout en minimisant son importance, rapporte le journal Libération.
Pour la République islamique, la consécration de la résistance d’une militante iranienne pour les droits des femmes et les libertés est une nouvelle démonstration de l’hostilité de l’Occident. En fin de journée, Téhéran a dénoncé «une décision politique en ligne avec l’interventionnisme et les politiques anti-iraniennes de certains pays européens». Selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, «le comité du prix Nobel de la paix a attribué le prix à un individu coupable d’atteintes à la loi et d’actes criminels».
